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GYPSY FERRARI, la Fée Clochette du Consulat: Camille interview Paris #3

Écoutez l’interview de Gypsy Ferrari:

Camille Pellicer interview Gypsy Ferrari

Retrouvez les informations sur Le Consulat sur leur site ou sur leur page Instagram. Vous pourrez bientôt leur rendre visite au 14, avenue Parmentier 75011 Paris.

Gypsy Ferrari

Quand j’entends parler du Consulat pour la première fois je crois bien sûr qu’il s’agit d’une référence au consulat d’un certain pays. Novice à Paris, je demande naïvement à Xavier à quel pays se rattache ce fameux consulat. S’agit-il du consulat anglais ? Japonais ? Australien ? Bhoutanais ? Et puis surtout, qui y a-t-il de si intéressant à voir dans ce lieu ?

Xavier sourit et me dit « c’est le Consulat des Gangsterres, comme la terre. ».

Je me rends sur place sans faire de recherches au préalable en quête de surprise. J’ai rendez-vous avec la gardienne du temple, Gypsy Ferrari. Xavier me prévient : « elle est assez impressionnante ». Ok, donc on va dans un consulat qui n’en ai pas réellement un, rencontrer une jeune femme qui s’appelle vraiment Gypsy Ferrari et qui est « impressionnante ». On se détend.

L’entrée au Consulat, avenue parmentier, est discrète et dissimulée derrière des grandes palettes en bois. En effet depuis le 15 octobre 2020, seulement un mois et demi après son ouverture au public, le Consulat a dû fermer ses portes pour des raisons sanitaires. Sauf exception, car ce weekend a lieu une vente au kilo organisée pour Emmaüs. L’un des enjeux majeurs du Consulat est révélé: être utile et créer du lien.

Je pénètre dans le hall d’entrée, salle principale majestueuse qui a des allures de nef solennelle et paisible. Je fais la connaissance de Gypsy, charmante et accueillante qui m’entraîne dans son bureau qui surplombe la grande salle de ce Consulat pour boire du café et discuter. J’ai l’impression d’être déjà avec une bonne copine de mon âge et on échange rapidement sur l’Australie car elle y a aussi vécu. On échange quelques mots et j’apprends que Gypsy aurait dû travailler à DAU également. Décidément DAU me suit partout. Élevée en Normandie, Gypsy voulait être “nez” au départ, cependant l’appel de la capitale l’a détourné et les aventures de Gypsy à Paris ont pu commencer.

Dès son arrivée dans la métropole Gypsy fait la rencontre de celui qui devient son mentor et plus tard associé, Lionel Bensemoun. Elle travaille à ses côtés dans l’événementiel et découvre le monde de la nuit parisienne et son potentiel créatif. Lionel c’est entre autre le patron du Baron, du Petit Palace, Starnight, chez Moune, le Nuba et bien d’autres. Aujourd’hui Lionel habite à l’orée de la forêt de Fontainebleau, à Barbizon, au sein d’une communauté et se concentre sur des projets écolos.

L’esprit associatif et militant cela fait bien longtemps que Gypsy en fait sa priorité. Au cours de ses études à l’IFM en 2016, Gypsy s’associe avec Lionel et Samantha Novella, gérante de l’association Nature Rights, pour ouvrir un lieu décloisonné qui réunit des associations avec leurs solutions et des branchés de la night parisienne avec leur réseau. Une cantine associative, un bar associatif, des concerts, des cours, des performances, des résidences d’artistes, des conférences… le tout diffusé en direct sur leur Gangsterre Radio. La liste des projets du Consulat ne s’arrête pas.

Il y avait des associations qui avaient des solutions mais ne savaient pas bien communiquer. D’un autre côté on avait des branchés qui à l’époque commençaient à comprendre que c’était la merde et qui eux avaient la parole, les médias etc. Mais qui en fait, n’avaient pas les solutions très concrètes. Du coup qu’est-ce qu’on a fait? Le consulat! L’idée c’était de faire ce trait d’union entre les deux. De prendre la lumière des uns et les solutions des autres et de créer un cercle vertueux.

Gypsy Ferrari

Le Consulat c’est un endroit où on peut aller pour se retrouver quand on se sent perdu. En 2016, à la fin de Nuit Debout, le Consulat avait pour but d’éveiller les consciences et proposer des actions concrètes. Sur leur site le Consulat annonce clairement sa vocation: «c’est un lieu éphémère et itinérant qui prône un art de vivre festif et responsable. »

Le Consulat Parmentier

Aujourd’hui le Consulat est installé dans une ancienne générale, une sous-station EDF qui alimente encore la moitié du quartier. Le Consulat a posé ses valises avenue parmentier jusqu’en septembre et le lieu deviendra par la suite des cinémas Étoile.

Back on Gyspsy. Elle est la maman du lieu, la Fée Clochette fantastique qui coordonne toutes les activités, les propositions, les collaborations, gardienne de cette cathédrale culturelle à la tête des initiatives engagées du monde de demain… et surtout d’aujourd’hui. Comme son nom l’indique, Gypsy se sent épanouie au sein d’une communauté où les individus se soutiennent et collaborent tout en célébrant l’environnement, la créativité, l’amitié et la différence. Gypsy est également impliquée dans d’autres associations engagées, féministes, écologiques comme BisouBouche, un “club de meufs”ou encore strip4humanity.

Des actions artistiques et bénévoles : c’est ça le Consulat, un « espace de liberté pure » que tout le monde respecte. Le Consulat organise actuellement des maraudes dans leur quartier et pendant le premier confinement ils distribuaient à l’hôpital de la rue boissiere des plats cuisinés par des restaurateurs. Gypsy me confie qu’être si polyvalent peut parfois être frustrant et limitant pour obtenir des subventions ou simplement se définir ; mais au final être indépendant et inclassable c’est aussi ça se différencier et s’imposer comme un lieu hybride à l’image des temps modernes qui réunit toute sorte de talents.

