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Que reste t’il de nous-mêmes ? 3h d’émission en direct de Chapelle XIV

Galerie Chapelle XIV le Mercredi 26 Janvier.

Émission en direct de 18h à 21h sur toutvabiensepasser.com

Animée par Justine Sebbag et Xavier Faltot

Articulée autour de la représentation du corps féminin, « Ce qu’il reste de nous-mêmes » est une exposition réunissant six jeunes femmes artistes. Qu’ils soient en fuite, en attente ou en révolte, qu’ils soient déformés ou renversés, suspendus ou plus bas que terre, les corps de ce lieu interrogent : que reste-t-il de nous-mêmes ?

            Nous sommes en janvier 2022. Contre le temps qui passe et nous morcelle, contre tous les pouvoirs qui nous dessinent, nous, cortège de femmes, faisons face. 

A quelle éternité, encore insondable, sommes-nous donc vouées ?

            L’espace d’exposition ne cherche pas de réponse claire. En mêlant pratiques et formes, il cherche surtout à mettre des regards côte-à-côte, et à assembler peut-être, des débuts de vérité.

            En lien avec cette manifestation, différents échanges et débats auront lieu, sous la forme d’un podcast. Un fanzine regroupant les travaux des artistes sera également publié.


Avec:
Noa Bensemoun
Milena Krastev-Mckinnon
Margot Lecomte
Agathe Moretti
Pangea
Marilou Poncin


LES PODCASTS / FRAGMENTS DE L’ÉMISSION

AVEC LEUR TRANSCRIPTION AUTOMATIQUE SIGNÉE PREMIÈRE PRO 2022

ÉLÉONORE NOUS PRÉSENTE CHAPELLE XIV ET L’EXPOSITION

ÉLÉONORE NOUS PRÉSENTE SA GALERIE ET L’EXPOSITION

00:00:01:14 – 00:00:13:24
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes avec nous? Rencontrer les artistes et participer à la conversation? Que reste t il de nous mêmes? C’est un peu la première fois qu’on accueille une exposition extérieure à nos créations en interne ou à des curateurs qu’on aurait invités.

00:00:13:24 – 00:00:27:21
Inconnu
Nous donc, si une Premiere, on venait de décider que ce serait chouette d’avoir d’habitude. En fait, on a des expositions collectives qui sont très riches en pièces, qui sont assez assez généreuses, assez maximaliste, et on les fait sur les deux étages.

00:00:28:08 – 00:00:39:24
Inconnu
Et là, on avait envie d’avoir un peu plus de liberté et de faire l’exposition de chapelles quatorze seulement sur le rez de chaussée, d’accueillir d’autres projets au sous sol pour avoir des points de vue extérieurs, d’autres regards, d’autres artistes qu’on n’aurait pas trouvés nous mêmes.

00:00:40:14 – 00:00:58:21
Inconnu
Et au moment où on a décidé que l’exposition Chlorophylle de la rentrée de janvier serait seulement, on a reçu la proposition de baguettes de Miléna et de Quentin pour cette exposition, ce qu’il reste de nous mêmes sur le corps des femmes et toutes les interrogations de la représentation dans l’art, qui est un sujet qui, moi, me tient

00:00:58:21 – 00:01:16:12
Inconnu
particulièrement à coeur parce que j’ai choisi une association d’artistes trans qui accompagne de jeunes artistes femmes dans la professionnalisation, etc. Donc des choses qui me tiennent personnellement à cœur. Leur sélection était géniale. On a tout de suite accroché avec les artistes présentés et les oeuvres.

00:01:16:14 – 00:01:37:10
Inconnu
Et tout naturellement, ça s’est fait parce que je pense que leur personnalité était tellement solaire. On était très contents contre le temps qui passe et nous morcellent contre tous les pouvoirs qui nous dessinent. Nous, cortèges de femmes, faisons ce qu’il reste de nous mêmes avec nos avancées Miléna, Steve McQueen, Margot, le comte, Agatha Moretti, Marilou.

00:01:37:11 – 00:01:58:16
Inconnu
Pour ça, qu’il soit en fuite, en attente ou en révolte, qu’il soit déformé ou renversé, suspendues ou plus bas que terre, les corps de ce lieu interrogent. Que reste t il de nous mêmes? Rendez vous le mercredi 26 janvier à La Chapelle quatorze et surtout, un espace de 18 h à 21 h avec nous, rencontrer les artistes et participer à la conversation

00:01:59:06 – 00:01:59:15
Inconnu
en.

PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION PAR MILENA ET AGATHE

PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION PAR MILENA ET AGATHE

00:00:00:02 – 00:00:12:17
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes en direct de la galerie Chapelle, quatorze, boulevard de la Chapelle et de l’exposition Ce qu’il reste de nous mêmes? Il y a à peu près un an, on était au consulat, donc un lieu que Xavier connaît bien.

00:00:12:18 – 00:00:33:15
Inconnu
Justine aussi, qui a pour but de réunir, de penser, agir un peu différemment dans notre société. Et en fait, on a eu l’idée de faire une exposition collective toutes les deux en premier et après, on s’est dit que ce serait intéressant, peut être, d’amener plus d’artistes femmes qu’on connaissait déjà et d’utiliser un public qui était autour de

00:00:33:15 – 00:00:51:03
Inconnu
nous pour le montrer davantage. Et donc, voilà, on a discuté toutes les deux un petit peu éméché, mais finalement, le lendemain, on s’est rappelé et on s’est dit que ce serait vraiment intéressant de le faire assez vite parce qu’il y avait cette énergie qui était là et de pas le laisser durer, d’envoyer le plus de dossiers possible

00:00:51:03 – 00:01:04:15
Inconnu
. Et ça s’est fait finalement avec plein de bonne volonté, de bonne énergie. Et oui, parce que du coup, vous êtes toutes les deux des jeunes, des jeunes artistes et vous exposer des œuvres en plus d’assurer la curation de l’expo.

00:01:05:06 – 00:01:24:06
Inconnu
Et est ce que ce n’est pas aussi une manière pour vous de montrer votre travail en sortant du schéma classique du milieu, là? Ouais, c’était une bonne occasion, on avait un peu envie d’inventer une sorte de nouveau processus en tout cas, ou de sortir un peu des processus classiques d’exposition et de se dire qu’on allait faire une

00:01:24:06 – 00:01:48:07
Inconnu
initiative collective où les artistes aussi allaient prendre part au montage de l’exposition et qu’on allait réunir comme ça plein de personnes autour de nous, que ce soit pour le podcast, mais aussi pour le fanzine, pour la curation, semble sortir un peu des institutions aussi artistiques classiques qu’on connaît qu’il y a un milieu qu’évidemment.

00:01:48:07 – 00:02:03:19
Inconnu
Je pense que toute personne qui crée a envie d’attendre à un moment. Mais on s’est dit qu’on allait peut être passer aussi par une porte arrière et y arriver par d’autres chemins et que finalement, on s’est octroyé le droit de se dire qu’on avait accès à ce milieu sans forcément qu’on nous donne la permission qu’on ou qu’on

00:02:03:19 – 00:02:18:12
Inconnu
nous dise c’est bon et une artiste. Sans attendre cette fameuse validation dont on a déjà parlé à Justine, c’est toi qui parle, Miléna. Comment tu prénom si ton nom, monsieur, n’arrive pas à Steve McQueen? C’est toi parce que qu’on reconnaisse les voies pour les gens qui nous écoutent.

00:02:18:12 – 00:02:31:19
Inconnu
Et Agatha Moretti, donc, de l’autre côté. un peu comme une bande de filles, finalement, qui s’exprimerait sur le web. Parce que sur le Web, on n’a pas besoin de cette science définie comme une bande. C’est mon fantasme, mais quand même, vous êtes une bande de filles.

00:02:32:01 – 00:02:45:09
Inconnu
On est une bande de filles, mais on s’est jamais défini comme une exposition d’une bande de filles. Je pense que juste, on a réuni des profils qui sont féminins et qu’on voulait traiter de cette question, mais sans se dire bande de filles et que ça allait être potentiellement vendeur, quoi qu’on n’est pas que des filles.

00:02:45:13 – 00:02:59:21
Inconnu
Si grand tant. Reste qu’il fait partie du projet. Tiens, tiens. Et je n’avais pas vu passer Quentin. C’est comme j’ai un listing avec des femmes à Juppé, de tout ce qui était graphisme, identité visuelle, fanzines, affiches et tout ce qu’on englobe.

00:03:00:20 – 00:03:18:08
Inconnu
Tout ça. Excellent Justine. On vous regarde parce que vous êtes belle, vous êtes belle et vous qui nous écoutez, vous ne voyez pas ce qui se passe ici. Alors, cette galerie, comme l’a précisé Eléonore, nous, on est dans la partie sous sol, en sous sol, donc c’est un grand espace où on peut retrouver.

00:03:18:10 – 00:03:32:14
Inconnu
Vous pouvez le décrire mieux que moi d’ailleurs, tout type de ou de médias. Actuellement, il y a une exposition qui s’appelle Chlorophylle. Donc, il y a plusieurs espaces. Il y a le disquaire quand on rentre à la droite à droite du lieu et en fait, il n’y a plus beaucoup, beaucoup.

00:03:32:14 – 00:03:52:01
Inconnu
C’est que c’est un lieu qui est extrêmement pluridisciplinaire et qui permet de faire différents événements qui sont. C’est extrêmement large en termes de possibilités d’événements qui n’avaient aucune limite non plus dans tout ce qu’on a ressenti dans la hiérarchie, dans le sens où on a tout de suite été accueilli au même niveau que Eléonore, qui nous a

00:03:52:02 – 00:04:07:14
Inconnu
tout de suite accueilli avec beaucoup de une énergie assez assez fraîche, fraîche et bienveillante et extrêmement transparente et extrêmement curieuse aussi. Du coup, je pense qu’on a eu un coup de cœur dès le début et la sélection de vos amis.

00:04:07:14 – 00:04:25:01
Inconnu
Alors comment ça a été fait, ça? On a un peu chacune proposé des noms, autant d’artistes. Chacune des deux côtés. Enfin, on a invité deux artistes chacune. D’accord. Et ça, c’est un peu fait au feeling, en fonction des oeuvres qui nous plaisait.

00:04:25:02 – 00:04:37:06
Inconnu
Du travail, en tout cas, de la démarche de chacune de l’artiste. Et c’est des personnes que vous connaissez ou c’est des personnes que vous avez découverts par leur travail, justement. C’est les gens qu’on connaissait, connaissaient Penga, par exemple.

00:04:37:06 – 00:04:51:13
Inconnu
Moi, j’ai travaillé sur un festival cet été sur les îles Paul-Ricard avec elle et on a fait toute la scénographie, donc les liens se sont automatiquement créés. Leur univers me parlait toujours. Cette notion d’utopie qui, je pense, est très importante actuellement.

00:04:52:02 – 00:05:04:02
Inconnu
Et nos appareils coup de cœur. Je l’ai rencontré deux ou trois fois et on a beaucoup discuté et on s’est rendu compte que des sujets de discussion étaient assez liés et qu’on allait pouvoir avancer ensemble sur plein de sujets actuels.

00:05:04:11 – 00:05:24:09
Inconnu
Et le titre de l’expo, du coup, est venu après. Avant, on vous avait dit en discutant avec le titres de l’expo. C’est venu au moment où on commence. On avait déjà choisi les artistes et on commence à écrire des textes un peu, en tout cas, faire des réunions de travail pour préparer l’exposition.

00:05:24:09 – 00:05:38:06
Inconnu
Et c’est venu un peu tout seul, en rigolant beaucoup. On a essayé de ne pas être forcément très sérieux dans le titre qu’on voulait apporter à cette expo en se disant qu’après avoir vécu ces deux années là, qu’est ce qu’on a envie de laisser aux gens?

00:05:38:06 – 00:05:53:08
Inconnu
Qu’est ce qu’on a envie de leur transmettre? Qu’est ce qu’on a envie de leur laisser? Qu’est ce qu’on a envie de leur faire ressentir? Et qu’est ce qui reste de nous, finalement? Sans forcément lier ça au Koweït. Mais qu’est ce qui va sortir de ce qui est sorti de l’eau et comment il transparait aux yeux des gens

00:05:54:20 – 00:06:07:14
Inconnu
? C’est un titre très ouvert aussi. Du coup, d’ailleurs, on va en parler avec chacun des artistes. Oui, on les a rencontrés une par une. Et c’est pareil ce texte. Cortège de femmes, corps. Et tout ça, ça, c’est quelque chose.

00:06:07:14 – 00:06:21:14
Inconnu
Vous avez écrit ensemble, c’est un travail collectif qui va arriver, d’après Nicolas Frère. En fait, je lui ai donné cette. Challenge En regardant toutes les œuvres essayer d’en tirer un texte qui lui a été inspiré, qu’est ce qu’il quasi ressentait?

00:06:21:14 – 00:06:35:15
Inconnu
Il a beaucoup, beaucoup travaillé dessus parce qu’on voulait absolument pas que ce soit forcément perçu comme quelque chose d’ultra féministe et de très engagé. On voulait s’abstraire de cette notion un peu de féminisme pour montrer aussi que c’est quelque chose qui est assez ouvert et qu’on n’est pas.

00:06:36:05 – 00:06:46:05
Inconnu
On ne veut pas montrer justement une bande de filles féministes, qu’il y a des choses à dire et qui ne va pas se faire entendre et qu’il n’y a pas de revendication féministe. Il y en a forcément parce qu’on est.

00:06:46:06 – 00:06:57:13
Inconnu
On reste des filles dans au XXIᵉ siècle et qu’il y a encore beaucoup de choses qui ne vont pas. Mais je n’étais pas du tout le sujet de l’exposition. C’était vraiment de montrer ce qui sort de nous est ce qui reste de nous et pourquoi.

00:06:58:09 – 00:07:15:21
Inconnu
Et sous quelle forme? Sous quel médium? Oui, il y avait, mais il n’y avait pas d’envie de donner une sorte de réponses exactes ou donc de vues par rapport à l’exposition un peu politique ou ce que ça reste très ouvert et que chacun puisse un peu se faire son propre avis.

00:07:16:08 – 00:07:23:16
Inconnu
Et ça se ressent dans l’exposition, d’ailleurs, puisque ça dénonce pas, ça célèbre plutôt du coup dangereux.

PORTRAIT 1: MARGAUX LECOMTE

PORTRAIT 1: MARGAUX LECOMTE

00:00:00:02 – 00:00:14:24
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes en direct de la galerie Chapelle, quatorze, boulevard de la Chapelle et de l’exposition Ce qu’il reste de nous mêmes? On rencontre donc les artistes une par une et tout à fait. Et on commence par Margot Lecomte Margaux Lecomte qui nous rejoint.

00:00:14:24 – 00:00:29:05
Inconnu
Elles sont assises, il y a des coussins par terre. Nous sommes au fond du sous sol de cette galerie Chapelle quatorze, où donc se tient l’exposition? Ce qu’il reste de nous mêmes. Bienvenue Margot Lecomte. Merci d’être avec nous.

00:00:30:03 – 00:00:42:12
Inconnu
Marco, tu es diplômé de l’Erg à Bruxelles et tu crées des mondes oniriques à travers le dessin, qui sont peuplés de femmes et de nymphettes qui témoignent de ton désir de s’évader et de rêver pour ce qu’il reste de nous mêmes.

00:00:42:24 – 00:00:54:20
Inconnu
Tu présente un triptyque autour de l’entraide avec des petites nymphes qui sont à l’image même de la bienveillance. Elles pullulent dans les dessins avec un désir de nous aider de quelque façon que ce soit pour soi marquant, soit.

00:00:55:21 – 00:01:15:03
Inconnu
Alors, est ce que tu peux nous dire ce qui est inspiré, le titre de l’exposition, ce qu’il reste de nous mêmes? Pour moi, c’était une invitation à réfléchir à ce qu’on est, à notre identité. Et voilà tes potes avec Miléna ou Agate si Agathe que j’ai connu d’abord.

00:01:15:03 – 00:01:28:19
Inconnu
D’accord, tu l’as rencontré et une amie avait organisé une exposition. Et du coup, elle a vu mes dessins. Et après, on s’est elle acheté un de mes dessins? C’est connu comme ça, en fait. Elle a envoyé un texto.

