Je me lance dans la production de portraits vidéos expérimentaux : Transmediaquizz, pour interview basée sur des vidéodrones tournée à plusieurs caméra tout seul. Je pars voir mes amis engagés.
LA PRODUCTION CULTURELLE DE MASSE A POUR EFFET PRINCIPAL DE LISSER LES RÉACTIONS QU’ELLE ENGENDRE. AUJOURD’HUI UN SPECTACLE SERA PERÇU PAR TOUT LE MONDE DE LA MÊME MANIÈRE. LES BRONZÉS III, SPIDERMAN IV, JUSTE APRÈS LE SPECTACLE, OU QUELQUES TEMPS APRÈS, LE RÉSULTAT SERA LE MÊME. POUSSÉ PAR CETTE CONCLUSION FATALE, J’AI MIS 9 PERSONNALITÉS DE LA NOUVELLE CLASSE NUMÉRIQUE FACE À DES VIDÉODRONES (MODULES VIDÉOS COMPLEXES, À L’ESTHÉTIQUE AVANT GARDE ET AUX PROPOS ENGAGÉS) JE N’AI POSÉ AUCUNE QUESTION. ENFIN J’AI MONTÉ LEURS RÉPONSES POUR QUE LE TRANSMEDIAQUIZZ NE DÉPASSE PAS 4 MINUTES.
INTERVIEW « Cheval de Troie »
Le but est d’utiliser une ésthétique cool pour y glisser des messages radicaux. Radicool en action, les kids scotchent et retiennent des informations déterminantes.
Influencé par mes lecture de Bernard Stiegler, et notamment sa réflexion sur les 3 temps de la mémorisation. De ce que j’ai compris, il affirme que la réaction du public face au spectacle « industriel » est systématiquement la même. Le public serait formaté de fait.
Alors je suis parti voir mes amis activistes et leur ai proposé de répondre à mes questions. Mes questions ne sont pas des mots mais des vidéos.
Vidéos que j’ai défini comme étant des vidéodrones :
Videodrone
- Is a tactical weapon. It uses an avant garde aesthetic to catch the audience and put inside the brain of it some powerfull memes or idees to create or dethrone ideologies.
- Is a tag. We would like people and artist to use “…
Voici la liste des vidéos qu’ils pouvaient regarder:
Videodrones List
N’Vasion _ Famous Last Nerds
Choice _ Red Hat
war_tm _ michele aquila
Videodrone II _ Xavier Society For The Blind
Alive In Joburg _ Neill Blomkamp
Ours _ Thougth Thieves Unknown Artist
Trusted Computing _ Benjamin Stephan and Lutz Vogel
Voici le numéro 1 qui en fait le numéro 2. Edouard Salier était le numéro 1 mais il n’a pas souhaité que sa vidéo reste en ligne. Je vous invite à regarder son clip qui m’avait fait l’inviter. ICI The Flesh
Alors voici le deuxième invité de la série : François-Ghislain Morillion de la marque éthique et équitable Veja
Les portraits avec leur transcription automatique sont là :
- Edouard Salier (plus en ligne)
- François Ghislain Morillion
- Ahmed Meguini
- Alex Foti
- Bani Brusadin
- Systaime
- Alexeï Blinov
- John Jordan
- Zoé Romano
La série a été présenté à Londres dans le cadre du festival DIY Media festival.
Elle se termine comme un boomerang revient dans la main de celui qui l’a lancé avec agilité, par un Transmetaquizz avec Bernard Stiegler himself. Les questions que je lui pose sont celles posées par les vidéos des transmediaquizz… Il réagit aux vidéos de John Jordan, Alex Foti et Zoé Romano.
La transcription
Transcription automatique à partir des sous-titres YouTube (fr).