La demi heure de l’interview file trop rapidement et j’ai envie de rester discuter avec Gypsy pendant des heures. Je suis inspirée par son parcours et enthousiasmée par sa vision communautaires et ses ambitions. Cette amoureuse de Paris est positive pour l’avenir de la ville et de notre génération. « Paris c’est le cœur, c’est l’amour, c’est la bohème et aujourd’hui il faut que ce soit le grand Paris beaucoup plus mélangé ». Gypsy prône la diversité et elle est prête pour les prochaines « rides » quand nous retrouveront nos libertés. Une bonne adresse pour manger: un restaurant italien tout près de chez elle, où on peut simplement s’asseoir pour manger sans regarder la carte:

La vraie ride c’est le laisser aller, l’inconnu qui te saisit et te surprend. Ça c’est génial. Et c’est ça qui me manque le plus. Parce que maintenant il faut tout prévoir et en plus bizarrement, je suis très nulle à ça alors que c’est mon métier. Le flot, le laisser aller, l’imprévu…tout ça, ça me manque trop. Donc j’ai hâte de faire une bonne grosse ride.

Gypsy Ferrari

Son rêve: faire évoluer le Consulat en une énorme coopérative qui engloberait des structures auto suffisantes collaboratives. La route est longue pour y arriver mais je suis certaine que tout va bien se passer.

Dernière question : « c’est quoi Faltot pour toi ? » Gypsy marque un temps, rigole, sourit et répond spontanément : « Faltot c’est un fou et un génie. Un génie fou ou un fou génie mais les deux veulent dire la même chose au final.» Tout est dit, un grand merci Gypsy !

Le bar du Consulat et Gypsy Ferrari

Transcription automatique par Transcriptive

00:00:02:05 Aujourd’hui, si Ferrari s’est montré enchanté, enchanté, est ce que tu?

00:00:08:14 Qui tue, où est ce qu’on dit alors je suis gypsies et on est au consulat que le consulat, un projet qu’on a monté en 2016 avec une association qui s’appelle Gang pour groupe d’action Neo Green est le but.

00:00:29:09 Un consulat quand est perdu dans un pays, c’est là où tu vas pour te retrouver. Et ben, c’était tout pareil en 2016 formatent le contexte. C’était la fin de nuit debout. Et donc, il y avait quand même cette émulation dans Paris puisqu’il s’agit de Paris, de Paris. Et donc, l’idée a été de créer un consulat, c’est à dire un endroit où on est perdu dans le monde actuel. Tu vas et tu te rends compte que t’es pas tout seul à penser que ça tourne pas rond. Et c’est aussi un endroit qui donne de l’ampleur à plein d’initiatives sociales et environnementales puisque la porte du projet est quand même basée là dessus. En tout cas, en 2016, on parlait de d’éveiller les consciences à l’environnement. La phrase pour La Presse, c’est le consulat est un lieu éphémère et itinérant qui prône un art de vivre festif et engagé. C’est la phrase de La Presse l’itinérant Je comprends que des endroits en transition, des friches. En tout cas, voilà le premier. C’était un immeuble haussmannien magnifique en 2016, qui a duré un mois, rue BALLU, qui est devenu l’hôtel BALLU, puis après 100 en 2018. Ça a duré six mois dans les ateliers Guettez, qui sont un centre commercial aujourd’hui.

00:01:45:00 Et donc là, on est dans l’ancienne générale. C’est une sous station EDF qui alimente encore la moitié du quartier, qui est encore au deuxième sous sol. Voilà de quoi faire de l’électricité. Somme toute, et c’est aussi grand parce que apparemment, il mettait en grandi sous tension tout ce qui est rames de tramway. Et tout ça pour ça. Et montrera frayait de cet ajout de suite. Et donc, voilà. Et là, on est là pour un an. Normalement, on espère plus puisqu’on a ouvert le 3 septembre 2020. Donc, c’est vrai que c’était un peu un projet rapidement avorté, en tout cas dans sa partie publique, puisqu’on a continué à faire des trucs. À l’intérieur, et ça va devenir un cinéma de cinéma, étoile du cinéma indépendant du groupe, OK.

00:02:31:08 Du coup, ces lieux là, vous demandez où s’élèvent des baraques?

00:02:35:24 Ni l’un ni l’autre. Nous, on nous appelle.

00:02:38:05 Ouais, le premier, c’était un lieu complètement privé.

00:02:41:20 En fait, le premier, Lionel dans votre chapeau, qui est souvent sollicité pour reprendre des lieux puisqu’il a une expérience dans la vie nocturne parisienne, notamment dans les clubs. Et donc, souvent, il a des gens qui disent tiens, il y a tel ou tel immeuble qui se libère et tout est donc là.

00:02:59:21 Là, l’histoire, c’est qu’on est en 2016. Moi, ça fait dix ans que je travaille avec Clio.

00:03:05:17 Mais voilà. De ci, de là. Et puis, en fait, lui, il est parti. Il a monte un projet de résidence d’artistes qui s’appelle Villa Lena, en Italie, en Toscane. Et puis, il a pris conscience de plein de choses, notamment du fait qu’il faut travailler avec des marques dans l’événementiel. Et puis, il s’est nourri de plein de récits, moi, en fait, je suis parti à la fin de mon diplôme pour que je travaille encore avec Liot et j’ai dit oui, franchement, faire de l’événementiel, c’est à dire avoir des budgets de clients de marque, de changer juste le budget, la scéno, et c’est toujours la même chose. Ça, c’est bon. J’ai fait le tour, je vais voyager.

00:03:44:24 Du coup, je pars en Australie, à Melbourne, pendant un an.

00:03:50:06 C’est très cool et en fait quand même.

00:03:56:07 J’avais un secret, un rêve secret, c’était de faire une grande école du Cousait. Avant de partir, j’ai envoyé un candidature pour faire l’IUFM et j’ai été acceptée.

00:04:05:02 Du coup, je suis rentré pour faire mon diplôme que c’est un diplôme qui coûte extrêmement cher. Et du coup, il fallait que je travaille et en fait la vie, que cette personne est tout le temps là. Et donc, quand je suis rentré, je l’ai recroisé par hasard et j’ai dit Bon, ben ça, ça serait bien que je sois serveuse parce que je suis en galère. Et il m’a dit Bah non, non, non, attends, j’ai visité un immeuble bien avec moi et donc on a visité ce qui est devenu le prochain consulat. Et puis, il m’a fait rencontrer le troisième pilier du consulat qui s’appelle Samanta Novela, qui est par ailleurs président d’une autre association qui s’appelle Naturex, qui œuvre pour les droits de la nature. C’est qu’on fait les procès contre Total. Ils font partie du corpus qui assigne Györ Bolt en en ce moment à la Cour pénale internationale. Ils ont pas mal d’action, notamment sur l’Amazonie guyanaise. Et on s’est assis autour d’une table à l’hôtel Grand Amour, puisque, encore une fois, il s’agit de parler de Paris. Et puis on s’est dit mais c’est bizarre, il n’y a aucun lieu qui nous réunit. Et du coup. Ben ya Samanta, qui a les personnes plutôt engagées. Pareil, elle avait fait Nuit debout, donc elle est vraiment dans le milieu associatif. A Lionel, qui réunit plutôt les branchés piaillements milieu qu’avant. Pendant que. Et on se dit mais attendons, on est potes. Sincèrement, Bhatt,