00:01:29:04 – 00:01:43:23
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes? Non, non, c’est pas des Miléna. Et là, alors, c’est moi avec Margot, je la connaissais pas. Je l’ai connue via Instagram, via agates. Mais je connaissais son travail déjà et j’étais une grande fan.

00:01:43:23 – 00:01:54:22
Inconnu
Et je trouve que il y a plein de choses qui se dégagent de ces dessins sans même la connaître et sans même lui en parler. Et elle nous emmène loin. Elle nous fait rêver. Elle nous fait croire à d’autres mondes et à nous.

00:01:54:22 – 00:02:11:00
Inconnu
Et ça fait du bien. Et c’est ça élève. Et c’est c’est assez beau. Comment tu parle de son travail, toi, Margot? Je n’en parle pas souvent, c’est sûr. Oui, mais c’est ça qu’il faut que tu fasses maintenant. Oui, ça te parle comment elle travaille?

00:02:11:00 – 00:02:25:19
Inconnu
Comment je travaille avec des feutres, des marqueurs. Du coup, je dessine vraiment ce qui se passe dans ma tête. C’est plus des mood et des ambiances que je dessine. Et je ne sais pas. Je je réfléchis pas trop fait quand je dessine sa science attentif.

00:02:26:11 – 00:02:43:02
Inconnu
C’est assez spontané et j’essaie toujours que ce soit un peu positif. Et de mettre plein de couleurs et voilà est un background d’artiste de type de une école ou tut tut tut tut tut en est venu à être appelé artiste.

00:02:44:03 – 00:03:00:01
Inconnu
Puis, il y a un artiste que j’aime beaucoup, il s’appelle Yoshi Yokohama, c’est lui qui m’a donné envie de dessiner. D’accord. un artiste japonais qui a fait de la peinture, des mangas et ensuite il n’est pas dessinateur, mais avait fait une formation artistique.

00:03:00:14 – 00:03:13:04
Inconnu
Oui, j’ai fait une école qui s’appelle l’Erg école de recherche graphique à Bruxelles. D’accord, et j’ai une prof qui s’appelle Dominique Goblet, qui est illustratrice, qui m’a beaucoup aidée et du coup, dans son travail comme dans tous ceux qui sont exposés.

00:03:14:01 – 00:03:29:18
Inconnu
Pour l’exposition, il y a une certaine importance du corps. Est ce que tu peux nous parler un peu de ça? Est ce que c’est important pour toi? Oui, c’est important. J’aime bien, quand je dessine, représenter des corps divers. C’est vrai que j’ai un peu.

00:03:30:02 – 00:03:49:14
Inconnu
Parfois, j’essaie de pas montrer des corps trop idéaliste et de représenter des corps assez divers et variés avec des gros mollets, des femmes. un peu de tout cela. Qu’est ce que c’est des corps qui existent ou c’est des corps que tu imagines que tu sors de ton imagination?

00:03:49:24 – 00:04:04:09
Inconnu
C’est les deux, j’imagine. Parfois, je prends des photos que je décortique et que j’assemble pour faire des corps. Et comment est ce que ton corps a toi? Il est investi quand, quand tu crée. Donc on a, on a compris que tu faisais du dessin.

00:04:04:15 – 00:04:21:12
Inconnu
Mais concrètement, comment est ce que tu t’y investis corporellement dans ses oeuvres? Je passe des heures devant sur ma table, je suis assise et j’ai oui, je sais pas trop quoi répondre à cette question sur la place de ton corps peut ne pas être forcément investie dans ses oeuvres.

00:04:22:12 – 00:04:45:18
Inconnu
Mon dos est très investi. J’ai mal au dos. À force de rester assise à dessiner, alors. J’espère que vous intégrez tout ça chez vous, c’est beaucoup d’informations aussi. C’est important de respirer de temps en temps. C’est donc la première de cette série d’artistes, ce qu’on appelle un cortège dans le milieu de femmes de la milieu de ce

00:04:45:18 – 00:04:46:10
Inconnu
qu’il reste de.

PORTRAIT 2: MILENA KRASTEV-MCKINNON

PORTRAIT 2: MILENA KRASTEV-MCKINNON

00:00:00:02 – 00:00:15:15
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes en direct de la galerie Chapelle, quatorze, boulevard de la Chapelle et de l’exposition? Ce qu’il reste de nous mêmes. Je viens juste d’arriver. Je n’ai pas eu le temps de voir grand chose, mais je remarque déjà la couleur, la couleur des baies.

00:00:16:02 – 00:00:32:19
Inconnu
Les personnes sont vraiment colorées par rapport au fond des couleurs qui sont plus sombres. On peut voir la noir avec une personne peinte en bleu ou qui ont mon propre sort de violet clair, où la personne est peinte en orange et rouge.

00:00:33:15 – 00:00:51:16
Inconnu
On sent la volonté de faire ressortir la personne, qu’elle soit beaucoup plus visible et que on se concentre sur elle. Parmi toutes, parmi toutes, l’affiche du tableau très bien résumé ci dessus. Youssef, merci Youssef. Alors, vous avez un avis sur les œuvres?

00:00:51:16 – 00:00:59:15
Inconnu
J’ai parlé à des hommes. Vous vous êtes des femmes. Vous voulez parler de ce que vous avez vu ici? C’est parce qu’on fait de la radio, comme on explique aux gens ce qui se passe, qu’on ne voit rien.

00:01:00:02 – 00:01:09:22
Inconnu
Donc, parlons itinérante. La radio, c’est limité parce que après, les murs sont tellement épais que je peux aller beaucoup plus loin. Alors toi, qu’est ce que tu t’appelles, Pauline? Pauline, qu’est ce que tu penses de ce que tu as vu ici?

00:01:11:01 – 00:01:29:20
Inconnu
Moi, je trouve que c’est très beau et j’aime particulièrement le travail d’Agathe Agate Moretti. Moi, je l’ai rencontrée tout à l’heure. C’est la curatrice. Tu peux nous décrire son travail. J’ai l’impression un peu que c’est des tranches de vie réinterprété avec beaucoup de poésie.

00:01:29:20 – 00:01:41:17
Inconnu
Je trouve le fait qu’il n’y ait pas de visage. Ça permet de se projeter, non? Oui, surtout si ce n’est pas ton visage. C’est peut être pour le coup. Ça peut être ton visage, ça peut être mon visage.

00:01:41:17 – 00:01:52:23
Inconnu
Ça peut être le visage de qui veut. C’est ça? Oui et non. Toi, tu ne peux pas exprimer, écouter. Tout le monde est parti d’un coup. Plus personne ne fume. Tout le monde est parti de chez moi. C’est le micro qui doit faire peur.

00:01:52:23 – 00:02:05:08
Inconnu
Alors je vois combien de millénaires vient, vient avec moi et montre moi ces différentes œuvres qu’on peut voir ici. Je crois qu’il y a quatre artistes différentes dans cette pièce. S’il me semble. Oui, tout à fait. Alors ici, on a plongé à droite.

00:02:05:22 – 00:02:23:01
Inconnu
Margaux Leconte, qui suit Agatha Moretti, Marilou Poncin et moi même avec cette sculpture aussi qui trône dans le fumoir. Ah oui, ce corps attaché en mode bondage suspendu? Je ne sais pas, mais est suspendu, en tout cas. Il suggère plusieurs interprétations.

00:02:23:05 – 00:02:35:22
Inconnu
C’est vrai, il est flottant aussi. On pourrait dire si on enlève les liens? Tout à fait. Il flotte alors. Alors ça, c’est de Marilou qui est derrière qui? Pour Marilou, qui pourrait nous parler de ça? De sa vulve en latex équipé de fleurs.

00:02:36:12 – 00:02:50:12
Inconnu
Voilà donc une description comment tu arrives à décrire toi? S’il te plaît à moi, j’en suis incapable. Les décrire, les décrire, c’est dur quand l’artiste est derrière toi de décrire l’œuvre. Mais disons qu’elle suggère plein de choses, plein de postures, plein d’ambiances pleins de moi.

00:02:50:12 – 00:03:06:12
Inconnu
J’ai un frisson qui transpire pas mal quand il y a pas mal d’érotisme aussi qui se dégage de ses peintures. Voilà qui joue avec le corps, le corps en mouvement et aussi les jeux d’échelle. On peut voir que sur différents dessins, on a des échelles différentes de corps.

00:03:07:03 – 00:03:22:01
Inconnu
Et justement, questionné un peu ces proportions corporelles et comment on nous les a apprises et comment nous, on arrive à les déconstruire et à les redessiner un peu de notre façon de dessiner le dessin comme on s’imagine des seins, et il est dessiné comme on a envie de les dessiner.

00:03:22:12 – 00:03:35:02
Inconnu
Et on peut parler d’argent ou ça se fait par on peut en parler, on peut en parler. Après, je n’ai pas tous les prix en tête, forcément, mais ça tourne autour de combien? Je pense que la vie la moins chère doit être entre 300 et 400€.

00:03:35:09 – 00:03:48:08
Inconnu
Et après, on va jusqu’à du 10 000 5000. D’accord, donc, il y en a quand même pour parce que Marilou est en galerie. Donc, en fait, quand on est en galerie, on ne peut pas forcément placer les prix qu’on veut et on décide pas soi même.

00:03:49:04 – 00:03:50:17
Inconnu
Quel prix sont fixés sur nos œuvres?

PORTRAIT 3: AGATHE MORETTI

PORTRAIT 3: AGATHE MORETTI

00:00:00:02 – 00:00:12:09
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes en direct de la galerie Chapelle, quatorze, boulevard de la Chapelle et de l’exposition Ce qu’il reste de nous mêmes? Merci de nous rejoindre, Miléna. Merci de nous accueillir aussi. Justine, est ce que tu veux?

00:00:12:09 – 00:00:25:02
Inconnu
Je la présente. Moi, j’aimerais bien que tu me présentes. Miléna? Très bien, mais le Nacra Steve MacKinnon. Diplômé de l’école Camondo, elle cherche dans sa pratique à libérer le corps de ces astreintes, qu’elles soient sexuelles, sociales ou politiques.

00:00:25:08 – 00:00:38:22
Inconnu
Dans son univers de couleurs vives et de figures fantasques, les formes se déforment pour se réinventer. Libres de leur démesure. Et c’est la première fois que ces oeuvres sont exposées. Bonsoir! Du coup, qu’est ce que ça fait d’exposer ses oeuvres pour la première fois?

00:00:40:08 – 00:00:53:04
Inconnu
On prend pas de recul tout de suite. Honnêtement, je suis encore en plein dedans. Je pense que le recul va arriver d’ici une semaine, mais je suis extrêmement contente d’être là, extrêmement content d’avoir trouvé ce lieu qui nous a accueilli vraiment.

00:00:54:00 – 00:01:12:08
Inconnu
Je pense qu’on n’aurait pas trouvé un autre lieu aussi accueillant et aussi chaleureux, aussi inspirant. Vraiment, on a été élevé dès le début. Dès qu’on avait une question, on était là pour nous répondre sur tous les domaines. Même la production, si on avait des questions sur le commissariat, font vraiment, a été super sur ce point.

00:01:13:03 – 00:01:24:20
Inconnu
Et je suis très contente d’avoir à la fois organisé, à la fois exposés, parce que du coup, ça me permet en quelque sorte de m’effacer pour un temps et de et de penser les choses un peu différemment et de ne pas être juste.

00:01:24:20 – 00:01:41:24
Inconnu
L’artiste a exposé qui, qui montre son travail et qui doit l’expliquer, etc. Je suis contente d’avoir pris ce biais, ce bien un petit peu différent, et j’aime bien sortir du cadre. Je crois généralement ce que je sors quand même d’une formation qui est l’architecture intérieure et design, qui est quelque chose qui est assez cadré.

00:01:42:16 – 00:01:59:06
Inconnu
Et j’ai tout de suite, tout de suite voulu, toujours s’extraire de ce qu’on imposait comme cadre et de penser un la société différemment. Est ce que je voulais différemment, mais sans vouloir faire l’enfant? L’enfant insolente et gâté, justement, je pense que inconsciemment, j’ai voulu sortir du cadre.

00:02:00:03 – 00:02:13:15
Inconnu
Ça ne m’étonne pas. On en parlait tout à l’heure. Du coup, pour le titre, est ce qu’on peut revenir dessus? Qu’est ce qui t’a? Qu’est ce qui t’inspire en fait dans ce titre? Comment tu l’interprète alors? Ce qu’il reste de nous mêmes.

00:02:13:15 – 00:02:32:08
Inconnu
Je pense que quand on est dans un processus de création et quand on ressent un besoin de création sans que ce soit absolument pédant ou un commentaire toujours insolent, je trouve que quand on crée, on déjà, on donne une énergie de nous mêmes dans l’œuvre et on donne ça aux gens en plus.

00:02:32:08 – 00:02:48:24
Inconnu
C’est donc du coup, ce qui nous reste souvent va être très comment dire, très minime. Je trouve qu’on donne déjà beaucoup dans l’œuvre et que je ne sais pas si je me perd un peu dans l’explication. Mais ce qu’il reste de nous mêmes, c’est ce qui est, ce qui reste à donner aux gens, ce qu’il reste à

00:02:48:24 – 00:03:05:00
Inconnu
leur donner à eux. Et je pense qu’on peut l’emmener encore plus loin. Je n’arrive pas forcément à faire une bonne déduction de ce titre parce qu’on a beaucoup, beaucoup, beaucoup entendu aussi. Et à mon avis, il évoque plein de choses et je pense qu’on lit facilement un peu au Kovy dossier.

00:03:05:20 – 00:03:20:15
Inconnu
Donc essayer de s’extraire de ça et de donner aux gens ce qui nous, ce qui nous reste à donner, en quelque sorte. Sur vos oeuvres, je veux dire, sur nos œuvres et même généralement sur notre présence. Parfois, on n’a pas assez d’énergie pour donner à l’autre.

00:03:21:04 – 00:03:36:06
Inconnu
Je pense que c’est aussi comprendre que quand on donne quelque chose de soi, il faut faire. J’aime bien en parler, comme on disait, d’optimisme et d’empathie. Et se dire aussi que ce qui reste de nous mêmes, c’est ce qui est disponible et que parfois, il y a des moments où, en fait, on n’est pas capable de donner

00:03:36:08 – 00:03:52:13
Inconnu
, que on voulait vraiment faire comprendre ça aussi aux gens que ce qu’on voulait montrer, c’est pas forcément de l’ego mal placé ou des choses comme ça. C’est vraiment ce qui reste de nous mêmes. Après avoir usé de toute notre énergie et de toute notre production et de toute notre création, c’est ce qui nous reste à vous donner

00:03:52:13 – 00:04:08:02
Inconnu
. Mais vous verrez peut être avec d’autres artistes qu’elle on n’a pas du tout la même interprétation et du coup, c’est très intéressant d’avoir les points de vue différents. Et pour revenir à des oeuvres, plus précisément parce que toi, du coup, tu tu use de plusieurs médiums différents, est ce que tu peux nous parler un peu la technique

00:04:08:02 – 00:04:24:00
Inconnu
de la manière dont tu travailles? Oui, alors je trouve que je pense agir beaucoup en fonction de l’instant et pas forcément de définir avec un seul médium. Je crois que d’un coup, je vais avoir envie de dessiner, de créer.

00:04:24:14 – 00:04:37:19
Inconnu
J’ai encore du mal avec le mot créé parce que je le trouve haut placé un petit peu. Mais disons que ce qui va un peu me tombait sous la main et je vais avoir une idée en tête, une image et je vais essayer de le produire et de le faire et de vraiment mettre mon corps aussi dans

00:04:37:19 – 00:04:55:17
Inconnu
l’œuvre, de jouer avec les échelles, d’essayer de jouer avec des fonds verts, de jouer avec la perception des choses, de comment intégrer aussi le visiteur ou le spectateur dans l’œuvre. Est il vraiment pas être seul dans ce que je crée et de montrer aux gens que finalement, c’est pas si difficile que ça peut faire beaucoup de bien

00:04:55:17 – 00:05:15:01
Inconnu
d’extraire de soi une façon différente que ça veut dire? Mettre son corps dans. Il est là mettre son corps dans l’oeuvre, ça veut dire le mettre en mouvement, le mettre en en action dans ce qu’on crée, donc ça peut être par la vidéo, ça peut être par la performance, ça peut être par juste se prendre en photo

00:05:15:01 – 00:05:30:04
Inconnu
et détourner son corps, jouer avec les mouvements et se sentir actrice dans l’oeuvre et dans ce qu’on crée. Parce qu’à l’inverse, ce serait quoi ne pas mettre? Comment créer sans mettre son bas? Je pense que c’est tant qu’on ne voit pas le corps.