[00:14] d'un non sort plus de choses que d'un oui. D'un oui, c'est accepté et donc c'est pas d'un nom si ça un non s' débou sur s' débouche sur une proposition finalement il va y avoir un oui derrière. C'est vrai que le capitalisme a bouffé, enfin l'économie en fait a un peu bouffé toutes les autres parties de la société. Enfin, moi c'est ce que j'en retiens sur sur le truc, ça me fait penser à la Chine en fait où il passe de la dictature au capitalisme sans passer par la case démocratie. Et finalement, on enfin on va voir mais ça peut marcher. C'està-dire que finalement si on a le choix entre 10 shampoing et 12 crèmes de soin et 12 sac à mains, est-ce qu'on a vraiment besoin de voter finalement ? Enfin, je pense que c'est
[00:57] le paris des Chinois, c'est de se dire les gens vont être contents avec ça. Et on voit les développements de centres commerciaux de ouf, mais vraiment hallucinants, sans que pour autant la question de la démocratie n'émerge. On dit qu'elle émerge un peu dans les villages et tout, mais c'est pas finalement chez les gens qui ont accès à la consommation. Finalement euh la démocratie euh c'est un peu la remise en cause de la démocratie, quoi.
[01:18] Tranquillement, tranquillement, tranquillement. l'Oréal quoi. Enfin, c'est euh c'est Ouais, bah c'est comme enfin Ouais, c'est triste ça d' côté, c'est triste mais c'est une expérimentation nouvelle. Enfin, enfin l'histoire de dire, ça c'est aussi le truc qu'on apprend beaucoup, c'est on aimerait que côté ils reste comme ils sont parce que c'est mieux, parce que c'est mieux pour tout le monde, parce que c'est plus écologique, parce que nous c'est horrible. machin et finalement si eux il ils veulent faire comme nous emprunter la même voie libre à eux enfin après on peut pas c'est après c'est là où le côté démocratie dictature donc ce qu'on peut faire c'est essayer de de transmettre un message c'est toujours possible
[02:05] c'est-à-dire de de trans de de montrer ceux qui résistent finalement donc ça peut être des groupes de producteurs, des ONG bon je connais plus les trucs agricoles mais je suis sûr qu'il y en a dans même dans les dans les usines il y a des il y a des coopératives il y a des gens qui essayent de travailler un peu différent vraiment. Donc ça c'est l'idée c'est d'essayer de faire tourner ce modèle là. Mais après jusqu'où on peut on peut aller faire tourner ce modèle là ?
[02:27] Est-ce que c'est pas utopique ? Même pas une taxe finalement si on prend de la valeur à la terre quelque part, il faut la rendre quoi. C'est c'est plus logique. C'est juste que ça pour l'instant ça faisait pas partie du prix. On avait on emprunta un peu ça à la terre. On se dit bon bah voilà ça c'est gratuit. Mais en fait non, ça allait pas quoi. Bah non. Bah à partir de là on peut commencer à travailler. C'est à partir de là il y a des choses à faire.
[02:53] On est arrivé finalement à un moment où on peut on a obligé de réinventer la roue entre guillemets. On est obligé de tout réinventer parce que les produits tels qu'on les a conçus jusqu'ici nous mènent je dire mène à la perte. C'est un peu gros de dire ça à notre perte mais c'est un peu vrai quand même. C'estàdire qu'on a pas choisi les les bonnes énergies, les bons les bons matériaux. Enfin bon, on a on a on a fait un peu n'importe quoi et donc on a arrivé à un moment, qu'est-ce que ça va changer en fait pour la planète ? Ça fait partie des de notre de notre combat en fait. La masse, voilà, le grand public, je sais pas comment l'appeler, euh lui montrer que c'est possible quoi, que le système productiviste n'est pas
[03:38] forcément parce que c'est quand même un système productiviste qui fait des produits pour qu'il soit consommé. Donc ça, on l'accepte. Enfin, moi je pense qu'on on l'accepte maintenant qu'il est pas forcément pervers, quoi, qu'il est pas forcément créateur d'inégalité, créateur aussi bien dans les pays du sud que dans les pays du nord même.
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