00:05:25:05 comment ça se fait qu’il n’y ait pas un endroit à Paris qui soit, qui soit qui puisse les réunir et donc qui soit complètement décloisonnée? Donc, ça a été le premier des trois qui à la fois permettent. En fait, c’était à l’époque. C’étaient des associations qui parlent, mais qui ne savent pas comment, c’est à dire quand des solutions, mais qui savent très mal communiquer. Moi qui est la communication associative, c’est quand même très, très compliqué. En fait, c’est de l’entre soi aussi, à leur façon. D’un côté, à débranchées qui à l’époque commençait à comprendre que c’était la merde, quoi, et qui eux ont la parole, on, les médias, etc. Mais qui en fait, n’ont pas les solutions très concrètes. Qu’est ce qu’on fait? Et donc le consulat? C’était l’idée de faire ce trait d’union entre les deux. De prendre la lumière des ans et les solutions des autres. Et de faire comme un cercle vertueux. Le premier consulat, c’était privé, complètement privé, et ça a été un mois de folie du 24. Donc l’idée, c’était de décloisonnée au maximum. Parce que quand on ouvre un lieu, on doit faire une demande en préfecture. Et puis on doit dire qu’on est telle lettre et une lettre C. Activité dansante, restauration, galerie d’art et chaque activité comme ça a classifiée. On arrive avec un dossier, on a pris toutes les lettres, on a tout l’alphabet dans le dossier et justement, on a dit on est tout ce

00:06:40:00 qu’il faut, tout pour faire un monde. Et donc, on a une cantine associative, un bar associatif aussi. On a des résidences d’artistes, de l’art, des conférences, de la musique, bien évidemment. Live jet set. La nuit, le jour.

00:06:55:03 Et ça fait que ça fait que t’as un cours de boutique avec d’un côté Los Indignados, qui revenait d’Espagne, et Faldo qui fait sa radio gangster. C’était fou. Et donc, après cette expérience là, la mairie, effectivement, est venue un peu épilée.

00:07:15:17 Les institutionnels se sont un peu penché vers nous et nous ont dit mais en fait, même le milieu qui faisait déjà ça nous a dit ça. Ce que vous faites? Appel à tiers lieu sans Alain. Et après, on a cherché un autre bâtiment et puis on a trouvé pas. Et puis, en fait, il y a Unibail-Rodamco qui est venu nous chercher. Quand les Banou, on a ce truc là, ce serait cool si vous voulez le prendre. Avant, c’était dans le 14m et ça a été encore six mois de folie non-stop.

00:07:44:03 Mindstorms. Du coup, tout roule. Tout ça, c’est.

00:07:48:16 Christophe coordonne, coordonne, suit, la directrice artistique passe chez pas du mal avec les titres. Moi, je coordonne pas. Certains disent que je fais la mamma. Allez dire ça à la maison, la maman. Après, c’est pas vraiment parce que ça donne des mauvaises habitudes. Mais il y a un truc un peu comme ça entre la mère et la mère italienne.

00:08:16:04 C’est au milieu des deux et nul.

00:08:19:15 Les avantages sont aussi impliqués dans le lieu. Mais ils viennent quand même. Ouais, ouais, ouais.

00:08:27:00 C’est vraiment un trio. Ils me sont nécessaires. En fait, c’est vraiment mon équilibre, les deux. Et donc? Ben, par exemple, dans la Shoah, Lio est président, ça? Samanta secrétaire et moi, je suis trésorière. Donc tu vas en fait. Et donc, après le fait que on a d’autres activités avec Lionel parce que ça fait longtemps qu’on travaille ensemble. Et donc, du coup, on a aussi des clubs, une résidence d’artistes et notamment là où il est beaucoup plus physiquement, surtout en ce moment, il se passe pas grand chose. Alors non, la résidence d’Italie, elle, est finie. Mais on en a ouvert une autre vers Fontainebleau, qui s’appelle La folie Barbizon. Et c’est sa maison. Du coup, il est dans la forêt, il fait ses sculptures, etc. Biotop, quoi. Samanta, elle a beaucoup, beaucoup de mal avec la métropole, donc elle est souvent partie en Guyane. Lansman. Aller au Paraguay, par exemple. Mais encore une fois, physiquement, je ne suis plus présente, effectivement. Et je fais du code dans le quotidien. Vraiment? Parce que c’est comme ça que je suis fait, tout simplement. Et j’adore ça. Et je m’en plains. Et en fait, c’est moi qui m’y mets toute seule. Tu vois?

00:09:31:08 Mais oui, sans eux, c’est vraiment notre. C’est notre bébé à tous les trois et c’est un équilibre, quoi. C’est vraiment. C’est quelque chose qu’on a créé ensemble et avec tous les autres aussi, bien sûr. Mais en tout cas, moi, ils me sont, ils me sont nécessaires. Je suis assez libre de faire ce que je veux dans J’ai même complÃtement libre de faire ce que je veux. Même si Lio a plus un regard artistique dessus, il insuffle forcément un gros capteur de tendances. Donc forcément, il insuffle plein de trucs. Ça, Montale pareil. Je pense que ça, c’est l’ancrage dans le truc cheval noir. Un truc, un peu de raison.

00:10:04:12 Et donc, voilà.

00:10:07:16 Du coup, le lieu était fermé le 15 octobre et vous continué à faire des évènements pendant le confinement alors qu’il a des gens fermé au public.

00:10:18:16 Ou alors, c’est un peu nouv. Le 3 septembre, on ferme. Le 15 octobre, on voit ça quand ils ont fermé.