00:05:30:22 – 00:05:43:19
Inconnu
En fait, c’est assez compliqué comme question. Ben oui, parce qu’une artiste, mais toujours son corps dans l’oeuvre. Mais là, peut être que je parlais juste de le mettre physiquement dans l’oeuvre et de ce que tu disais te détourer de filmer exactement.

00:05:43:19 – 00:05:52:03
Inconnu
Là, c’est plus quand le corps physique est là. Et après, je pense que quand on y a d’autres oeuvres où il y a peut être le corps mental parce qu’on a toujours cette main, on est, on produit toujours par ses mains.

00:05:53:13 – 00:06:04:22
Inconnu
Après, j’imagine qu’il y a des artistes qui produisent. Mais si je pense que l’on passe toujours par cette étape de la main et que voilà, le corps est toujours en action dans l’oeuvre. Oui, ça peut être quand même.

00:06:05:09 – 00:06:15:07
Inconnu
Le fil rouge de cette exposition, c’est le corps quand même. Oui, complètement. On peut complètement conclure ça, évidemment. Merci Miléna. D’autres questions, Justine? Non.

DIRECT DU FUMOIR #1

DIRECT DU FUMOIR #1

00:00:00:02 – 00:00:12:07
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes en direct de la galerie Chapelle, quatorze, boulevard de la Chapelle et de l’exposition Ce qu’il reste de nous mêmes à Gaëtan Moretti, alias Moretti, qui est à la fois curatrice et artiste exposé?

00:00:12:18 – 00:00:34:07
Inconnu
Être diplômé des Arts déco et tout inspire du cinéma et tu collectionne des images fugitives dans des films, des magazines, des archives, des archives pour construire ses peintures, par exemple. Travelling dans Voyage en voiture, la silhouette d’une femme disparue ou la bande originale d’un film italien des années 70 sont autant de choses qui inspirent pour créer des

00:00:34:07 – 00:00:56:13
Inconnu
œuvres. Est ce que toi aussi tu ne vas pas passer, y couper? Tu vas devoir nous dire ce que le titre de l’exposition inspire. OK, pour moi, ce qu’il reste de nous mêmes, c’est assez. En tout cas, quand j’y pense, je le met en parallèle avec mon travail où il y a beaucoup de morcellement et un peu

00:00:56:13 – 00:01:18:04
Inconnu
l’idée d’archives, en tout cas, et ce qu’il reste de nous mêmes, ça serait pour les éléments qu’on pioche et qu’on peut intégrer après dans nos oeuvres et qu’on retrouve après dans l’expo comme un mashup, un mashup, mais qui serait passé par un filtre entonnoir, exactement un collage comme collage.

00:01:18:09 – 00:01:29:09
Inconnu
Il y avait, il y a l’idée de filtrer. J’ai l’impression. L’idée, c’est de récupérer plein d’éléments, de démonter, de refaire un nouveau banc de montage et du coup, ce qu’il reste de nous mêmes, ça serait ce nouveau banc de montage.

00:01:29:22 – 00:01:46:16
Inconnu
Cette manière de voir si Moretti dit et du coup, est ce que tu peux nous parler des œuvres que tu expose, nous les raconter carrément parce que je te rappelle à la radio que les gens, les gens se plongent dans c’est vrai, dans tes mots.

00:01:47:00 – 00:02:16:12
Inconnu
Alors dans la première salle, il y a une première série qui s’appelle Renversement, qui est une suite de plusieurs petits formats de peinture qui mettent en relation des paysages abandonnés, vides, avec des corps renversés. un peu comme une sorte de suite de scénario fictif dans le film qu’on ne voit pas.

00:02:17:08 – 00:02:52:01
Inconnu
Et en juxtaposition. Il y a une une autre série de peintures qui s’appelle United States of Corsica, qui sont par ailleurs une série de diptyques, tous collés les uns aux autres, qui mettent en parallèle des décors vides qui sont issus d’images que j’ai faites en Corse avec des femmes dans des positions très lascives, dans des lieux fermés.

00:02:52:23 – 00:03:14:12
Inconnu
Et ça, c’est pour le côté visuel et la troisième série, qui est plus liée à une série qu’il y a l’autoportrait. Ou c’est une série de femmes un peu déformées où, du coup, j’ai récupéré des photos que j’ai faites de moi et que j’ai repeintes après que je retravaille encore du mashup.

00:03:14:20 – 00:03:28:16
Inconnu
Oui, c’est même de l’auto mashup. Et au niveau des titres, parce qu’il me semble que la dernière fois que je t’ai croisé, t’avais pas donné de titres à tes œuvres. Comment? Comment est ce que tu as trouvé des titres pour les titres?

00:03:29:02 – 00:03:48:05
Inconnu
En fait, j’ai essayé de donner des titres qui étaient liés, qui me faisait penser à des titres de films, un peu comme des poèmes. J’aime bien l’idée d’un scénario fictif et de collage. En tout cas, qu’on puisse imaginer des univers parallèles en voyant mes peintures, en tout cas faire des collages entre les différentes peintures pour que ça

00:03:48:06 – 00:04:06:02
Inconnu
crée de nouvelles histoires. J’essaie de trouver des titres qui étaient liés pour moi, qui me faisait penser à soi des titres de films, soit qui soient parfois cédétiste que j’ai récupéré dans le texte que j’avais écrit. Donc oui, il y a plein de variations différentes des textes que tu avais écrits.

00:04:06:02 – 00:04:23:14
Inconnu
Dans quoi Gath? Dans les journaux, tu as des journaux carrément Valeurs actuelles et c’est comme ça, non? Non, mais ça veut dire tu pratiques Le carnet de poche ou le journal intime? Tu écris beaucoup. En fait, de Paekche aux Arts déco, je faisais beaucoup ça.

00:04:23:14 – 00:04:39:10
Inconnu
Et après, j’utilisais les textes que j’écrivais comme voix off dans les films que je produisais là bas. Et c’est un truc qui est resté. Du coup, souvent, ça m’aide après, soit pour trouver les titres de mes peintures, soit un peu comme fil conducteur pour carrément peindre.

00:04:40:23 – 00:04:53:03
Inconnu
Voilà, OK encore du maillage du collage. Et oui, décidément, on se répète. Et d’ailleurs, vu qu’on aime bien se répéter, est ce que si on peut revenir à la question du corps? Oui, vu que c’est quand même le fil rouge.

00:04:53:03 – 00:05:05:20
Inconnu
C’est ce qui nous amène ici. Après tout, toi, du coup, le corps est assez présent dans les peintures. Est ce que tu peux nous dire en quoi c’est important pour toi de représenter des corps et comment tu les représente?

00:05:06:02 – 00:05:21:11
Inconnu
Et oui, moi, j’aime bien l’idée que le corps y soit suggéré dans mes peintures et qu’en fait, ce soit par rapport aux aplats de couleurs et aux juxtaposition qu’on nous vous essayer de comprendre les formes ou en tout cas de les deviner.

00:05:22:01 – 00:05:37:01
Inconnu
Mais que ça soit pas hyper réaliste, que ce soit juste dans la position, dans le mouvement de la couleur, qu’on retrouve cette idée du corps dans la peinture. Il y a aussi tout un aspect qui est lié à.

00:05:39:08 – 00:05:58:06
Inconnu
Côté lascif et presque en attente de ces corps, comme s’il y avait un événement à deviner qui allait précéder ou qui venait de se produire, mais qu’on n’avait pas exactement la clé, j’aime dans l’idée que c’est moi qui en espace, qui soit un peu suspendue et qu’on puisse deviner la suite de l’histoire.

00:05:59:10 – 00:06:13:22
Inconnu
Je ne sais pas. Peut être qu’on a déjà posé la question, mais une formation artistique. Moi, j’ai fait des arts déco en photo vidéo. Je l’ai dit tout à l’heure où l’on met à jour le savoir. Et parce que je n’avais pas précisé que c’était photo, vidéo et mes bases.

00:06:14:00 – 00:06:27:18
Inconnu
Et j’ai commencé à peindre au moment de mon diplôme, qui est un diplôme avec de la vidéo, de la photo, mais aussi de la peinture. Et depuis, je fais beaucoup, beaucoup de peinture. Le corps a toujours été aussi présent dans ton travail.

00:06:27:24 – 00:06:42:11
Inconnu
C’est quelque chose d’assez récent. Ça a toujours été là. En fait, la série qui est présentée dans la première salle avec ses corps de femme très lancinant en attente. C’est une série que j’ai depuis que j’ai eu mon diplôme et que je continue de faire le travail.

00:06:43:12 – 00:06:54:05
Inconnu
Et alors? Ces gens qui disent un jeune artiste de 45 ans du tu penses quoi de ça, toi? Est ce qu’on est ce qu’on peut être artiste quand même? 20, 20, 20 et quelques années ou 30 années? Je ne sais pas quel âge tu as, d’ailleurs.

00:06:54:14 – 00:07:08:05
Inconnu
J’ai 28 ans, 28 ans. Est ce qu’on peut être artiste à 28 ans? Bah, on peut être artiste, même quand enfant, il n’y a pas de fond. Pour moi, il n’y a pas d’âge. Il n’y a pas une histoire de développer son schème, développer ses techniques, masterisé son travail.

00:07:08:06 – 00:07:25:03
Inconnu
Des choses comme ça, il y a pas un moment, c’est bon, je contrôle, mais en fait, je contrôle jamais. Vraiment. En tout cas, j’ai pas l’impression contrôle que je sais des choses. Elles sont très instinctive, en fait. Quand tu fais en aplats de couleurs ou que tu construit une toile, les choses, elles, se font un peu d’elles

00:07:25:03 – 00:07:36:10
Inconnu
mêmes. Tu peux les théoriser, réfléchir à leur plan de choses. Mais au final, il y a un truc un peu intuitif. D’accord, mais il y a pas un moment. Tu penses que peut être, c’est la jeunesse aussi. Tu penses pas qu’il y a un moment ou où ça clic clac.

00:07:36:11 – 00:07:47:17
Inconnu
Tu vois comme tu deviens un arbre. Il y a cette espèce de force de ton art. Tu vois que tu peux vraiment définir un carré, en quelque sorte? Je sais pas. Je n’ai pas l’impression qu’il y a un jour, en tout cas personnellement, que je me sois dit j’ai envie d’être artiste.

00:07:47:21 – 00:08:07:16
Inconnu
D’accord, on peut tout seul. Tu shahbaz ta ton parcours scolaire après d’école ou pas d’école, mais tu construit des trucs un peu petit à petit bois et tu continues à devenir. Voilà exactement les mêmes quand, à 62 ans, tu continues à devenir en fait, sauf si vraiment tu es devenu une personne qui n’est plus curieuse.

00:08:08:21 – 00:08:19:09
Inconnu
C’est ce qui est en général. Tu tue la jeunesse, c’est de ne plus être curieux. Juste, il me fait des signes. Est ce que tu passe un bon moment? Justine se passe plutôt en bons moments. J’ai failli m’étouffer tout à l’heure avec mon verre d’eau.

00:08:19:09 – 00:08:36:04
Inconnu
C’est vrai, mais dans une posture pas du tout comique. Non, pas du tout. Tu me positionner dessus. C’était moi, j’ai failli. J’ai failli partir en courant parce qu’on n’a pas de masque. On est complètement des rebelles et les artistes continuent à se succéder pour nous raconter ce qui est complètement et la prochaine à venir nous rejoindre.

00:08:36:04 – 00:08:40:09
Inconnu
C’est Marilou, dont tu Adobe Adobe. J’adore la ville de Fleurie.

PORTRAIT 4: MARILOU PONCIN

PORTRAIT 4: MARILOU PONCIN

00:00:00:02 – 00:00:18:04
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes en direct de la galerie Chapelle, quatorze, boulevard de la Chapelle et de l’exposition Ce qu’il reste de nous mêmes? Marie-Lou Poncin est avec nous. Marilyne, artiste plasticienne qui est passée par les Beaux-Arts de Lyon, la rituelle d’Amsterdam, les Arts déco de Paris et dont les oeuvres tu crées des situations qui

00:00:18:04 – 00:00:34:10
Inconnu
mettent en scène les corps, leurs désirs et leur numérisation. Les fantasmes deviennent des mondes virtuels à explorer et tu manipule autant l’installation vidéo que la photographie, la peinture ou la céramique. Tu crois aussi plusieurs formats et médiums et dont des céramiques.

00:00:34:17 – 00:00:51:04
Inconnu
Non pas des céramiques s’insèrent dans tes images en reproduisant une nature fantasmée, souvent absente des environnements fictifs que tu filme ou que tu photographies. Donc, qu’est ce que tu peux nous expliquer un peu, tout ça et surtout, peut être commencer par nous décrire un petit peu des œuvres pour que les personnes qui écoutent seulement et qui ne

00:00:51:04 – 00:01:10:02
Inconnu
sont pas là puissent comprendre de quoi on parle? Absolument, oui. Alors moi, je montre quatre œuvres ce soir et même pendant la durée de l’exposition, donc trois œuvres que j’ai jamais montrée encore ailleurs et une œuvre qui est la fameuse vulve en plastique qui est un travail plus ancien.

00:01:11:04 – 00:01:31:13
Inconnu
Alors, pour décrire un peu ce que le spectateur pouvait voir en passant dans l’exposition, alors qu’on s’approchera de mon travail, y verra d’abord pas mal de limaces, puisque cet animal est présent dans plusieurs pièces. Alors, je suis venue aujourd’hui en tant que bonne élève avec une magnifique description définition du mot limace.

00:01:31:19 – 00:01:44:18
Inconnu
La magnifique tenue de limace. Parce que parce que cette définition doit doit être énoncée une tenue de limace. C’est bien que tu réagisse de ces pages imaginées comme tu sais pas ta phrase que tu étais venu en tenue de limace continue s’il te plaît.

00:01:44:19 – 00:02:04:11
Inconnu
Il faut pas toujours écouter ce que je raconte. D’accord, alors c’est très bien. Ça va faire un magnifique écho à cette définition. Donc, la limace est un mollusque de mollusques gastéropodes de forme allongée, sans coquille ou dont la petite coquille est cachée sous le manteau à 4 à 4 tentacules couverts d’une humeur visqueuse et qui aime l’humidité.

00:02:04:18 – 00:02:18:01
Inconnu
Voilà pour fera parfaitement écho à tous toutes ces discussions sur la vulve. Et ce n’est pas du tout celle de la tenue de limace, et pas du tout approprié à l’hiver à Banon. L’humidité et le froid ne font pas bon ménage en amont.

00:02:18:01 – 00:02:34:13
Inconnu
On sait bien que, finalement, ne soit pas venue en tenue de limaces. Qui serait tombée malade? Peut être. Mais oui, ça serait bien dommage. Et c’est une passion qui a toujours été en toi, la limace. Et ben alors oui, étrangement, ça fait écho à une histoire de mon enfance parce que j’ai grandi toute seule dans un endroit

00:02:34:13 – 00:02:46:22
Inconnu
hyper isolé, en pleine montagne campagne et je me balade pas mal dans la montagne, seul, puisque c’était un peu mon terrain de jeu et je jouais beaucoup avec les limaces. Donc je pense que c’est resté quelque part en moi.

00:02:47:04 – 00:02:57:15
Inconnu
Mais jouer, ça veut dire que les couper, je les ai brûlées au non moment. C’était plus des compagnons, d’accord. Alors j’avais quand même tendance à toucher leurs yeux pour qu’ils soient frénétiques à l’intérieur, parce que je trouvais ça assez fascinant.

