Camille PellicerLES CHRONIQUES RADIOLES FILMSMEDIATHÈQUEPRODUCTIONSSUICIDE FM

Youth de Paolo Sorrentino

Un cadre idyllique au cœur d’une forêt. Un palace lumineux, des fontaines qui frétillent, une eau bleue turquoise, un chant de sirène qui vous berce tant dis que vous flottez paisiblement sur un lac très tranquille. Trop tranquille…ce havre de paix n’est autre qu’une façade nichée au cœur d’une forêt en Suisse, accueillant des centaines d’individus aisés et connus qui désirent faire un break et se ressourcer à l’écart de la frénésie contemporaine. Que ce soit pour écrire le scénario d’un long métrage très attendu, préparer un premier rôle on ne peut plus délicat, tenter d’écrire un chef d’oeuvre musical, reposer son corps meurtri, se remettre d’un chagrin d’amour ou encore patienter calmement jusqu’au départ final vers l’au-delà, la résidence des Alpes de Youth vous promet de répondre à tous vos besoin hors du temps.

Piscine

Voilà le set up du film Youth du réalisateur et auteur italien Paolo Sorrentino sorti en 2015 et sélectionné au festival de Cannes la même année. Ce bijou de film vous fait ressentir une palette d’émotions déroutantes pendant 2 heures. Tour à tour intrigué, amusé, choqué, envouté, pertubé, entre larmes et éclats de rire, vous vous sentirez avant tout touché par cette ode à la vie qui passe avec son lot de déceptions, de drames, de joies et d’amour. Youth est également une ode à la jeunesse qui ne s’arrête pas avec le jeune âge mais continue de nous habiter même lorsque le corps devient meurtri, ridé et laid. Même lorsque l’esprit nous lâche et les regrets se multiplient, la jeunesse, l’amitié, l’amour, le désir et la curiosité nous habitent jusqu’au bout de notre vie humaine. Un casting brillant et attachant avec Rachel Weisz, resplendissante, Jane Fonda surprenante, Harvey Keitel troublant et enfin Michael Caine, majestueux. J’étais sortie du cinéma profondément émue et j’ai rarement vu un film qui sublime la vie dans toute sa tragédie et sa beauté aussi subtilement que Youth. Je vous donne un aperçu musical avec une des plus belles scènes du film dans laquelle Michael Caine dirige un orchestre pour une simple comptine, a simple song, yet so so so beautiful.

Chronique extraite de l’émission SUICIDEFM#17:

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