00:10:26:04 Après, on a fait. Ce qui s’est passé, c’est que c’est une résidence d’artiste et donc en fait, c’était simple. C’était soit personne n’entrez, soit faisant en sorte que ça fonctionne. Et donc, en fait, on a fait en sorte que ça fonctionne. Et donc, au dessus de nous, il y a 30 artistes en résidence super qui ont continué de créer et ça fait une espèce de super famille. Ouais, ouais, hyper emulation et tout en moi. Je me rendais pas compte jusqu’à là, très récemment, où des gens deviennent de plus en plus faire des visites pour des tournages, des shootings et nous disent Mais c’est fou ça que je me rendais pas compte.

00:11:01:17 Mais oui, en fait, non. On a continué de vivre et de créer quand tout le monde meurt parce que les gens meurent littéralement de la maladie qui les tue. C’est la solitude, le silence, le manque de gens et donc la résidence a continué. Et puis après, on a pris aussi un projet qui s’appelle J’ai besoin d’eux, donc c’est une action. C’est un collectif de citoyens qui s’est lancé pendant le premier confinement. Ça a été normalement. On site pas trop, non? Parce que l’idée, c’est d’être le plus horizontal possible. Mais c’est vrai que ça a quand même. Je dois dire, a été créé par pareil. Un pis, un pilier de notre grande famille. Afif, avec Eulalie qui est pareille en fait partie, et Julia, qui maintenant fait partie aussi à sa façon. Et du coup, forcément, au premier confinement, c’était des restaurateurs qu’on reste dans les frigos. Qu’est ce qu’on fait, un copain gabelles qui dit Bah moi, je travaille à Lariboisière, Simon. Fait, on mange super mal. On n’a pas le temps de se faire à manger. C’est trop galère. Machin est tout. OK, on prend la nourriture des restaurateurs, on l’amène aux hôpitaux et en fait, et en fait, c’est devenu une espèce de norme. Machine de guerre ou des bénévoles. Allez chez les restaurateurs, certains apprivoisent à approvisionner en nourriture qu’on a acheté à l’époque les restaurateurs cuisiner avec leurs Petite-Île, d’autres dispatché comme ça jusqu’à 2500 repas dans tout l’APHP, c’est devenu

00:12:28:07 une espèce de norme. Truc fin du confinement. Tout ça s’arrête au confinement. Qu’est ce qu’on fait? Et donc Julia? A dit Bavaisis, Afif travaillant à ce moment là à Berlin parce que ça nous a tous pris un peu de court. Julie Adivasis. Moi, je relance aussi le truc, mais on fait ça beaucoup plus petit. Et donc non. Nous, ici, avec le consulat, on a les cuisines. Donc, au lieu d’aller cuisinette dans tous les restaurants de Paris, on a dit OK, petit truc, petit action super local, mais bien faite. Et donc on a fait un appel aux dons. En un week end, on a eu le petit sas par lequel tout est rentré, qui était blanc de légumes, de denrées, etc. Et donc après, ben c’est devenu le fait. Toutes les semaines, on met un chef avec sa brigade bénévole. Et puis, il y a des maraudes qui sont faites du lundi au vendredi, soit Porte de la Chapelle, soit ici quand on n’a pas de voiture. Et ça fonctionne super bien, même si c’est vrai que les trucs de couvre feu, les dons, c’est compliqué parce que tu n’as plus le temps de faire des courses. Donc donné, c’est compliqué. Mais, mais ça aussi, ça fait vivre le lieu et moi, je suis contente parce que du coup, c’est vraiment l’équilibre du consulat, c’est à dire qu’il y a une action purement créative, artistique et en même temps une action très sociale ou bénévole et

00:13:42:05 concrète.

00:13:43:21 Et non, en fait, tu vas in finé en prenant un peu les trucs qui se présentent, en disant juste oui, parce que c’est aussi ça le consulat.

00:13:51:15 J’ai toujours dit que c’était un espace de liberté pure et que comme c’était de la liberté pure, bah, tout le monde l’a respecté et je crois profondément en ça.

00:14:02:06 Et du coup, à force de dire oui, puisque c’est ça la liberté de dire oui et ça a fait que ça nous ressemble plutôt pas mal au in fine. Et donc là, oui, il y a un peu des trucs. On apprend, on a fait des tournages, des shooting parce que parce qu’il fallait faire rentrer des sous. Et que dire? C’est comme on fait rentrer de l’argent. Bah, c’est la galère. On ne va pas se le cacher. Je pense qu’on est dans un gros déni de budget de la Ville, alors on est comme ça, il n’y en a pas trop. Il y a deux raisons. La première, c’est qu’on est très mauvais avec l’argent, qu’on se le dise clairement. La deuxième, tout le monde, donc faire des dossiers. On a fait une demande de subvention nous a été refusée, tout simplement parce qu’on rentre pas dans des cases fait. Justement, en fait, le truc d’être tout, tu peux penser que tu pourrais tout demander. Et en fait, non. Parce qu’en fait, du coup, sur l’équilibre, Bloco y gagne. Ou voilà, puisque l’équilibre global en l’équilibre global, ça, pour eux, ça ne va pas.

00:15:00:19 Administrativement, tu rentres pas dans les cases qui sont prévues et du coup, tu passes les étapes.

00:15:05:10 Quoi exactement? Ce qui est très frustrant, ce qui est très frustrant parce qu’en fait, on fait de l’action citoyenne. Tu vas et en fait.

00:15:14:04 Ouais, on devrait presque être remboursé par la Sécu.

00:15:16:13 Tu vois ce que je veux dire, mais bon, écoute en même temps d’être indépendant et dans La galère, ça nous permet de faire ce qu’on veut.

00:15:24:05 Ouais, ouais, ouais.

00:15:26:17 Bon, après? Franchement, oui, je pense qu’on est en déni. Je pense que très rapidement, on s’est dit qu’on n’allait pas prévoir quoi que ce soit parce que parce que ça ne sert à rien.

00:15:36:23 Je pense que vu les amis qu’on prévu et qu’on a annulé, qu’on prévu et qu’on avait annulé leur santé mentale, en ce moment, je pense qu’on a bien fait de juste pas prévoir et de prendre des trucs un peu comme ça. Egoïste de philo. Et voilà. Et puis on verra dans tout ça. On espère comme tout le monde, que l’été sera un peu plus festif.

00:15:56:22 Chanh le truc. Pas fructueux, fructueux.

00:16:03:22 On verra quoi passons. On verra enfin la reprise, déjà ou pas. Ouais, un peu quand même. Un peu comme maman.

00:16:12:16 Ouais, moi, j’aime Remnant, un petit rooftop là où j’aimerais bien l’aménager. Donc, en plus, tu vas prendre le temps de le faire.