00:02:58:00 – 00:03:06:02
Inconnu
Mais je leur ai pas plus de mal que ça. Je crois que c’étaient des antennes. J’avais pas capté que c’était les yeux. Ah ben oui, très bien. Il faut aller au parc un peu là pour ceux qui nous écoutent.

00:03:06:03 – 00:03:18:15
Inconnu
Voilà, sachez que les limaces ont des antennes mieux. Eh bien oui, voilà, c’est ça, d’accord. Et c’était resté. Donc ça m’est resté. En fait, donc je fais de la céramique depuis assez peu de temps. Ça doit faire un an quelque chose comme ça.

00:03:19:01 – 00:03:38:00
Inconnu
Et donc, comme le disait justement Justine, la nature est assez absente du reste de mon travail, plus lié à l’image. Et en fait, je pense que ça a été une manière pour moi de me plonger dans la céramique et de pouvoir insérer cet élément naturel qui était absent jusqu’à présent.

00:03:38:00 – 00:03:53:21
Inconnu
Parce que j’étais plus dans la fiction, voire même dans des univers assez futuristes, des rapports au corps assez assez plastique et assez, comment dire, désincarné, désincarné, comme on peut le voir dans la photo plus ancienne dont on parlait précédemment.

00:03:54:15 – 00:04:13:14
Inconnu
Et donc, ça m’a permis de réinterpréter la nature, de la replacer encore une fois d’une manière assez fantasmée. Je regarde la nature de la même manière que je regarde le corps des femmes, en fait. Et qu’est ce que tu penses de ce travail plus ancien, donc cette bulle en latex avec une fleur dedans?

00:04:14:06 – 00:04:26:00
Inconnu
Au passage, je précise que tu es donc vendus dans une galerie qui est la galerie Jameson. Je suis en point de vente, je ne dis pas ça. Mondialiste est donc un proxénète. Elle vend ses oeuvres, il vend pas?

00:04:26:20 – 00:04:38:11
Inconnu
Oui, mais c’est très étrange. Elle vend mon travail parce qu’après représenté par une galerie en bois, c’est bien qu’on appelle les termes aussi. On est là, on a tous les. C’est pour ça. Et c’est exactement le propos de cette galerie.

00:04:38:16 – 00:04:51:04
Inconnu
C’est de casser cette espèce de rigueur de la linguistique artistique et on peut se tromper. Ce que j’ai pu revenir, je me trompe, mais jamais je me fais engueuler. Tu reviens plus vite a envie de vous apprendre plein de trucs avec cette émission.

00:04:51:06 – 00:05:05:21
Inconnu
Et puis, les gens qui nous écoutent ont peut être moins peur maintenant de poser des questions qui pourrait paraître stupide au primaire? Voilà certainement exactement. Alors donc, tu représente? Représenté par une galerie web sous laquelle la galerie Laurent Gaudin depuis 2019.

00:05:05:22 – 00:05:18:15
Inconnu
Qu’est ce que ça change, ça? C’est un sacré tournant dans la vie d’un artiste parce que déjà, ça permet une espèce de validation du marché. Alors on peut penser ce qu’on veut, mais c’est quand même quelque chose d’assez important.

00:05:18:23 – 00:05:34:16
Inconnu
Ça donne aussi des opportunités de vendre son travail, ce qui permet aussi d’avoir une économie assez viable. Parce qu’être artiste, c’est aussi beaucoup de précarité. Ça permet de pouvoir imaginer vivre de son travail, même si moi, j’ai toujours fait le choix de travailler à côté.

00:05:34:24 – 00:05:53:02
Inconnu
Jusqu’à présent, pour justement pouvoir faire de l’art libre, on va dire sans contrainte du marché. Puis ça permet aussi de rencontrer un tas de personnes. Ça m’a permis aussi de faire mon Premiere sur le champ en 2019. C’était superbe opportunité et ça va que croître là.

00:05:53:03 – 00:06:06:15
Inconnu
Par exemple, en ce moment, j’ai une exposition au Japon, à Tokyo. C’est aussi une opportunité qui m’a été apportée par la galerie Laurent Gaudin. Et donc, il y a aussi une forme de moins de liberté dans le sens où tu peux plus choisir le prix des œuvres.

00:06:06:19 – 00:06:18:03
Inconnu
Ce que disait Miléna rapidement, tout à l’heure. Quand tu rentres dans le circuit galerie, tu n’es plus non plus maître de ce que tu fais. Non, pas du tout. Le galeriste prend pas du tout la fin. Moi, en tout cas, ce n’est pas comme ça que ça se passe.

00:06:18:09 – 00:06:28:05
Inconnu
L’ascendant sur ces questions là, c’est une discussion, en fait, d’accord. Moi, en tant que jeune artiste aussi, il faut dire que j’étais assez perdu sur le prix de mon travail pendant mon temps parce qu’on ne nous apprend absolument pas ça à l’école.

00:06:28:23 – 00:06:46:21
Inconnu
Et au contraire, ça a été justement un référent professionnel qui m’a permis de comprendre quel était pris mon travail par rapport à la 4G, par rapport au médium utilisé, par rapport à la manière de le montrer. Donc, c’est plus une discussion que quelque chose dimposer et il y a aussi une confiance en toi qui doit faire vraiment

00:06:46:21 – 00:06:57:23
Inconnu
du bien. Je veux dire le fait que quelqu’un s’intéresse d’une part à ton travail, mais ensuite fasse le travail de vente. Ça doit libérer pas mal. Absolument. Et en plus, Laurent a quand même une longue carrière derrière lui.

00:06:58:10 – 00:07:12:00
Inconnu
Il y a des artistes, moi, que j’admire depuis des années. Par exemple, Mika Rothenburg, qui est aussi représenté par la galerie Laurent Gaudin. Donc moi, quand j’ai vu ça au début, c’était vraiment comme un rêve. une forme de premier aboutissement, en effet.

00:07:13:24 – 00:07:30:08
Inconnu
Tu sais que j’ai des amis qui utilisent ce genre de vulve. Eh ben écoute, tu peux leur dire que mon travail est à vendre ici s’ils veulent continuer leur collection. Tu parles de Love Dolls? Non, non, non, c’est juste le vagin, la vulve.

00:07:30:08 – 00:07:45:18
Inconnu
T’as juste la vulve en latex. Et en fait, la technique consiste à voir les chats de poche. C’est ça, en quelque sorte. Oui, ça s’appelle comme ça. C’est assez gentil. Utilisons le terme, ce qu’on appelle le pussy pocket et ils sont satisfaits de leur usage.

00:07:45:24 – 00:08:03:14
Inconnu
Mais ils sont amoureux de leur poche superbe. Et ils sont toujours des tentes. C’est très bien parce que ce que tu dis fait absolument écho au titre de la pièce qui s’appelle Even in Plastic Fink Things Kangoo. Et donc, c’est dans un travail qui a été fait sur les love dol et leur usage au Japon et aussi

00:08:03:14 – 00:08:26:05
Inconnu
, du coup, une réflexion sur les sex toy et sex symbol qui sont vraiment à usage masturbatoire. Et justement, dans l’usage des love dol au Japon. Ce qui m’intéressait beaucoup, c’était que ces décors inertes qui attendent la projection d’émotions de leurs propriétaires en eux, en elle pour pour pouvoir s’épanouir au delà d’un objet masturbatoire.

00:08:26:06 – 00:08:42:09
Inconnu
C’est aussi une vraie relation qui se crée puisque cet objet devient un miroir de ce qu’on est, nous en fait, et de son désir et de son désir. Tout à fait. Et du coup, ce que j’aimais bien, donc, avec l’idée de cet objet là, c’est que tout peut pousser dans le plastique, même les émotions, même les plantes

00:08:42:16 – 00:08:55:05
Inconnu
. Voilà, c’était vraiment une histoire de métaphore comme ça. Même l’amour, comme tu le dis avec ton ami et en même temps, cette fleur qui est plantée comme ça dans un orifice des fesses en silicone n’a pas l’air très en forme non plus.

00:08:55:06 – 00:09:12:14
Inconnu
Donc peut être ça veut dire quelque chose. Elle est fanée, carrément profanée, juste avant d’être fanée. Tout à fait. Alors ça, c’est libre interprétation. Je vous laisserez peut être aussi, à propos de l’art, de semer des questions, des réflexions au cœur des esprits de ceux qui la contemplent un brin.

00:09:13:00 – 00:09:31:11
Inconnu
Justine. Où en sommes nous exactement? Toujours la même question. Le rapport, la place du corps, la réflexion autour du corps dans ses œuvres. Du coup, là, c’était assez clair, en tout cas autour des Love dol, mais. Mais vu que tu fais aussi d’autres, tu utilises d’autres médias, mais tu fais d’autres toute œuvre.

00:09:31:12 – 00:09:49:10
Inconnu
Est ce que tu peux nous en parler? Oui, tout à fait. Alors déjà, moi, j’ai toujours représenté des corps féminins dans mon travail. Là, tout récemment, jeu uniquement féminin, du coup uniquement féminin, que ce soit mon corps, le corps d’amis ou via l’usage d’images récupérées dans des magazines érotiques.

00:09:50:23 – 00:10:04:04
Inconnu
Après la, je suis en train de travailler sur un nouveau projet de film où je vais devoir mettre en scène pour la première fois des hommes, des corps d’hommes. Ce qui me fait. un peu paniqué, mais en même temps, il faut sortir un peu de sa zone de confort.

00:10:05:14 – 00:10:25:00
Inconnu
Complètement et du coup, donc, tu disais ont ton coeur aussi investi dans tes oeuvres? Oui, tout à fait. Tu peux parler de ça aussi à des oeuvres en particulier? Oui, tout à fait. J’ai fait pas mal d’autoportraits. Je fais notamment une une vidéo en réalité virtuelle où je mettais en scène mon avatar qui s’appelait Marie Love.

00:10:26:08 – 00:10:41:02
Inconnu
J’ai aussi fait des autoportraits, deux autoportraits qui s’appelle Adobe Sad, aussi dans la même dans la même série, sur les Love Dol, où j’étais moi même grimé en Love Dol. Il y avait vraiment une interrogation aussi de comment le corps de l’artiste se place dans son œuvre, etc.

00:10:41:02 – 00:11:01:01
Inconnu
Vis à vis de l’histoire, de l’art et aussi de ses pratiques qui peuvent paraître un peu marginales. Et aussi, plus récemment, via la céramique, puisque moi je fais principalement du modelage, donc je sculpte des formes avec mes mains et ça, en fait, ça devient la contre forme de mon propre corps.

00:11:01:06 – 00:11:04:13
Inconnu
Donc, c’est aussi une manière de l’inclure dans le processus créatif.

PORTRAIT 5: NOA BENSEMOUN

PORTRAIT 5: NOA BENSEMOUN

00:00:00:02 – 00:00:20:24
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes en direct de la galerie Chapelle, quatorze, boulevard de la Chapelle et de l’exposition Ce qu’il reste de nous mêmes et de la rue Bensimon? Bonsoir. Bonsoir! une artiste autodidacte qui travaille sur la confrontation entre les utopies et la réalité et s’inspire de la spiritualité et de l’onirisme.

00:00:21:01 – 00:00:38:08
Inconnu
Son travail confronte donc l’utopie à la réalité et, au regard perpétuellement émerveillé, transparaît dans tes oeuvres et influe sur ton processus de création. Est ce que tu peux nous parler déjà de ton parcours d’autodidacte? Comment ça se fait que ce soit lancé?

00:00:39:02 – 00:00:56:01
Inconnu
J’ai dit autodidacte, mais en vrai, j’ai fait. J’ai déjà. J’ai pris des cours de dessin et de peinture depuis que je suis toute petite et aussi j’ai fait des prépa. Donc en vrai, c’est que maintenant que je me suis lancé en tant que autodidacte, mais n’a pas de diplôme d’école nationale, comme par exemple les autres artistes qui

00:00:56:01 – 00:01:09:06
Inconnu
sont exposés ou non. Je n’ai pas de diplôme, il est très bien. Et donc, est ce que tu peux nous parler de tes utopies aussi également? Qu’est ce qui t’inspire? Qu’est ce qui te fait rêver? Qu’est ce qui m’inspire?

00:01:09:06 – 00:01:29:18
Inconnu
Qu’est ce qui me fait rêver un peu. Moi, je suis très inspiré par l’enfance. En fait, c’est un sujet qui me va. J’ai toujours été très proche des enfants. J’ai beaucoup de frères et sœurs, beaucoup de cousins. Tout ça, donc, leur nom, leur univers me parle énormément et je me sens en confiance.

00:01:30:14 – 00:01:46:19
Inconnu
Et désolé, je suis hyper nerveuse. Écoute n’a pas besoin d’être hyper nerveuse. On est entre nous là. On est entre filles, entre filles, à la recherche des trucs. Qu’est ce qui se passe dès que je dis aux femmes me regarder de travers?

00:01:46:19 – 00:02:04:09
Inconnu
Et si je ne comprends pas, il veut à tout prix faire partie de notre bande de filles, comme il appelle ça. Mais il en fait pas partie de mariage. À peu de choses près, c’est ça. Mais même chez un homme soumis et masochiste, c’est comme ça que je suis là.

00:02:04:10 – 00:02:31:20
Inconnu
Est ce qu’on peut revenir à l’artiste des coups qui ne vont jamais bien? J’aimerais bien si on me laissait me taire. Du coup, alors l’enfance, c’est très important pour moi parce que les enfants ont un regard pur et sont ils réfléchissent pas à des choses trop compliquées auxquelles ils pourraient réfléchir.

00:02:31:21 – 00:02:46:21
Inconnu
Nous, en tant que même pas adultes, mais même à partir de douze treize ans, on commence à se poser des questions qui ne sont pas là. Quand on, quand on est un enfant, on regarde les choses telles qu’elles sont vraiment et on fait confiance à ce qu’on ressent.

00:02:47:23 – 00:03:11:01
Inconnu
Et moi, je trouve que c’est important et c’est ça que j’essaye de garder dans ma vie d’adulte. Et ce n’est pas toujours facile de pas calculer, de pas prendre, de pas agir en fonction des autres, mais plutôt en fonction de ce que moi je ressens, que ce que j’ai envie de te transmettre ou si, par exemple, je

00:03:11:09 – 00:03:25:13
Inconnu
ne sais pas, je me suis un peu perdu. Mais le sentiment pur, les émotions pures, ça, c’est très important pour moi. Qu’est ce qui m’inspire? D’autres aussi? Les couleurs, c’est très important dans mon travail. J’ai envie, j’aime y incorporer toutes sortes de couleurs.

00:03:25:14 – 00:03:44:17
Inconnu
Je peins des paysages, par exemple, de montagnes dans lesquels je vais mettre des couleurs complètement surréalistes. André, je vais faire des montagnes roses dans un ciel jaune et science. C’est un peu en ça que je sais ça que je veux dire.

00:03:44:17 – 00:04:02:19
Inconnu
Quand je parle de rêve, c’est plutôt dans la manière visuelle. Les choses, c’est des choses qui sont pas forcément cohérentes. Même si je suis désolé, je me perds est presque finie ta phrase. C’est vraiment dommage de s’arrêter là.

00:04:03:03 – 00:04:20:02
Inconnu
Alors j’étais dans le surréalisme onirique, oui, qui en porte visiblement, qui est une passion. C’est de rêver éveillé le rêve diurne que tu que tu plaquent à la peinture sur des formats grands ou petits moyens de type blanc.

00:04:20:12 – 00:04:36:24
Inconnu
Oui, c’est bien résumé. Oui, voilà, c’est ouais, c’est peut être. Donc tu tu propose une expérience de type narcotique aux gens. En gros, la drogue, c’est tout à voir. Non, pas vraiment. Quand même pas. Je n’irais pas jusque là.

00:04:37:11 – 00:04:59:15
Inconnu
Mais oui, j’aime bien cette idée que les gens puissent s’évader quand ils regardent mes oeuvres. Et puis ce sujet, c’est aussi en ça la confrontation de la réalité, de la réalité et de mon utopie. C’est qu’une image qui paraît sensée, qui paraît plutôt normale et en fait, plus on se rapproche et on se rend compte que.

00:05:00:12 – 00:05:17:11
Inconnu
Les couleurs ne sont pas forcément au bon endroit et on comprend pas tout de suite ce qui se passe. Et voilà quoi! C’est des formes très arrondies, plutôt dans la douceur et et dans la joie et la bonne humeur.