00:16:21:02 Anticiper la transition entre une action complÃtement de purement des maraudes et le restaurant qui normalement est le nôtre et donc peut être transiter par une cantine associative, voir comment on peut twister le truc.

00:16:33:21 Voilà une cantine associative. Certes, tu viens et tu donnes ce que tu veux pour manger comme à Melbourne. Tu l’as enfin. Bien sûr, c’est un modèle que je cite tout le temps est que personne n’a plus d’une à deux mois.

00:16:48:15 J’allais souvent celui où il y a la belle église. Oui, c’était celui là.

00:16:54:21 Votre jardin est très beau, alors figure toi qu’il y a des gens qui ont une fille Jabès suivi parce que je trouvais le projet trop bien et inefficace, essaie de le ramener à Paris. Mais on n’est pas du tout près de chez moi.

00:17:05:07 En fait, je pense que les mentalités, c’est différent de donner quelque chose parce que c’est mais bon. Maintenant, j’ai appelé la plupart des gens donne quand même 10 dollars 10 15 dollars minimum pour un repas.

00:17:17:12 Alors tu vois le volume Turing à Melbourne, c’est valorisé. Tu le mets dans ton CV?

00:17:22:10 Carrément. Ça commence à être un peu forcé en France.

00:17:27:17 Conscientisés? Pas chez pas. J’ai pas l’impression, mais tu vas me parler de faire la plate forme, genre le Pole emploi de l’associatif sur Brotchi. Mais le monde Lavey, ça, tu vas tu tapper? Moi, j’ai envie d’être volontaire 5 heures par semaine dans une asso culturelle et ça sortait les trucs chiva. Mais je pense que le tissu associatif chez Bordéliques, ce n’est pas négatif. C’est juste qu’il est fait comme il s’est fait et qu’il n’a pas été fait à la manière. En tout cas, australienne de ce que j’ai vu, qui en fait presque des petites sociétés. Et donc, c’est très compliqué parce que les assos ne savent pas référencer leurs besoins et donc d’arriver à un truc comme ça. Mais j’aimerais trop. Typiquement, c’est ce que j’adorerais faire ici. Il y avait un autre modèle qui s’appelle le frigo Pony Sappeler qui, je crois, va être relancé. J’ai oui dire, mais je ne sais pas, mais en gros, c’est soit du bonne ce que tu veux. Enfin, en pasion, soit un pour un le café suspendu. Non, tu achètes un repas, tu sais qu’il y en a. Ça permet d’en reverser un ou deux. Tu vas, faut voir les ratios. Je pense que ce serait un modèle un peu comme ça.

00:18:31:20 J’adorerais refaire un empire. Mais l’ambiance est trop ambage.

00:18:39:04 Bon, ça colle avec le lieu, tu vas. J’adorerais faire ça. Voilà un peu le taf de structuration des papiers. Voilà des trucs comme ça. Et puis mettre des petits hameçons imputations à mon agent quand ça va reprendre, ça va reprendre fort. L’idée, c’est de préparer le terrain au mieux qu’on puisse quoi après?

00:18:59:11 Et du coup, quelle surface par rapport à toi gère le lieu? Les artistes sont en résidence et ensuite les gens qui travaillent avec toi sont des bénévoles. Des gens qui travaillent pour toi.

00:19:11:07 Comment ça se passe bien là? Y’a personne parce que y’a rien. Non, ça ne sert à rien. Non à une petite équipe.

00:19:21:07 Donc, avec lui, on a une autre structure qu’on vient de fraichement renommé Full Moon. OK, on est quatre dedans à gérer l’ensemble des lieux, mais c’est vrai que là, sur le consulat, c’est plutôt moi. Parce que bon, il n’y a pas grand chose à précomptes. Par exemple, quand il y a des besoins un peu plus techniques predit Antoine qui travaille avec nous, qui lui, est beaucoup plus soci sur les clubs habituellement, il y a Chloé aussi, qui est plutôt normalement à l’exploitation, mais qu’elle a beaucoup plus sur la folie Barbezat.

00:19:47:09 Donc, le truc, quand ça reprend ou non ça, on s’arrange entre nous.

00:19:51:11 On va dire après mon jeu, j’ai un attachement de coeur qui fait que je suis là. Tu vois tous les jours et que machin truc québécois, je ne vois pas. C’est catastrophique.

00:20:01:13 Mais oui, mais il faut apprendre à déléguer. Non, j’aimerais bien. Mais là. Bon, là, y’a pas qu’il y aurait besoin, mais y’a pas.

00:20:09:08 Il n’y a pas de possibilité. Mais par exemple, votre dernier à la fin? 50 personnes qui bossait entre les équipes. Normalement, t’as une équipe un peu programmatique et après à des équipes de production et des équipes d’exploitation. Donc un directeur de production, par exemple, des équipes d’exploitation stagiaires, restaurants et bars, des équipes de ménage, les équipes. Après, dans la programmation, au dernier, on a un peu fait l’écueil de prendre une personne par types de trucs. Donc une personne Allart 22 personnes, malard la radio Xavier, il était au moins 3.

00:20:45:14 Il y avait quoi? Il y avait la féodalité. 2, il y avait bon. Il y avait plein, plein, plein de trucs comme ça du département. Exactement. Mais c’était trop gros. En fait, c’était trop gros. Je crois qu’on a. On s’est trompé là dessus. Ça a été trop de gens et en fait, on était devenu quasiment une société, alors qu’en fait durer six mois et que c’est un truc associatif.

00:21:05:12 Moi, dans l’idéal, et je crois qu’ils sont d’accord avec moi, mes compères, c’est de créer une coopérative. Après, juridiquement, c’est trop relou, mais en gros, à la COP qui serait une gang, par exemple. Et puis de Dante à des petites bulles, tu as le restaurant. C’est une petite bulle autogérée et en fait, il fait partie donne à la coopérative. C’est une part du truc et chaque structure comme ça serait un peu vivante.