00:05:18:12 – 00:05:31:20
Inconnu
Tessa, voilà que j’allais repartir dans la drogue, mais je pense que ce n’est pas la peine. Ben non, moi, je vois de la drogue partout, moi nulle part. Donc on va passer à autre chose, ce qu’on appelle la bonne balance.

00:05:31:20 – 00:05:51:16
Inconnu
Justine, on est, on est comme ça, on est. On est au bon équilibre parce qu’un peu, c’est moche, trop c’est moche. Mais la juste balance, c’est bien, c’est bien. D’un coup, tu, tu t’en vole en regardant les oeuvres de Noa, se dit Ah ah, ces petits êtres dans la forêt.

00:05:51:22 – 00:06:05:24
Inconnu
Tu vois, est ce que tu peux nous parler de ces petits êtres dans la forêt? Oui, grave. Alors, ils sont appelés comme ça parce qu’ils ont été un enfant. Ils ont été inspirés par une forêt jetée à la forêt de Fontainebleau.

00:06:05:24 – 00:06:21:03
Inconnu
Pas mal pendant l’année dernière, pour faire des rêves, pour faire non pas des rêves, mais presque. J’aime bien me retrouver dans la forêt. Je vais quand j’en ai marre de Paris et je pars à Barbizon et je vais à la folie.

00:06:21:03 – 00:06:34:05
Inconnu
Barbizon, je sais pas si vous voyez, c’est une résidence d’artistes, ce serait exactement. Et j’adore cet endroit parce que ça me permet d’oublier tous mes problèmes de ma vie quotidienne et d’être entouré que d’artistes, de gens hyper puissants, mauvais.

00:06:34:23 – 00:06:48:06
Inconnu
Et donc de prendre ce grand bol d’air frais dans la forêt. Ça me. Ça m’avait beaucoup inspiré. Et ces petits êtres y sont. J’aime bien les voir un peu en tant que totem qu’on pourrait mettre dans un coin de son bureau.

00:06:48:06 – 00:07:06:09
Inconnu
Je ne sais pas et ça ne va pas. Et ils sont là. On me dit danse dans des positions peu chelou, avec des formes un peu bizarre et sont pas hyper bien finis. Et mais ouais, c’est ça. C’est des petits totems pour apporter un peu de un peu de douceur et s’évader un peu et retrouver son enfance

00:07:07:00 – 00:07:22:11
Inconnu
. Encore une fois, on y revient et je propose donc deux pièces pour cette expo, donc les êtres et les petits êtres de la forêt et aussi une peinture plus grand format. Oui, donc, déjà, est ce qu’il y a un médium que tu préfères entre les deux?

00:07:22:12 – 00:07:38:20
Inconnu
Entre le travail de sculpture et celui de peinture? Et est ce que tu peux nous parler aussi de pratique de la peinture? Je sais, c’est dur de dire que je préfère l’un ou l’autre parce que c’est des médiums que j’aime énormément.

00:07:38:21 – 00:08:04:04
Inconnu
J’ai commencé par la peinture et j’ai découvert la céramique seulement l’année dernière. Et en vrai, ces deux matériaux qui me permettent vraiment de laisser parler mes mains. En fait, je fonctionne de manière hyper instinctive. Ça veut dire que pour les petits êtres de la forêt, justement, j’ai juste vraiment pris un peu de terre dans ma main et

00:08:04:04 – 00:08:18:19
Inconnu
j’ai formé les Twister. Et ça commence à faire une forme et je me suis dit OK, c’est pas mal. On continue et après j’ai. J’ai vu ces personnages se former tout seul, en fait. Donc, c’est plus après, dans le travail de l’émail qui où j’ai pris plus de décision.

00:08:18:19 – 00:08:33:12
Inconnu
Tout ça même s’il y a quand même une partie vachement aléatoire dedans. Et la peinture, c’est pareil. Je fonctionne à part quand j’ai vraiment un croquis et que j’ai l’image dans ma tête. Exactement ce que je veux, ce qui arrive aussi le plus souvent.

00:08:33:12 – 00:08:48:18
Inconnu
Je prends une toile ou un papier pas trop cher et je prends la place de l’acrylique, les couleurs primaires et je fais des mélanges, des mélanges, des mélanges. Et ça se fait tout seul et au fur et à mesure que les couleurs se former.

00:08:49:06 – 00:09:09:21
Inconnu
Et je vais commencer à avoir d’autres choses et à travailler plus en détail. Mais j’étais vraiment c’est. Je me mets en condition, c’est à dire que j’ai, je mets un casque, de la grosse musique et je me laisse guider par le matériel plutôt que pour moi qui essaye de prendre des ciseaux.

00:09:10:02 – 00:09:30:02
Inconnu
C’est à dire quoi être artiste pour toi? Alors ça, c’est la question de nos visages. Être artiste, ça veut dire voir la vie différemment. Ça veut dire pouvoir s’arrêter dans la rue parce que j’ai vu un truc qui m’a interpellé.

00:09:30:02 – 00:09:45:10
Inconnu
Le prendre en photo, ça veut dire regarder le ciel pendant des heures. Ça veut dire être hypersensible, ça veut dire travailler beaucoup. Ça veut dire pouvoir s’inspirer de tout ce que je pense et être capable de produire et être capable.

00:09:45:11 – 00:09:57:23
Inconnu
Parce que moi, si je prends un bout de céramique que je le comme tu dis, il ne va pas y avoir des petits bonhommes de la forêt qui vont sortir. Si c’est juste que tu verras peut être pas les personnes d’autres non plus, d’ailleurs, personne les verra.

00:09:57:23 – 00:10:10:16
Inconnu
C’est parce que moi, je ne sais pas faire ça. Tu vois, c’est aussi ça la différence, Justine, tu vois, moi, il me faut une machine à écrire pour que ces mots médium. Ah bah ouais, voilà. Mais ça ne veut pas dire que t’es pas un artiste aussi.

00:10:10:22 – 00:10:28:13
Inconnu
Tiens, je m’étais pas posé la question. Moi, je pense pas qu’il faille vraiment produire. Si c’est important, évidemment. Mais je pense que c’est plus dans notre tête de on sait quand on est artiste ou pas. Même si moi, j’ai eu beaucoup, beaucoup de mal à accepter.

00:10:28:13 – 00:10:43:05
Inconnu
C’était toute la question que je me suis posée l’année dernière parce que je suis légitime, parce que je peux vraiment un jour vendre mes tableaux. Est ce que je peux vivre de ça? Et en fait, je me suis rendu compte que je me posais pas les bonnes questions et qu’il fallait que je me fasse confiance et que

00:10:43:05 – 00:11:03:13
Inconnu
, de toute façon, je ne savais pas faire autre chose. Donc voilà très bien. T’as bien raison. Et pour revenir une fois de plus à la question du corps, je n’ai pas l’impression même peut être que je me trompe, que dans son travail, tu investis forcément ton corps ou ta propre image.

00:11:03:13 – 00:11:16:19
Inconnu
Est ce que c’est le cas ou pas? Ça n’était pas le cas pendant longtemps. J’ai eu beaucoup de mal à 100 à intégrer mon corps dans mes oeuvres parce que je n’avais pas accepté mon corps en tant que femme.

00:11:16:19 – 00:11:38:21
Inconnu
C’est un processus qui prend du temps. Tu connais et et qui est dure. Et franchement, c’est un travail que je n’ai pas terminé du tout. Encore vis à vis de moi même. Mais là, je suis en train de faire une nouvelle série de peinture dans laquelle j’interprète que mon corps et ça me fait énormément de bien de

00:11:38:21 – 00:11:58:16
Inconnu
pouvoir sortir ça. Et puis, c’est seulement maintenant vrai que je pense que j’avais besoin de m’accepter, de me découvrir pour pour en parler, pour le peindre et pour l’intégrer dans mes oeuvres. Et là, tu possèdes comment tu peux, tu te fais, dénude et tu peint après ou non.

00:12:00:05 – 00:12:18:20
Inconnu
Je connais bien mon corps maintenant parce que je regarde tous dans le miroir et la vie personnelle et et je sais ses imperfections, tout ça. Et en fait, je fais juste des croquis et après je il, même s’il a un petit peu déformé en vrai.

00:12:18:21 – 00:12:31:24
Inconnu
C’est ma version de mon corps, mais je prends pas de photos. D’accord, je m’intéressais à sa technique. C’est pour ça que j’ai demandé ça. Parce que moi aussi, j’aimerai. Parce que toi aussi, on me demande souvent si je prends des notes pour mieux accepter ton cas.

00:12:32:07 – 00:12:43:05
Inconnu
Non, non, non, non, non, non, non. Je ne sais pas pourquoi tu penses à ça. Ça n’a rien à voir. C’était juste voulais comprendre sa technique parce que c’est ce qu’elle faisait. Elle disait qu’elle prenait des photos après le peignait.

00:12:43:10 – 00:13:00:11
Inconnu
On avait Hallegatte. Elle nous parlait des collages, qu’elle faisait construire ses toiles. Mais tout ça est cohérent. Tiens, si ça s’appelle quatorze ans, viendra la nudité plus tard. Donc, si ça vous va, ça ne va pas, ça me va mal.

00:13:00:17 – 00:13:13:01
Inconnu
Ça va être ce que je peux être nu très vite en couleur. Je crois que c’est le moment de retourner au fumoir dans Y’a pas du monde qui se balade dans l’expo, à qui on pourrait aller poser des questions.

00:13:13:04 – 00:13:22:13
Inconnu
Si c’est ton tour d’ailleurs, je vais y aller. Que reste t il de nous mêmes avec nous? Rencontrer les artistes et participer à la conversation. Que reste t il de nous mêmes?

DIRECT DU FUMOIR #2

DIRECT DU FUMOIR #2

00:00:00:02 – 00:00:12:11
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes en direct de la galerie Chapelle, quatorze, boulevard de la Chapelle et de l’exposition Ce qu’il reste de nous mêmes? Alors on me dit de ne pas interviewer les vieux? Je vous parle pas du tout.

00:00:12:20 – 00:00:26:06
Inconnu
Bonsoir. Vous êtes en direct. Tout va bien se passer. Quand est ce que bonsoir, comment tu t’appelles Joe? Salut Joe. Est ce que tu peux nous dire ce que tu penses de l’œuvre qui se trouve juste au dessus de toi et la décrire?

00:00:26:06 – 00:00:45:12
Inconnu
Pourquoi pas? Malheureusement, j’avoue que je ne vais pas véritablement d’avis sur les choses puisque je viens d’arriver, mais sinon, je pourrais vous dire que c’est en même temps dans des couleurs assez affriolantes, voire bigarrées, du orange, du rose, du bleu, du rouge suspendu à un plafond.

00:00:45:12 – 00:01:01:20
Inconnu
Malheureusement, c’est tout ce que je peux vous dire et je vous ferai peut être débriefe une fois que j’aurai apprécié l’œuvre pleinement. Très bien, merci. Beaucoup de gens va passer ça à cette personne qui se trouve ici pour ça, qu’il soit chanté.

00:01:01:23 – 00:01:22:20
Inconnu
Qu’est ce que tu penses de cette exposition? C’est une question très générale. Je dirais qu’elle est très éclectique, très colorée, très orientée sur les corps et le corps. De manière générale, le sexe aussi, je dirais sur le mélange.

00:01:22:20 – 00:01:40:23
Inconnu
Peut être aussi également la façon dont deux corps peuvent échanger de manière physique, mais aussi peut être de manière plus mentale. Alors là, je n’ai pas forcément toutes les œuvres en tête, mais en tout cas, c’est que je trouve que c’est quelque chose.

00:01:41:19 – 00:01:58:11
Inconnu
C’est un sujet qui est pas toujours évoqué et qui devrait l’être plus. Peut être le sujet du corps? Tout à fait. Et pourquoi? Parce que je pense que c’est quelque chose déjà qui est commun à tous et qui est beaucoup tabou dans notre société.

00:01:58:11 – 00:02:12:03
Inconnu
Mais malheureusement, je trouve que c’est quelque chose à la fois personnel et en même temps, de ce que je disais, c’est que c’est très commun et je pense qu’on a beaucoup de choses à dire et qu’on n’en dit pas assez, qu’on garde beaucoup pour soi ces choses là.

00:02:12:13 – 00:02:23:03
Inconnu
Et voilà. D’ailleurs, c’est le but de l’exposition. C’est un peu de parler de ce qu’on ne vit pas d’habitude et de montrer ce qu’il reste de nous mêmes. Donc, tant mieux si ça transpire, c’est le poids de la religion.

00:02:23:04 – 00:02:40:03
Inconnu
Tout ça, c’est le monothéisme qui nous a encouragés à nous méfier de nos corps. Salut, a encore lui. C’est vrai, il y a d’autres gens, on a moi. Je trouve ça bien de pouvoir apprécier une exposition. Depuis un an, je suis moi.

00:02:41:00 – 00:02:58:22
Inconnu
Je trouve que c’est vraiment une innovation que certaines générations ont connu. On pouvait fumer un moment dans les galeries. Personne n’en n’avait rien à faire. Et maintenant, on a renoué avec cette belle tradition. C’est beau, mais du coup, on se dirigerait pas vers d’autres personnes comme la personne juste en face de moi.

00:02:59:01 – 00:03:15:11
Inconnu
Bonjour. Quel est votre dernier? Olivier relifté. Bonjour Olivier. Qu’est ce que vous pensez de l’homme qui trouve en face de vous, derrière vous ou une autre? Alors moi, j’aime beaucoup les œuvres d’Agatha Moretti. J’aime vraiment. Ça me touche, c’est.

00:03:15:11 – 00:03:29:20
Inconnu
Je trouve ça très personnel. Qu’est ce qui vous touche dans les œuvres d’Agatha, espèce de dyslexie? Voilà, je ne sais pas comment dire. Il y a pas forcément les mots exacts, mais il y a des rondeurs sexy, des couleurs.

00:03:29:20 – 00:03:47:07
Inconnu
Je trouve ça vraiment touchant. Merci. Nous sommes bien en direct de la galerie Chapelle quatorze. Tout le monde se balade. C’est une exposition aussi. C’est le propos. Vous Adobe où on peut répondre devant combien et combien? Combien d’œuvres en tout, Miléna?

00:03:48:02 – 00:04:06:18
Inconnu
Combien y a t il d’oeuvres exposées? Je pense à peu près 40 40 œuvres, certes, mais avec des prix qui varient de 300 à 10000 et j’en ai à peu près. Il y a une fiche de prix disponible à l’entrée. On a voulu le mettre au regard de tous pour pas qu’il y ait de tabou, toujours sur ses prix.

00:04:06:22 – 00:04:19:16
Inconnu
Dans les galeries, etc. Mais ça va aussi avec le fait de libérer les corps. Je pense de libérer le rapport à l’argent des astreintes. Wissenschaft, plein de choses, mais encore une fois, c’est le monothéisme qui nous qui nous apprend à nous méfier de l’argent comme des corps.

00:04:19:19 – 00:04:34:19
Inconnu
Attention, je pense qu’on va digresser là, mais non, on ne va pas se graisser. Nous sommes post religieux ce soir, nous nous mélangeons. Et pour, pour tous ceux qui nous écoutent chez eux, n’hésitez pas à nous rejoindre. Ça se passe hyper bien ici et de plus en plus de monde.

00:04:35:05 – 00:04:52:03
Inconnu
Et Justine, dis moi puisque tu m’as rejointe et était au fumoir tout à l’heure. Tout à fait. Ouais, c’est vrai. On était nombreux, des gens très touchés par l’exposition, qui n’ont pas encore le recul nécessaire. Peut être tu crois qu’il faut du temps pour eux pour digérer une expo?

00:04:52:11 – 00:05:08:08
Inconnu
Oui, je pense que tu peux pas dire sur le moment ce que tu ressens et je pense que c’est déjà très difficile, même en rentrant chez soi après de. De s’extraire de ce qu’on a vu, ce que tu ressens, plein de choses qui ne sont pas forcément verbalement et expressives, les fameux trois temps de la mémorisation?