00:21:30:14 J’adorais, mais c’est compliqué juridiquement. Ouais, ben ouais. Mais ça, c’est ballot. La coopérative, c’est je trouve le truc le plus simple est communautaire et c’est communautaire. Mais en fait, juridiquement, c’est une peine. IMedia, soit c’est l’enfer, c’est l’enfer, c’est pareil. Alors après, une fois que tu l’as mis en place, il y en a qui sont très puissantes, genre China, Kobe. Tu as des comptables qui t’aide dans les et tout est hyper puissant. Des trucs comme la louche. Tu vois qu’un supermarché ou en gros, tu donnes x heures de ton temps et en échange, tu peux accéder à ce supermarché là qui est forcément hyper biocorp. Bla blablabla. Moi, je trouve que c’est génial, mais c’est lourd. Et comme on a des structures qui vont et qui viennent parce que du coup, le consulat tu assez une fois, un mois, une fois, 6 mois, une fois, un an. Là, on sait pas où on va. Après, on avait plein d’autres projets, on sait pas où on en est, etc. En fait, on ne peut pas monter et démonter le truc. Si on le monte, il faut l’entretenir. En fait, c’est hyper compliqué.

00:22:28:24 Donc, j’aimerai répliquée un peu le fonctionnement en n’ayant pas le juridique et avoir un lieu permanent, ce qui serait possible.

00:22:36:08 Du coup, pourquoi vous avez choisi d’avoir un lieu itinérant? Ephémère Bassett?

00:22:41:12 Au début, c’était une contrainte. En fait, le premier, on l’a pris comme ça, on l’a pris. Et puis après, on nous a proposé, donc on l’a repris. Et là, on a dit qu’on était itinérant parce que ça faisait de lieux et de machin. Après, on a eu des propositions pour être un peu plus pérennes. Moi, personnellement, j’aime bien le côté éphémère parce qu’il y a une forme d’urgence et d’unicité. Il y a un truc unique, c’est que toi, tu viens maintenant. Et j’ai toujours dit aussi Faut être au consulat, tu tu es là et tu viens, tu traînes juste et là. Et et de toute façon, tu vas rencontrer des gens, des êtres qui ont forcément ton voisin. T’as un truc à lui dire parce que t’es là. Et j’aime bien cette urgence là, je crois. Après, c’est hyper fatiguant. Voir au dernier consulat. J’ai vraiment j’en ai physiquement. J’en ai chié quoi? Perso et tout le monde, même moralement, ça a été éreintant.

00:23:35:23 En même temps, t’es trop dans l’adrénaline du truc et tout et en même temps, surtout quand on a eu plein de problématiques. Parce qu’en fait, c’est ça aussi, c’est que tu arrives dans des lieux qui sont en transition. Donc techniquement, ils ne sont pas opé et donc t’as envie de faire des travaux. Mais c’est un peu du rafistolage dans un truc. Bouts de ficelle, là. Et en fait, bah ça, ça tient pas. Tu vois? Et en fait, je ne sais pas vraiment de l’évènementiel. C’est pas vraiment de la longue durée. Et donc ce truc complètement. Il faudrait qu’on puisse fonctionner comme une société, mais en même temps. Quand tu rates un truc toujours dans l’entre deux qui est fatiguant, qui demande énormément d’énergie que j’arrivais à donner puisque j’étais jeune, mais parce que là, je deviens un peu plus visé, lol. Mais non, mais en vrai, si tu perd quand même de l’énergie, je pourrai pas tenir le rythme du dernier consulat sur un an. Clairement, là, si on avait vraiment exploité pendant un an, ça n’aurait pas du tout été possible. Je me souviens d’une scène sur ENSTA où je filme les six heures du Time. Il y a une fusion de mes couilles, grosse teuf techno qui vient de se terminer. On fait 3 heures de ménage. Y’a des députés européens qui sont dans la même salle en délire. C’était fou. Après moi, j’adore ce truc un peu factories et tu vas aux

00:24:40:20 gens. On a partout emulation. Ça ne s’arrête pas à jour la nuit. Mais si c’est ça, il faut se donner les moyens d’avoir une structure solide qui permet d’employer du coup le double de taf de staff. Et on le fait pas. En tout cas, je ne sais pas si on n’en a pas. Les moyens sont juste. Il y a aussi ce truc d’urgence. C’est que quand t’es dans l’événementiel, ces gens bien comprendre les valises, on y va petit des machins. Et donc, voilà donc le pérenne, le pérenne, pourquoi pas? Moi, je pense que ce sera compliqué de faire du consulat dans la durée puisque justement, y’a pas ce truc un peu d’urgence. Je crois que c’est un modèle qui fonctionne aussi comme ça. Peut être que je me trompe. Peut être qu’il faut qu’on arrive à ce côté intéressant, comme tu l’as dit en premier lieu, en premier lieu déjà rue BALLU, dans le neuvième. Intéressant de bouger le quartier. Du coup, ça vous force à la communauté dans laquelle vous êtes là, par exemple. Il a également été plus populaire que le Neuvième Montparnasse à n’avoir rien à voir. Du coup, ça aussi parce que j’ai compris du concept communautaire. Et c’est aussi agir dans le lieu auquel vous êtes donné. Il y a un lieu qui est en transition et du coup, ça va avec votre esprit. Donc c’est logique. Synafeci complètement.

00:25:49:12 Et c’est drôle puisque ça me fait penser à des urbanistes qui étaient venus nous voir un peu. En plus, c’est comme des explorateurs. C’était en fait la première fois où je me suis rendu compte dans le dernier conflit, là que l’architecture.

00:26:07:24 Pouvait aussi bien te donner que d’étouffer. Et en plus, je n’aime pas ce mot de concept. Mais on a une espèce de formule con, mais qui, du coup, la morphologie change en fonction du lieu.

00:26:22:13 Tu vas forcément. Le premier, c’était un immeuble tout en long comme ça, avec un club au dernier étage. Le deuxième, c’était un groupe, a été un gros carré avec deux étages, sans aucune cloison. Donc ça, c’était une galère. Parce que pour le bruit, tu vas en même temps. C’est super d’être dans des grands espaces, des grands volumes, mais en même temps, c’est trop relou. Parce que quand ils me répètent en même temps une conférence en même temps, la radio essaye de Ricordi. Ça fonctionne pas. Tu vois donc la programmation aussi. Elle change vis à vis de ça. Dans celui ci, il y a un truc un peu cathédrale. Il s’appelle générateur on. Il s’appelle un générateur électrique et on l’a appelé générateur d’énergies nouvelles. Et donc, il y a un truc aussi un peu plus. Ouais, sacré, tu vas. En fait, on a fait des concerts à la bougie en acoustique parce que le lui raisonne comme ça. Forcément, il y a un truc avec le passif sur les énergies qui sont hyper actuelles. En plus, en ce moment, tout le monde se reconnecte. J’espère un peu. Moi, j’aime bien aussi être polymorphe et forcément, s’adapter au truc. Quoi. Et ce lieu, dès qu’on l’a visité? Tu as du sang. Tu le sent sur la structure et.