00:05:08:09 – 00:05:20:15
Inconnu
Exactement. Et oui, si tu peux nous en dire plus parce que je sais pas. Justement, j’ai un ouvrage de Bernard Stiegler sur moi qui nous parle du rêve, du temps, de l’appréhension des émotions et de la capacité en soi.

00:05:21:13 – 00:05:39:06
Inconnu
Au delà d’un M.Z. De percevoir une forme mythique à la fin de la digestion, des émotions qui oppriment à bord te touchent très bien. Voilà, je sors de paraphrase décousu en et on est surréaliste. Comme nous l’a appris notre.

MANIFESTE DE L’EXPOSITION CE QU’IL RESTE DE NOUS-MÊMES

PAR JUSTINE SEBBAG

MANIFESTE DE L’EXPOSITION CE QU’IL RESTE DE NOUS-MÊMES PAR JUSTINE SEBBAG

00:00:00:06 – 00:00:19:17
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes? Nous sommes en janvier 2022 contre le temps qui passe et nous morcellent contre tous les pouvoirs qui nous dessinent, nos cortèges de femmes faisons face. Nous faisons face face aux injonctions. D’abord, celles qui nous disent de sourire, de nous taire, de prendre moins de place face aux émotions qui nous submerge parfois

00:00:19:17 – 00:00:33:12
Inconnu
et nous donnent envie de tout renverser, de l’ordre établi au sexisme ordinaire. Si vous tendez l’oreille, vous pourrez entendre notre colère monter. Cette colère est un outil puissant, presque vitale, qui nous permet d’avancer, de nous battre pour un monde meilleur, plus juste.

00:00:34:08 – 00:00:46:11
Inconnu
Mais la colère seule ne parviendrait pas à nous libérer. D’ailleurs, ce n’est pas sur la colère que nous allons nous attarder, mais sur l’espoir qui transpire de cette exposition. L’espoir qui émane des tapisseries où les corps dansent de joie.

00:00:46:22 – 00:01:01:02
Inconnu
L’espoir de voir une fleur pousser et s’épanouir sur une vulve en plastique. L’espoir de se réunir et de se reconnaître. L’espoir de laisser les corps être seulement des corps. L’espoir de pouvoir raconter nos histoires et qu’elle soit entendu.

00:01:01:14 – 00:01:13:03
Inconnu
Ce qu’il reste de nous mêmes, finalement, c’est l’optimisme. Celui qui fait marcher notre imagination nous invite à célébrer notre force et notre créativité, à inventer nos utopies et à leur faire une place dans nos vies.

LECTURE DE NICOLAS KRASTEV-MCKINNON

00:00:00:06 – 00:00:20:21
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes? Tout est affaire de décor. J’ai le corps en vrac, j’ai le corps en grève, le corps. TIC tac, badaboum. Pique épic et collé. Le corps frappadingue. Ou bien Taratata. Le corps sémaphore.

00:00:20:21 – 00:00:40:08
Inconnu
Le corps métaphore. Le corps sur la main. Le corps sous la manche. Le corps mal éteint d’un volcan en vadrouille. Le corps renversé d’un cirque itinérant. Le corps à l’ouest et le corps atlantique. Le corps à l’égal de toutes les mers du monde.

00:00:40:19 – 00:01:02:12
Inconnu
Immense et ridicule. Le corps plein de bataille, perdue d’avance et de victoire encore sans nom. Le corps plein les poches et le corps plein de toit, plein d’étoiles qui se meurent de t’avoir traversé, j’ai le corps qui change et le corps qui tourne.

00:01:05:04 – 00:01:24:16
Inconnu
Le cortège est passé et je n’ai rien vu d’autre que mes balbutiements. Que cette ronde étrange que ce peuple effaçait, disparues ou assassinées ou bien assassinées, qui écrit sous ma peau. un roman inachevé? Merci beaucoup.

LECTURE ET PRÉCISIONS DE NICOLAS KRASTEV-MCKINNON

LECTURE ET PRÉCISIONS DE NICOLAS KRASTEV-MCKINNON

00:00:00:02 – 00:00:18:21
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes en direct de la galerie Chapelle, quatorze, boulevard de la Chapelle et de l’exposition? Ce qu’il reste de nous mêmes. J’aime bien la diversité des livres des différentes productions, notamment en termes de technique, avec aussi bien de la sculpture que du pastel que du tissage, de la peinture.

00:00:19:11 – 00:00:38:19
Inconnu
Et puis, j’aime beaucoup la discrétion des messages et leur comment dire. Voilà le caractère presque pudique de certains de certains messages qui se lisent un peu en creux et qui ne sont pas forcément revendicatifs. Ils sont plus plus portés sur l’esthétique.

00:00:38:23 – 00:00:59:19
Inconnu
Mais en quoi ça fait du bien? Il me semble que ça laisse une plus grande place au regard du spectateur pour construire ensemble, comme je le disais dans le texte des bulles de vérité, alléluia! Brother a insisté. Merci de lui demander de nous expliquer le mot cortège.

00:01:00:00 – 00:01:10:01
Inconnu
J’en parlais tout à l’heure. On pourrait plutôt te demander de nous expliquer le mot cortège. Tu te souviens? On avait eu un débat où je t’avais dit que c’était peut être un peu trop revendicateur d’utiliser le mot cortège de femmes.

00:01:10:23 – 00:01:25:03
Inconnu
Oui, parce que c’est vrai que dans le texte que j’ai écrit, j’ai écrit Nous cortège de femmes en incluant dedans plus ou moins. Mais c’est juste que ce mot est assez connoté politiquement, puisque il a été utilisé dans le grand poème d’Apollinaire, Cortège.

00:01:25:17 – 00:01:41:23
Inconnu
Le cortège passait. J’ai cherché mon corps. Voilà que certains peut être konate dans l’alcool. C’est justement ça. Écoutez, c’est une référence à travailler. Peut être qu’on pourrait retrouver, on vous. On vous joindra la référence dans le descriptif de cette émission.

00:01:41:23 – 00:01:54:01
Inconnu
Évidemment, ça fait. Je crois que ça fait un jour que je m’adapte, un jour que je m’attendais moi même, je me suis dit Guillaume, il est temps que tu vienne et ça continue comme ça. Tous ces morceaux de moi étaient là.

00:01:54:09 – 00:02:08:11
Inconnu
Le cortège passait. Je cherchais mon corps. Voilà un très long poème, très beau de référence, noté. Merci beaucoup, Nicolas, si tu veux intervenir sur pendant la discussion de fin d’émission sur ce qu’il reste de nous mêmes, tu es, tu es la bienvenue.

00:02:08:23 – 00:02:09:13
Inconnu
Merci vous.

LECTURE DE JEANNE DE BAZELAIRE

LECTURE

00:00:00:06 – 00:00:11:09
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes? On ne peut pas tourner rond dans ce monde si on vient d’un autre monde. On ne peut pas tourner rond non plus en se ferment à l’autre, sinon on manque d’air. On suffoque.

00:00:11:18 – 00:00:31:02
Inconnu
L’essence s’émousse, ce qui peut perturber la vie s’écoule, mais rien en écho au plus profond. En dehors de la secousse primal, de la naissance ou de la mort, aucune expérience n’a l’intensité nécessaire pour ancrer une personne à un parcours de vie qui a du sens, sans objectif clair.

00:00:31:16 – 00:00:45:06
Inconnu
Les jours sont noyés de lumière, reflet vide d’eux mêmes. Ou alors un enchaînement sans fin de tâches à effectuer, des trucs qu’on fait machinalement, des trucs dont on jouit machinalement. J’aime telle ou telle chose parce que c’est comme ça que je fonctionne.

00:00:45:21 – 00:00:56:23
Inconnu
Je vais faire telle ou telle chose parce que c’est ce qu’on a toujours fait dans ma famille et que c’est ce qu’on attend de moi. Tout ce temps, l’esprit des profondeurs est ignoré, muselés, pas pris en compte une seule seconde.

00:00:57:15 – 00:01:20:01
Inconnu
Paradoxalement, on peut avoir une présence numérique et afficher une identité plus profonde tout en négligeant les facettes qui construisent cette identité. On peut rapprocher cela de l’acquisition des marqueurs attestant d’une vie réussie. une voiture de luxe, des symboles de statut social, un partenaire séduisant, plusieurs partenaires séduisants, des tas de gens qui savent comment on s’appelle, des fringues

00:01:20:01 – 00:01:32:21
Inconnu
à la mode, une maison parfaitement entretenue, des enfants qui connaissent leurs tables de multiplication par coeur. une maman dont on prend soin chaque jour. Des voisins qui nous considèrent comme un citoyen exemplaire. La messe qu’on ne rate pour rien au monde.

00:01:33:08 – 00:01:46:10
Inconnu
Tout ce qui peut nous combler. Rien ne nous oblige à nous investir dans l’art pour éprouver de l’empathie ou accéder aux profondeurs. Il est possible d’accéder aux profondeurs universelles par le truchement de l’art, ce qui a été mon cas.

00:01:47:01 – 00:02:02:16
Inconnu
Mais il est faux de dire que le dessin ou l’écriture favorise systématiquement une connexion de qualité. Se consacrer à une discipline artistique comme le reste peut sembler déconnectée du réel. Fastidieux, rébarbatif. Alors, comment faire évoluer le regard qu’on porte sur le monde?

00:02:03:17 – 00:02:21:17
Inconnu
Et on conduisait ses rituels nocturnes au moyen de mots et d’images Georgius préférés la transe et le spiritisme. Mike Tyson fumait de la DMT, une substance psychotrope sécrétée par un crapaud qu’on croise exclusivement dans le désert de Sonora, et sa vie a été métamorphosée par ce qu’il décrit comme la mort de son ego.

00:02:22:06 – 00:02:44:01
Inconnu
J’ai réalisé que je n’étais rien. Il conclut ainsi Sur le moment, j’étais heureux. Il existe de multiples façons d’accéder à une zone qui entre en résonance avec soi. Il faut d’abord reconnaître que tout entre en résonance. Quand une chanteuse d’opéra atteint une note précise qui fait éclater en verre, elle amplifie la fréquence de résonance de ce vers

00:02:44:16 – 00:03:04:01
Inconnu
. Chaque objet est sensible à une certaine fréquence, toi y compris. Il est faux de dire que l’apathie doit être surmontée pour activer sa créativité. Apathie et connexion appartiennent au même spectre. J’ai appris tout au long de ma vie à accorder une valeur démesurée aux biens matériels, au statut social, à l’adhésion du public.

00:03:04:17 – 00:03:26:08
Inconnu
J’ai dû me défaire de cela pour m’habituer à chérir ce qui est immatériel, ce qui n’apporte pas une satisfaction immédiate. Les échanges anecdotiques. L’intimité sincère. Comment me recentrer? D’abord, en accordant une attention particulière à ce qui me échappait jusqu’alors la jonction de deux arbres au niveau des racines, les briques du mur que je longe.

00:03:26:23 – 00:03:45:04
Inconnu
Le motif floral qui orne une balustrade en fer forgé. Les couleurs. Les sensations dans mon propre corps. Ensuite, en étudiant de près les phases critiques, les crises d’angoisse ou quand je me sens partir à la dérive, quand je me réfugie dans l’imaginaire au lieu de me retenir à l’instant présent en affrontant l’ennui au lieu de succomber à

00:03:45:04 – 00:04:00:11
Inconnu
la tentation de m’en détourner. C’est la capacité de rejeter, de faire reculer nos normes dans la société en général qui crée la contre culture, qui contient les germes du changement. Ne sois pas trop dur envers toi même, tu ne peux pas être tout le temps dans la réalité du moment.

00:04:01:05 – 00:04:23:01
Inconnu
En revanche, plus tu te concentre sur ton expérience, est plus grande sera ta conscience de cette expérience plus profonde. L’immersion et la connexion n’en sera que facilitée. Alors, lâche ton téléphone, écoute les oiseaux, fais un feu dans un coin tranquille, sois attentif aux détails quand tu embrasse la personne que tu aimes, quand tu demandes à tes voisins

00:04:23:01 – 00:04:36:15
Inconnu
des nouvelles de leur santé, quand tu traverses la rue, que tu remplis la gamelle du chat ou que tu achètes des tomates quand tu dis adieu à ton père ou à ta mère au crématorium. Quand la situation devient floue, change de focale, tu ne peux pas changer de focale, alors n’en change pas.

00:04:37:08 – 00:04:56:04
Inconnu
Je dois, ça n’existe pas. Il le faut, ça n’existe pas. Simplement, j’essaie. Je choisis marche sous une pluie battante. Les épaules bien droites soient attentifs aux détails quand on mène toutes sirènes hurlantes à l’hôpital, pendant que tu te vide de ton sang après un avortement, inspire à pleins poumons, expire lentement.

00:04:57:03 – 00:05:10:23
Inconnu
Sois attentif aux détails quand tu t’es fait virer de chez toi et tu dois. Dans le parc, quand tu veux conduire les enfants à l’école, mais qu’ils ont planqué leurs chaussures alors que vous êtes déjà en retard et que l’un de ses peinturluré de feutre bleu qu’en attente tombe du malade, mais que tu ne peux pas la

00:05:10:23 – 00:05:27:02
Inconnu
voir pour cause de cover de 19, sois attentif aux détails quand tu lances une cagnotte en ligne pour une entorse au plastique, quand tu te sens apathique, change de focale, sois attentif aux détails quand tu démarre en marche arrière dans un accès de colère et que tu te prends un poteau quand tu obtiens l’augmentation tant attendue.

00:05:27:15 – 00:05:39:12
Inconnu
Quand une odeur te rappelle un ami décédé et que tu suis son sillage, un moment dans la rue fait une virée sur la côte et admire la mer. Promène toi en forêt au petit matin, passe une journée entière sans dérivatifs.

00:05:40:11 – 00:05:49:03
Inconnu
Personne ne fait grand cas de ce que tu as dit, ni du ton que tu as employé pour le dire. Tous ces gens sont trop occupés à se prendre la tête sur ce qu’ils ont dit, eux, ou sur le ton qu’ils ont employé.

00:05:49:17 – 00:06:05:02
Inconnu
Même s’ils se trille sur les réseaux sociaux, ils n’en veulent qu’à eux mêmes et par ailleurs, ce n’est pas l’opinion des autres qui te définit. Qu’est ce qui te définit alors? Cet instant précis là, maintenant? Lâche prise? Tout va bien se passer comme.

CONVERSATION 1: AGATHE MORETTI ET MARILOU PONCIN

CONVERSATION 1: AGATHE MORETTI ET MARILOU PONCIN

00:00:00:06 – 00:00:15:24
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes? Vous qui êtes deux jeunes artistes en face de moi, donc à Moretti et Poncin? Comment? Comment vous abordez votre présence en ligne en tant qu’artiste? Est ce que, par exemple, vous vous êtes déjà posé la question d’avoir un compte artiste?

00:00:16:07 – 00:00:37:19
Inconnu
un compte perso? Comment? Comment vous vous mettez en scène? Comment vous vous vendez en ligne? Qu’est ce que ça dit du statut d’artiste aujourd’hui? Je peux commencer peut être moi j’ai un usage assez classique, disons des réseaux sociaux, donc j’y partage ma pratique.

00:00:38:11 – 00:00:55:19
Inconnu
J’aime bien voir ça aussi comme une espèce de carnet de bord qui me permettrait de partager avec les gens qui connaissent mon travail ou même d’autres des images de ce que je suis en train de produire. C’est forcément un outil pour communiquer sur son travail, mais moi, je le vois comme plus que ça puisque j’essaye d’intégrer cette

00:00:55:19 – 00:01:11:02
Inconnu
relation du corps aux nouvelles technologies dans mon travail. C’est vraiment un sujet qui me touche, donc. Donc, en fait, tout bonnement, il y a une question qui se pose assez, assez souvent dans mon travail et dans la manière de montrer sur les réseaux.

00:01:11:14 – 00:01:26:08
Inconnu
C’est la question de la censure puisque j’ai tendance à montrer des corps de femmes et pas uniquement des corps de femmes à censurer, comme vous pouvez le dire, aviez tout à l’heure. Je montre aussi parfois des images de sexe, de femmes, de de mamelons, de seins.

00:01:26:10 – 00:01:47:01
Inconnu
Voilà des décors comiques comme ils sont représentés aussi dans le monde actuellement ou même dans l’histoire de l’art. Donc, moi, j’ai un rapport à un rapport assez spécial aux réseaux sociaux. J’aime, j’aime me dire que j’essaye aussi de détourner un peu les algorithmes et et en me disant voilà, qu’est ce qui différencie finalement une histoire, une image

00:01:47:18 – 00:02:10:13
Inconnu
d’art, d’une image érotique ou de pornographie? Comment un algorithme, c’est à dire une formule mathématique, scientifique du code, quoi, peut lui faire la différence entre l’art ou une image pornographique? Donc, il m’est arrivé de poster des images qui sont vraiment en lien avec cette question en me disant voilà, j’ai une image de corps de femme avec un

00:02:10:13 – 00:02:27:04
Inconnu
sexe ouvert de femme. Comment je peux la poster sur les réseaux sociaux sans me faire censurer? Comment je peux faire comprendre à un algorithme que ce que je montre est une œuvre d’art et pas une image pornographique? Donc, à quel point je dois ré intervenir sur ces images là pour tromper l’algorithme?

00:02:27:08 – 00:02:39:07
Inconnu
Voilà ça. Ça fait partie aussi des éléments de mon travail. Et est ce que tu as réussi à contourner cet algorithme? Et la censure Instagram? Oui, alors je pense que ça vient aussi du fait que je n’ai pas énormément d’abonnés.

00:02:39:07 – 00:02:53:00
Inconnu
Je pense que si j’avais 300 000 abonnés, la question se poserait d’une autre manière, forcément. Mais les gens auraient aussi la possibilité de signaler ton contenu. Absolument. Mais ça n’aurait pas été du fait de l’algorithme seul. C’est vrai, mais c’est intéressant.

00:02:53:00 – 00:03:09:14
Inconnu
Et du coup, par exemple, pour l’œuvre qui est exposée. Donc, la vulve où poussent des fleurs, est ce qu’on serait à mourir? Les fleurs, ça, par exemple. L’interprétation est ouverte. On en parlait tout à l’heure. Si tu vois ce que tu veux y voir, c’est bien.

00:03:10:00 – 00:03:23:17
Inconnu
Mais déjà, dans cette image là, c’est encore factice. Donc, il y a déjà la question mais comment l’algorithme va comprendre ça? Est ce qu’il va tout de suite se dire que c’est un morceau de corps et que la matérialité du corps qui est du silicone, même si c’est ultraréaliste, fake.

00:03:23:19 – 00:03:38:11
Inconnu
Enfin, moi, je ne suis pas informaticien. Je sais pas du tout comment les algorithmes sont créés, mais moi, avec mes outils plastiques, j’essaye de jouer avec ça, en fait, et ça vient aussi forcément de comment tu décris dans ton post ce que tu montres.

00:03:39:13 – 00:03:54:15
Inconnu
Je pense à cette image là qui n’a pas été censurée, mais a une image aussi plus récente, qui fait partie d’un corpus de travail qui s’appelle Érotique Body Experience, où là, je travaille aussi avec des images récupérées, des images photographiées aussi là pour une exposition qui s’appelait Sentimentale Hacker.

00:03:56:00 – 00:04:11:21
Inconnu
J’avais repeint une image que j’ai scanné. Il y a eu comme ça plusieurs étapes de retravaille sur l’image de femme et de sexe de femme. Et et ça a fonctionné, en fait, en mettant aucun mot qui puisse être.

00:04:11:22 – 00:04:26:21
Inconnu
Parce qu’encore une fois, j’essaye de ne pas définir mon travail trop par des mots, mais plutôt par ce qu’on peut ressentir d’une image. Ça a fonctionné. En fait, j’ai posté cette image là et aussi des détails de la peinture vraiment sur l’endroit qui pourrait être problématique.

00:04:26:22 – 00:04:42:11
Inconnu
Et en fait, c’est complètement passé. Donc, en fait, c’est génial de pouvoir se dire ces plateformes, elles existent. En fait, elles influencent énormément notre manière de créer. Ça, c’est sûr. Mais au lieu de se dire ben voilà, je suis fichue, je pourrais jamais travailler sur le corps de la femme comme je l’entends.

00:04:42:20 – 00:05:00:16
Inconnu
Ben utilisons ça. Et c’est une manière assez soft, finalement, de protester aussi et et d’être féministe et artiste d’une autre manière. Complètement. Et toi, Agate, tu représente aussi des corps et des corps nus. Après, c’est de la peinture.

00:05:00:16 – 00:05:12:07
Inconnu
Donc je pense que tu arrives aussi à contourner la censure Instagram. Et puis, il n’y a pas de nudité. En fait, il n’y a pas de nudité sexuelle, disons entre guillemets, dans le fond, dans les sujets que je peins.

00:05:12:22 – 00:05:33:09
Inconnu
Mais c’est surtout qu’il y a très peu de censure, en fait, avec de la peinture sur Instagram. Et ça, ça arrive très rarement, en fait, que tous les sujets qui soient qui soient censurés et qui soient pas. Si souvent des balances, c’est souvent des êtres humains qui font que sinon tu sautes, ça m’est arrivé.

00:05:33:09 – 00:05:48:24
Inconnu
une fois, tu vas de poster une image dans l’esprit d’un vieux tableau et là, pour le coup, ça avait été censuré. Mais je sais, je ne sais pas comment fonctionnent les algorithmes. En fait, par rapport à ça, j’ai l’impression que si il y a peut être un truc lié à la matière de l’image aussi et enfin à

00:05:48:24 – 00:06:07:12
Inconnu
sa matérialité physique et esthétique, c’était peut être seulement été sifflé l’été qui s’est passé à part. Ça vient de l’histoire de l’art aussi. Je pense que, par exemple, ça avait fait un gros buzz à un moment donné. Mais L’origine du monde de Courbet, qui avait été censuré sur Instagram, qui est une peinture pour le coup, voilà, ça

00:06:07:12 – 00:06:31:10
Inconnu
a posé la question, justement, de qu’est ce qui fait art? Qu’est ce qui fait pornographie? Et et je me suis perdu dans mon explication. Mais non, mais par contre, à l’inverse de ça, sur Instagram d’Apple, un plan de comptes qui recense des images d’archives de peintures, soit antiques, ou alors de la Renaissance, de lier justement des corps

00:06:31:10 – 00:06:44:18
Inconnu
de femmes un peu esseulés ou des figures de femmes à moitié nus. Et pour le coup, ces contenus là ne sont pas du tout bloqués sur Instagram. Oui, donc, tu penses que ça n’a aucun rapport avec le fait que ça puisse être des espèces de banques, de données, d’images, d’œuvres anciennes qui représentent des corps nus?

00:06:44:18 – 00:06:57:11
Inconnu
Ça peut être ça. Ou alors c’est peut être seulement lié. Je pense qu’il y a quelque chose qui est lié à la matérialité de l’image. Toi, tu disais tout à l’heure que d’arrivants retravaillant tes images est tout à fait à contourner l’algorithme.

00:06:57:12 – 00:07:17:16
Inconnu
En fait, peut être que, justement, le grain de l’image ou le velouté que tu veux avoir sur une couleur ou sur un corps va permettre de switcher un peu et de dévier de cette censure. Très bien, oui, c’est sortir du c’est comment combattre le puritanisme qui est le fondement de ces applications, qui nous fait vivre comme qui

00:07:17:16 – 00:07:32:16
Inconnu
nous font vivre comme si on était dans un supermarché. Oui, à ce contrôle, on est monitorer et on s’autocensurent. Mais je sais pas si vous avez constaté ça sur les plateformes, les gens ont tendance. Ceux qui écrivent ont tendance à s’auto censurer et c’est bien d’aller à l’encontre de ça, justement de trouver des failles.

00:07:32:22 – 00:07:48:07
Inconnu
Mais en même temps, il y a plein d’initiatives en ce moment. De nouveaux comptes Instagram qui essaient justement de revaloriser, par exemple, les photos de nus ou les autoportraits nus, ou les corps un peu difformes et déformant. un peu importe France, pas difformes.

00:07:49:12 – 00:08:01:09
Inconnu
Il y a plein de comptes qui qui débloquent ça. Je sais qu’à Chapelle quatorze va accueillir un évènement justement avec un compte qui s’appelle Etat des corps, qui travaille autour de cette question là, justement, de montrer des corps différemment et via Instagram.

00:08:01:21 – 00:08:15:21
Inconnu
Et finalement, c’est pour préserver les enfants. Vous pensez quoi de la représentation du corps pour les enfants? Parce que c’est pour ça que sont mis en place ces algorithmes pour pas qu’un môme qui a treize ans. Parce que c’est ouvert à partir de treize ans, légalement, soit choqué.

00:08:16:03 – 00:08:28:00
Inconnu
Je trouve que c’est une discussion qu’on a eue avec Justine il y a quelques semaines et en fait, le corps, il est vivant. Je ne vois pas en quoi ça devrait choquer. Il est sexuel, disons, à partir du moment où on sexualisation de la sexualité.

00:08:28:00 – 00:08:47:13
Inconnu
En fait, c’est des ingénieurs américains ou des ingénieurs américains, peu importe. Et les enfants, c’est une excuse, bien sûr. Bien sûr, ça dérange pas toujours et dérange et dérange pas les enfants à priori. Si on ne dramatise pas quoi, si on leur pose la question, les enfants sont plutôt indifférents quand on y pense face à un corps

00:08:47:13 – 00:09:00:08
Inconnu
nu, que ça soit un corps de femme, un corps d’homme ou encore autre. Mais et finalement, oui, la discussion qu’on avait avec Elliott il y a quelques semaines, ça portait autour de la question de la nudité dans l’art et dans l’histoire de l’art.

00:09:00:08 – 00:09:14:01
Inconnu
Et de se demander, en fait, ce qui rendait le corps nu, sexualisé et qu’est ce qui est le sexuel? Donc, est ce que c’est l’artiste? Est ce que c’est le regard que le spectateur ou la spectatrice porte dessus?

00:09:14:17 – 00:09:34:02
Inconnu
Et ça, c’est quelque chose d’intéressant. Et sur Instagram, ça se repose aussi. Parce que qui ça dérange, en fait, de voir un téton féminin? Les enfants, je suis pas sûr, c’est sûr. Et puis, faut pas oublier que toutes ces applications sont quand même américaines et que c’est aussi une manière de faire du soft power et d’inculquer comme

00:09:34:02 – 00:09:51:04
Inconnu
ça ce puritanisme au reste du monde. Il ne faut pas oublier que ça vient de là quand même. Je sais bien que vous fassiez des choses pour trouver des failles et les exploiter pour sauver ces enfants américains et même le peuple américain.

00:09:51:07 – 00:10:04:08
Inconnu
Il faudrait plus axer les choses comme ça sur comment sauver le peuple américain. Je pense qu’on va s’en tenir à ce qu’il reste de nous mêmes. C’est bien parce que j’ai cru que tu allais perdre tes yeux pour sauver leur temps, les yeux, sauver le monde.

00:10:04:17 – 00:10:20:22
Inconnu
C’est vrai, ça m’arrive. Peu après, j’ai eu peur. Je vais éviter de me garer. Justine, vous avez quelque chose à ajouter, mademoiselle Justine? Ça va? Je pense qu’on a fait le tour.

CONVERSATION 2: STÉPHANE ET YOUSSEF

CONVERSATION 2: STEPHANE ET YOUSSEF

00:00:00:06 – 00:00:14:12
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes? Tomberais prénom, c’est Stéphane. Stéphane Bienvenue alors, Stéphane. Tu vas peut être être le dernier à exprimer dans cette émission. Alors qu’en es tu pensé? J’ai écouté l’émission. Je n’ai pas encore vu l’exposition, mais j’ai beaucoup apprécié.

00:00:14:16 – 00:00:28:13
Inconnu
Les textes ont été lus de Nicolas sur le corps, les références à Apollinaire qui m’a rempli changer de lit, changer de corps, changer de décor. C’est toujours moi qui me fuis quelque chose comme ça autour du corps et des connexions.

00:00:29:06 – 00:00:43:06
Inconnu
Donc, j’ai surtout écouté l’émission et j’ai beaucoup apprécié. Et toi, le rapport au corps? Le fait qu’il faille trouver des failles justement pour l’exprimer? Continuer à discuter sur le corps, le mettre en avant, c’est quelque chose qui est tout aussi important.

00:00:43:14 – 00:01:00:19
Inconnu
Oui, le corps, c’est un sujet central. Les failles du corps, les connexions au corps et à nous tous. C’est d’actualité. Tu sens une censure, tu sens quelque chose qui contrôle les corps. Avec cette histoire de cover, on peut carrément Where is Adobe le biocontrôle?

00:01:00:23 – 00:01:14:10
Inconnu
Le concept de soft power contraire on parle de Foucault, de Foucault est oui, mais il n’avait pas été aussi loin, la société de contrôle avec Deleuze. Et maintenant, on est dans les temps. Oui, on est dans l’anticipation, c’est à dire que les algorithmes anticipent nos désirs.

00:01:14:19 – 00:01:24:06
Inconnu
Et donc, on parle plus de contrôle, on parle D1 autre terme, soit on est passé ailleurs beyond carrément wave, c’est à dire qu’on anticipe nos désirs et on n’a plus besoin de contrôler parce on nous suggère nos désirs.

00:01:24:06 – 00:01:40:00
Inconnu
Mais je crois que Stéphane voulait parler de biopolitique. Fin du concept de biopolitique au pouvoir. Ouais, j’ai l’impression qu’on est en avance dans cette direction wave. Ta question, c’était sur les failles à explorer, peut être anticiper les désirs.

00:01:40:00 – 00:01:54:00
Inconnu
Ça voudrait dire qu’il n’y a que le désir et vivant. Il s’agit aussi de le faire, de le renouveler et le faire et le faire naître aussi le faire naître. Parce que cacher les corps, c’est aussi cacher son désir.

00:01:54:05 – 00:02:09:01
Inconnu
Quelque part, oui, mais tout dépend aussi tu, sexualisées ou non, les corps que tu vois, ça revient toujours à la même question. Moi, je sais que je reste une baguette de pain, un coupe ongles sur tout le corps, une jambe, une miche de pain, un génome de boulanger.

00:02:09:01 – 00:02:22:13
Inconnu
T’imagines même pas. Tiens, tu nous a rejoints avec Youssef Youssef? Oui, tu nous a parlé tout à l’heure, toi, Youssef, qu’as tu à dire de cette exposition? Alors j’ai tourné un peu, j’ai vu et j’ai tourné un peu.

00:02:22:13 – 00:02:41:07
Inconnu
J’ai vu plusieurs styles différents d’exposition, donc j’ai reconnu. On peut y reconnaître facilement la patte de l’artiste dans ces différents styles et on s’est parlé tout à l’heure par le micro. Et en fait, j’avais parlé de deux œuvres, les premières que j’avais vu, qui, du coup, étaient de la même artiste.

00:02:42:00 – 00:03:01:21
Inconnu
Et Stargate? Non, c’était Miléna, je pense, d’accord. Et en regardant les autres œuvres. En fait, je pensais partir du principe que j’étais parti, du principe que les oeuvres étaient sur un corps plutôt de couleurs vives, dans un fond plus sombre, plus sombre.

00:03:02:09 – 00:03:16:20
Inconnu
Et en fait, c’était juste le cas de ces deux œuvres, là où j’ai vu différents styles pour représenter le corps de la femme et même pour certaines œuvres. Le corps de l’homme aussi, qui était du mouvement, qui m’ont fait réfléchir.

00:03:17:00 – 00:03:40:15
Inconnu
En effet, j’ai vu une Je n’irai pas, une recherche d’une danse visuelle plus crue du corps, mais plus la recherche de la représentation des corps tels qu’on ne veut pas nous les montrer en général. Plus que voilà comme on, mais comme on en revient souvent sur le fond, comme j’ai entendu.

00:03:40:16 – 00:04:02:24
Inconnu
Ah, vous en êtes revenu sur le principal. La principale raison, c’était le soft power américain avec Hollywood, etc. Ils ont décidé de mener son époque dans une région du monde où on décide que le corps de la femme, il est beau de cette manière et du coup, dans les films où on est submergé par le visuel.