00:27:27:12 Ecoute, je vais parler de Paris sur Paris.

00:27:40:08 On ne sait plus trop ce que c’est. Kovy. Je voulais savoir ce qui a fait que tu sais ce que tu resté toute l’année à Paris. Au final? Ouais, il a choisi de rester dans la métropole comme je suis amoureuse de cette ville, en fait.

00:28:00:05 Y a quand j’étais petite, mes frères sont partis, ils sont athlètes de haut niveau et ils sont vraiment.

00:28:04:13 Ils sont partis de chez moi et ils habitaient à Paris et mon frère m’avait offert une petite tour Eiffel en boule de neige et tous les soirs, je faisais un vœu avec la boule de neige comme ça et j’ai même changé d’étude. En fait, je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie, mais je savais que je voulais être à Paris, ce que j’étais vraiment. J’ai un truc dans cette ville, voilà. Donc je voulais être né avec une école de parfumeur à Grasse dans le reste de l’année. Et du coup, comme elle était à Grasse, j’ai changé les choses.

00:28:35:17 Mais comme elle est grasse, non, maman, c’était vraiment. Je voulais être à Paris avec mes frères et tout. Tu viens toi à la Basse Normandie? J’ai grandi en Normandie. Si je venais ici à 17 ans et j’ai rencontré Léo six mois plus tard, tout s’est fait de manière très naturelle.

00:28:53:16 Après, pourquoi je ne suis pas, en fait? Il y a eu un truc. Je suis balance ascendant Gémeaux, je ne sais pas prendre de décision et il y avait un truc en plus compliqué, un truc les jours avant la com. Il y avait un truc de fin du monde avait l’impression qu’il fallait que tu choisisse où tu voulais finir ta vie, quoi.

00:29:15:00 J’avais plein de sollicitations, on part à la campagne en machin, tout ça. Et en plus, à ce moment là, j’avais encore mon petit chat, notre petit chat, un chat qu’on avait pris au dernier consulat qui s’appelait Wi-Fi, qu’on a appelé Wi-Fi parce qu’on n’avait pas le Wi-Fi. Mais on, on avait Wi-Fi le chat. Et puis, en fait, qu’est devenu mon chat, qui a disparu juste avant le deuxième confinement? Mais à ce moment là, avoir un chat. Donc, tu ne peux pas trop faire n’importe quoi non plus. C’est une petite personne, donc il faut quand même un peu gérer le truc.

00:29:44:08 Et puis, à la base, on partait pour trois semaines et je crois que j’étais très curieuse de savoir ce qu’elle les secrets de cette espèce de fin du monde, notamment dans cette ville que j’aime et en fait alors les premières sorties, ce que je ne suis pas mal sorti.

00:29:59:18 J’avoue que MS confesse j’ai pas trop confinait déjà. Déjà, on avait cette action dont moi je cuisinaient dans un des restos qu’on avait un petit groupe de potes et donc trois jours par semaine. J’avoue, je sortais pour aller cuisiner, donc il y avait quand même un semblant de vie sociale.

00:30:18:03 Et puis, et puis je suis sortie la nuit pour voir ce Paris vide, quoi, et au début.

00:30:23:14 Forcément, c’est hyper émouvant parce que parce qu’en fait, tu vas jamais le refrain. Cette vie là, elle n’est jamais vide. En fait, elle n’est jamais calme et c’était incroyable. Mais vraiment, c’était ouf.

00:30:34:11 Et puis, à force, à force de sortir la nuit voir la ville vide, je me suis dit que le vide, c’était la mort et que, en fait, une ville, ça devait pas être vide ni mort. C’était l’antinomie. En fait, c’est l’énergie, c’est l’être ensemble. C’est donc à la fin, c’était compliqué. C’était compliqué, ça, ça m’attriste et ça m’a alourdissait ce truc. Après, j’ai j’étais très contente de vivre ce que j’ai vécu pendant le confinement.

00:30:57:15 J’ai décidé de pas partir et j’en suis ravi.

00:31:02:00 Voilà, je n’ai pas senti le besoin et au deuxième, j’ai confiné ici dans le consulat. Moi, je vivais ici pendant un mois avec deux potes super. Et c’était trop bien parce que parce qu’on a grandi, le projet que tu voir, on construisait des trucs quand il y avait vraiment une vie. On a agi si on l’a appelé. La commune, c’est la communauté et moi, c’est mon modèle de vie.

00:31:24:05 S’il en est, ce serait. Je pensais jamais propriétaire, mais si un jour je dois l’être, ce serait du co livin. Quoi. Mais je viens de ça, donc ma tante et mon cousin ont grandi là dedans, ont vécu là dedans. Donc, on était un peu avec ma mère à côté Wado. Donc voilà donc. Non, je ne suis pas parti en même temps, je comprends. Tu vois tous ceux qui partent en ce moment. C’est vrai qu’il faut se reconnecter, que la ville est partie en couille.

00:31:51:18 Je pense beaucoup qu’il y a un super reportage. Je crois qu’il y a encore sur Arte. C’est la fin. Est ce la fin de la fin des mégapoles? D’Interrogation.

00:32:00:09 Et je pense que oui. Je pense que tu vas que Paris. Que Paris est longtemps resté Versailles avec sa cour et ce petit Roi Soleil à droite à gauche, mais qu’il faut décentraliser et qu’il va y avoir plein de petits hubs comme ça, on envoie des potes qui créent des petits hameaux, des petits oasis, comme on les appelle dans Chez les bobos, quoi. Mais en fait, ça n’a pas toujours existé juste là. Là, c’est rajouter neuf, peut être un peu plus culturel à tout ça.

00:32:31:22 Et voilà. Et donc, il y aura des petits points comme ça à droite, à gauche, qui vont être reliés. Et puis Paris, en tout cas, les mégapoles, ça va être pour des gens très, très riches qui ont besoin d’être connectés dans le monde. Et puis des gens très, très pauvres qui vont les servir. Et puis, c’est un peu triste, mais je crois que c’est ça qui se définit.

00:32:49:16 Comment tu t’es vécu dans différents mégapoles? Mais bon, oui, moi, Malbranque, une mégapole avec une autre vision.

00:32:58:13 J’ai pas vraiment de vivre, c’est à dire refaire ma vie. J’ai fait Melbourne et Paris parce que je suis parti le jour où j’avais mes habitudes en tête et j’ai dit j’ai l’impression de pencheraient là ou au depart. Ce serait pareil. Sauf que je suis là et je me suis refait une vie. Ça s’est ouvert de se refaire une vie après. J’ai beaucoup voyagé, mais j’ai jamais refait ma vie. Reconstruisait que je vois vraiment, tu vas te là, a t on à part tâter ton taf, tes potes s’entêtent à rochais ta ta, ta vie se moment.

00:33:27:08 Et c’est vrai chez part, on me demande souvent Je suis pas.

00:33:36:03 Moi, j’aime bien l’idée de partir ailleurs. Après ou je sais pas. Beaucoup de gens me disent que je devrais aller à New York. Je suis jamais allé aux Etats-Unis. D’accord, pourquoi pas? Mais pas plus que ça. J’adore l’Amérique latine, mais ce n’est pas les villes comme on les connaît. C’est Palo, c’est pas les villes occidentales en avoir. Non, je m’appelle Gypsies.

00:33:57:11 En fait, je crois que je suis voué à être nomade.

00:34:05:05 Et comment réparer? Comment je décris hyper dur comme question.

00:34:14:18 Gris. Ha ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Paris!

00:34:22:12 C’est dur de dire ça à un organe dans le corps d’un mal de cœur bien sur le cœur à Paris, mais Paris, c’est l’amour.

00:34:30:13 Le jour où Notre Dame a pleuré a pleuré, le jour où Notre Dame a brûlé.

00:34:34:15 J’ai pleuré, mais c’est allé dire c’est véridique. Je ne sais pas si c’est scientifiquement prouvé, mais c’est un point névralgique. Des trucs d’énergie dans cette ville qui sont ouf! Tu vois, et il y a un passif romantique. Pas dans le sens, le coeur et l’amour. Tu vas mettre dans un truc artistique. La bohème, tu vois. Moi, c’est ce Paris là que j’adore et en même temps, c’est très muséal et en même temps et en même temps, je te dis ça et je réfléchis.

00:35:00:12 Et en même temps. Il faut que ce soit le Grand Paris aujourd’hui, il faut que ce soit beaucoup plus cosmopolite. Tu vas beaucoup plus mélanger. En fait, il ne faut pas s’attacher à la Parisienne maintenant et. Je pense qu’aujourd’hui, c’est parce que ça ne devrait plus exister et que Paris a vécu par plein d’autres yeux. Et c’est ça qui est super et que par contre, non, alors il y a un autre. C’est la beauté. Cette ville est belle.

00:35:34:21 D’un point de vue esthétique, presque plastique. Ouais, la ville, elle est belle, mais tu vas même quand elle est sale puisque c’est une ville sale. Mais elle est belle et les gens y sont beaux. Il y a un truc de mystique. Et ça, ça, c’est bien. Ça, c’est bien ça, ça, c’est bien ça. C’est un truc qui la caractérise.

00:35:53:07 Je crois ce que tu vas aller.

00:35:57:17 Quand les choses arrivent, c’est la première fois, tu vas faire une grosse teuf classique. Bah non, mais a aussi j’ai d’exagéré manger dans mon restaurant préféré Iléo, juste derrière Chez Wam, un petit Italien habitant à Saint-Paul Jabba. J’habite vraiment dans le quartier. J’habite entre Saint-Paul et Pont. Maryse habite rue de Jouy et donc je peux pas être plus au centre, je crois. Ce n’était pas un choix à la base, habitait dans le 10ème, mais quand j’habitais à Créteil, après, j’habitais derrière Beaubourg. Après, j’habitais dans le 10ème rue de Lancry Canal et là, je suis rue de Jouy. En fait, je suis quand même bien au milieu et donc juste derrière. Il y a un petit restaurant qui est trop bon et en plus, c’est génial parce que t’as pas à choisir. C’est le patron qui dit ce que tu manges limite. Moi, j’adore. C’est trop bon et ça quand même. Ouais, les restos, ça fait ça, ça fait chier, quoi. Ça manque.

00:36:51:13 Et Weissman, une grosse teuf avec tous mes potes. Vraiment la foule.

00:36:54:19 En fait, ce qui manque, ce qui manque et qui est propre aussi à cette ville, c’est la ried, c’est à dire se laisser aller. Tu vois, par exemple typiquement petit drink de fin de journée. Non, en verre, en terrasse. Déjà, la terrasse où tu regardes les gens quand même. C’est fou ce truc, par exemple.

00:37:19:10 Bref, et pour regarder, mais c’est un catholique, c’est cool. C’est pour ça que je te dis que ça restera à Versailles.

00:37:25:08 C’est la galerie des glaces vie et donc tu verras.

00:37:31:14 Et puis là, tu croise un pote, un machin. Viens, on va là, tu attaques. Et bien, à la Juve, la constamment. Ça, c’est la rade.

00:37:38:07 Ça, c’est la vraie rade, c’est le laisser l’inconnu te saisir et surprendre. Ça, c’est génial. Et ça, c’est ce qui me manque le plus. Parce que maintenant, il faut tout prévoir. Et en plus, bizarrement, je suis très nul à ça, alors que c’est mon métier. Tu vas de planifier les choses et d’organiser, mais dans la vie, la ried, quoi. Le flot de laisser aller l’imprévu. Tout ça, tout ça, ça manque trop, ça manque trop. Donc je pense que je ferais une bonne grosse ried.

00:38:05:10 Toi, tu passera? Ouais. Question Pourquoi saltos? Ha ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha!

00:38:15:11 Ha! Ha! Filteau Fallait tout son génie fou, fou, génie. Mais je pense que ça veut dire la même chose. Au son des deux chansons de Ouf!

00:38:32:01 Et c’est l’une des personnes avec une des personnes qui me fait le plus rire. Une des personnes avec lesquelles j’aime le plus échanger puisqu’il y a un vrai échange, sauf quand tu es le con, mais quand il joue au con et qui fait le mâle alpha.

00:38:44:05 Mais bon, ça dure, c’est moins souvent et versa. Formidable. Et Weynants, c’est quoi? C’est troublant. C’est une très, très belle rencontre.

00:39:02:17 Merci, merci à toi!

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