00:04:03:15 – 00:04:17:06
Inconnu
On ne voit que des corps taillés en taille de guêpe. On peut dire ou comme ça et là, dans cette exposition, on remet le corps de la femme tel qu’il est. Il y en a qui qui veulent être sportive, OK, donc elles sont fines.

00:04:17:06 – 00:04:28:11
Inconnu
Il y en a qui ne veulent pas l’être, donc elles ne le sont pas. Elles sont. Il y en a qui, justement, elles veulent pas l’être. Mais je me suis posé la question non. Déjà, est ce que c’est vraiment?

00:04:28:17 – 00:04:40:01
Inconnu
Est ce que c’est vraiment un choix? Je pense pas. Je pense que juste, il y a une multitude de corps et que là, ils sont bien représentés dans toute leur diversité. Et c’est ça qui est beau dans cette exposition. C’est ça exactement.

00:04:40:01 – 00:04:49:14
Inconnu
Il y a une multitude de corps, mais il y a celle qui est ce parce qu’on parle de la femme. Mais il y a aussi les guerres, ces femmes qui qui veulent travailler leur corps d’une certaine manière, au sortir de leurs abdos.

00:04:50:00 – 00:04:59:16
Inconnu
Ou il y en a qui veulent plus ressortir leurs pectoraux ou des gros bras. Avoir le choix, c’est pour ça qu’il y a autant de salles de muscu qui ouvrent en France, après tout. Mais pour tout ce qui est en.

00:05:00:01 – 00:05:12:10
Inconnu
Avec Le corps des femmes, justement, la question du choix est un peu plus difficile que ça et tout n’est pas une affaire de choix. Il y a aussi tu parlais tout à l’heure des standards de beauté du corps parfait.

00:05:12:10 – 00:05:30:21
Inconnu
Le corps parfait change à peu près tous les cinq ans. Il y a un nouveau corps parfait qui existe le canon et et on essaye si plus ou moins de s’en rapprocher. Mais la question du choix, c’est une vraie question est ce qu’on choisit vraiment de ressembler à ce à quoi ressemble?

00:05:31:08 – 00:05:46:06
Inconnu
Est ce qu’on choisit de modeler notre corps, notre corps? Il est quand même naturellement d’une certaine morphologie et d’une certaine forme. Je me suis peut être mal exprimée, mais je ne voulais pas dire qu’on choisit d’être à quoi, mais que beaucoup choisissent d’essayer de ressembler à ce qui est sûr et d’autres non.

00:05:46:11 – 00:06:00:02
Inconnu
D’autres qui s’accepte comme ils sont. Il y en a qui qui veulent être sportif, pas forcément pour l’esthétisme, mais juste pour la pratique sportive. Et ça fait changer leur corps et d’autres qui font du sport pour changer leur corps plus que pour la pratique sportive.

00:06:00:10 – 00:06:16:12
Inconnu
D’ailleurs, je vais me tourner vers Miléna, qui nous a rejoints et qui a fait des choses. Je voudrais rajouter quand même un truc. J’ai vu que Miléna nous avait rejoint, mais est ce que ça serait pas quelque part aussi le signal qu’on sort du mainstream, c’est à dire de cette masse qu’on nous impose?

00:06:16:12 – 00:06:29:04
Inconnu
Et aujourd’hui, avec des outils comme Instagram et autres niches par des endroits où on peut exister dans une niche comme ici, c’est une niche juste. Est ce que c’est pas intervenir aussi parce que la bagarre entre nous, mais Justine était quand même en train de parler.

00:06:29:05 – 00:06:45:06
Inconnu
Donc, peut être la laisser un peu finir ce genre de choses qu’on était en train de dire, sans vouloir un les meufs qui se liguent. Ecoute, c’est pas du tout se liguer, c’est juste des automatismes à conserver et à essayer de maintenir parce que l’on coupe pas la parole en intervenant, qui anime aussi l’émission.

00:06:45:12 – 00:06:57:18
Inconnu
Ecoute moi, je l’aime de tout mon coeur parce que sinon, tu ne serais pas là et que je t’ai choisi pour justement être dans cette affaire si cette exposition, tu le sais que je t’aime. Voilà pourquoi j’ai dit que j’étais masochiste.

00:06:57:18 – 00:07:12:05
Inconnu
De toute façon, je prends Taubira pas mal. Si tu veux on ciguatera, mais on crédite les gens, ça serait ridicule. Mais le propos, et c’est pour ça que parce que j’ai en fait, tu me permettait de couper la parole si tu veux pour aller finir la conversation qui avait commencé avant son intervention.

00:07:12:15 – 00:07:33:02
Inconnu
C’est juste que je pense qu’on est dans une proposition de beaucoup plus de variété. Tu veux y parler dHollywood, qui est quand même un modèle mass media. C’est un modèle unique de pensée et de représentation des corps. Et aujourd’hui, avec la force de la fragmentation des communautés et des niches grâce aux outils, réseaux sociaux et surtout Instagram

00:07:33:03 – 00:07:47:23
Inconnu
en ce moment, permettent d’avoir une variété de corps, d’esprit et de création beaucoup plus multiple qu’auparavant. Mais je pense que ça va dans le bon sens. Et c’est aussi ce que vous aviez dit en début d’émission. Ce que je disais tout à l’heure du soir, tout est cohérent.

00:07:48:14 – 00:08:08:10
Inconnu
Moi, je ne suis pas sûr de ça. Je suis d’accord sur le fait que ces réseaux sociaux qui se sont propagés et qui sont accessibles à tous, permet à tous, du coup, de montrer leur vision, leurs points de vue de chaque chose qu’ils veulent, que ce soit le corps de la femme ou une opinion politique ou etc

00:08:08:22 – 00:08:21:02
Inconnu
. Mais j’ai ce que j’entends, ce que j’ai entendu et du coup, j’aimerais bien en reparler. Si c’est le fait que voilà qu’on est dans une société où, pour l’instant, on a le stéréotype de la femme par du corps, de la femme parfaite.

00:08:21:06 – 00:08:38:13
Inconnu
Et ça, c’est ces réseaux sociaux font que ces femmes ressortent plus souvent. Par exemple, si vous parlez d’Instagram depuis tout à l’heure, ou alors on passe d’une photo à l’autre et en fait, c’est toujours la femme qui aura le corps de plus en plus parfait.

00:08:38:15 – 00:08:55:23
Inconnu
Donc beaucoup de femmes qui ont fait de la chirurgie plastique pour avoir un maximum de followers et en fait, et qui crée chez d’autres femmes qui ne souhaitent pas se plastifiés le corps pour avoir ce corps là. Avoir des complexes, ça augmente, ne sont pas obligées de le voir, contrairement à des affiches dans la rue ou tu

00:08:55:23 – 00:09:06:05
Inconnu
peux difficilement les éviter alors qu’Instagram, il suffit juste de pas être abonné? Pas forcément. Non, pas forcément. Parce que vous êtes tous abonnés à ce moment là. Je ne suis pas du tout. Par exemple, je ne suis pas du tout abonné mois à ces comptes là.

00:09:06:08 – 00:09:19:18
Inconnu
Je gq mes amis, je n’ai même pas de personnalité sur mes comptes. Et en fait, quand je m’ennuie et que je suis sur Instagram et que j’enchaîne les les huiles, je sais pas comment on prononce en anglais ou en français, ou les réels.

00:09:21:04 – 00:09:34:13
Inconnu
Je finis par tomber sur ce genre de vidéos où la femme qui la pour faire sa vidéo, qui veut qui sous prétexte de montrer ses cheveux longs ou je ne sais pas quoi, oriente la caméra pour qu’on voit surtout ses fesses avant de voir ses cheveux.

00:09:34:24 – 00:09:53:24
Inconnu
Et forcément. Et là, c’est ton regard qui sait que c’est la chose qui nous regarde clairement. C’est clairement à nos débats. Bien sûr que si c’est c’est toi qui décide de dire qu’elle chante et enfin non. Toi, c’est toi qui décide de voir quelqu’un qui a fait un focus sur ses fesses alors que soi disant, c’est sur

00:09:53:24 – 00:10:06:11
Inconnu
ses cheveux, c’est toi qui voit ça. Non, non, c’était juste quand je vois ça, que ce soit moi qui voit ça. Parce que justement. Tu as vu, en tout cas, je l’ai vu, mais comme je dis, il y a une orientation de la caméra qui qui qui laisse parler.

00:10:08:15 – 00:10:20:21
Inconnu
Oui, c’est faire une pub. Et comme la mère choisit un cadre pour filmer quelque chose, on laisse la personne comprendre pourquoi elle a choisi ce cadre. Mais c’est juste un exemple. Je dis pas que tout le monde fait ça, je sais pas, mais y Kummer.

00:10:20:22 – 00:10:32:02
Inconnu
Et quand bien même comme ça, quand bien même elle aurait voulu faire ça et montrer ses fesses et ses cheveux, en quoi ça te concerne? Ça ne me dérange pas du tout. C’est pas ça que je dis.

CONVERSATION 3: MILENA KRASTEV-MCKINNON

CONVERSATION 3: MILENA KRASTEV-MCKINNON

00:00:00:06 – 00:00:18:23
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes? Je voulais demander à Miléna pourquoi elle avait fait le choix, justement, de représenter des femmes à l’escalade, par exemple. Après, je sais que tu pratique l’escalade toi même, mais est ce qu’il y avait un choix de mettre spécifiquement ces corps là en action dans du sport?

00:00:18:23 – 00:00:35:24
Inconnu
Ou je pense que déjà, c’est un sport qui m’a permis de justement des sexualisées? Beaucoup le corps féminin. Quand je suis arrivé à l’escalade, je n’ai pas du tout eu des regards sexualisé dans le sens où vraiment, quand je grimpait, il n’y avait pas cette cette espèce d’alchimie.

00:00:36:04 – 00:00:48:21
Inconnu
Il n’y avait pas cette espèce d’énergie sexuelle qui peut parfois sortir des deux corps quand on est en gros. Je fais du sport depuis que je suis toute petite, depuis que j’ai neuf ans et du coup, on a sexualisé mon corps extrêmement tôt et en fait à la gym.

00:00:49:03 – 00:01:05:15
Inconnu
Les entraîneurs ont un regard sur toi qui est extrêmement. Je ne vais pas dire pornographique parce que ce n’est pas le cas, mais on m’a dit très tôt que je sentais le sexe, que je dégageait des choses plus ou moins sexuelles et du coup, j’ai essayé de me détacher de ce regard depuis longtemps en tentant.

00:01:06:03 – 00:01:16:02
Inconnu
Et en fait, on se rend compte qu’on le retrouve au fil des années. Xavier rigole à côté de moi, mais on va le laisser rigoler. Je ne rigole pas, je ricane, ricane, ricane. C’est bien et du coup, l’escalade.

00:01:16:03 – 00:01:29:12
Inconnu
Je trouve que ça m’a permis de justement des sexualisées, le corps féminin, en le représentant aussi nu parce que la nudité m’intéresse et que, justement, j’essaye d’enlever ce regard sexuel, de voir des fesses et de tout de suite pensé.

00:01:29:17 – 00:01:40:14
Inconnu
J’ai envie de j’ai envie de toi, j’ai envie de ça avec des fesses et j’ai faim. Je trouve que, en fait, on est obsédé par ce regard tout le temps masculin et de ce que va penser le regard de l’homme en face de toi.

00:01:40:22 – 00:02:02:04
Inconnu
Et encore une fois, en ne manque pas dans un discours ultra féministe, etc. Mais vraiment, en ayant un nouveau regard sur nos corps et qu’on puisse être une femme et percevoir le corps différemment centralisé. Et voilà. Et ce sport m’a permis de m’extraire de cette hypersexualisation qui est présente de la rue jusqu’à tous les endroits où on

00:02:02:04 – 00:02:05:07
Inconnu
va se regarder. Même un regard. Le regard que.

CONVERSATION FINALE EN MODE DISCUSSION DE COMPTOIR

CONVERSATION FINALE EN MODE DISCUSSION DE COMPTOIR.

00:00:00:06 – 00:00:14:07
Inconnu
Que reste t il de nous mêmes? Xavier Tutélaires disait qu’il sexualisées tout, y compris sa miche de pain. En fait, on pourrait élargir la sexualisation à l’idée de manger. C’est ce que fait Claude Lévi-Strauss dans un livre qui s’appelle Nous nous sommes tous cannibales.

00:00:15:05 – 00:00:31:16
Inconnu
Il dit très bien que des on dit souvent que le premier désir vient du ventre et de l’envie de manger. Et en fait, en fait, quand on regarde un objet, une femme, un homme, des fesses, une niche de pain, il y a un désir.

00:00:33:02 – 00:00:48:17
Inconnu
En fait, on mange, on mange la matière par les yeux et on est ce que c’est sexuel? C’est simplement la vie. C’est le désir et c’est le désir ou le besoin de ça. D’où? D’où ma question est ce que le problème, c’est de regarder?

00:00:49:02 – 00:01:05:21
Inconnu
Ou le problème, c’est de quand on va parler à la personne, on va pas utiliser les bons termes. D’où la réponse si on peut la fournir. En fait, le problème, ce n’est pas de regarder des fesses et ou d’être attiré par quelqu’un, une femme en l’occurrence.

00:01:06:07 – 00:01:26:16
Inconnu
Le problème, c’est de constamment voir un corps féminin, nu ou pas, comme étant encore désirant et qu’on doit désirer, en fait. C’est ça le problème, c’est qu’il n’y a jamais de regard désintéressé et que ça, c’est peut être plus difficile à comprendre quand on n’est pas une femme, parce que on n’a pas ce regard constamment porté sur

00:01:26:16 – 00:01:39:15
Inconnu
nous et ce regard d’objectifs sans cet objectif. Fait, c’est ça que vous avez peut être du mal à comprendre parce que vous l’avez peut être pas vécu de la même manière qu’on a pu le vivre avec Miléna en tant que femme.

00:01:39:17 – 00:01:51:03
Inconnu
En tout cas, en étant socialisés comme comme des femmes. J’ai mon djinn moulant. Excuse moi, il y a des mecs qui me disent je vais plaquer au mur, ça arrive. D’accord, mais ça n’a rien à voir avec nos expériences et passions dans cette fête.

00:01:51:04 – 00:02:03:14
Inconnu
C’est le fait de sentir qu’on est en bout de vie. Moi, c’est un truc parce que j’ai traversé la sans jamais tranquille de réfléchir à comment tu vas habillée pour attirer parfois le moindre regard. Parce qu’il y a des moments où il y a des journées où t’as pas envie d’être regardé, où t’as pas envie d’être charmé

00:02:03:14 – 00:02:14:15
Inconnu
, t’as pas envie d’être. Et sans passer pour la rabat joie, juste des journées où t’as envie d’être toi même. T’as envie d’être que toi, en fait, et pas être au gré du regard des gens. Et je n’ai pas être un objet sexuel.

00:02:14:15 – 00:02:27:24
Inconnu
En fait, t’as pas toujours envie d’être désiré sexuellement, même si ça peut peut être vous paraître étrange. C’est pas forcément facile parce que ça nous paraîtrait étrange, parce que vous poser des questions, on n’a pas le même système.

00:02:27:24 – 00:02:39:05
Inconnu
Je pense que vous, vous avez beaucoup de pensées sexuelles au cours de la journée et qu’on n’a pas le même cycle non plus sans ramener à l’animal. Mais disons qu’on n’a pas le même physiologiquement. On n’est pas fait de la même façon.

00:02:39:17 – 00:02:56:08
Inconnu
On a un cycle quotidien. Non, mais c’est connu que l’homme a environ 115 pensées sexuelles par jour, contrairement à une femme qui peut en avoir. Et j’aimerais dire qu’on en a autant. Si on avait parlé peut être ensemble, mais j’ai des amis que de dire qu’on en avait autant et que juste, on ne les exprimez pas de la

00:02:56:08 – 00:03:10:19
Inconnu
même manière. Mais parce qu’eux aussi, vu qu’on subit cette sexualisation et cet objectif fixation tous les jours, ça décoiffe. un bon livre qui est sorti cet été ou peut être avant on peut. En tout cas, il était traduit cet été qui s’appelle Jouir.

00:03:10:20 – 00:03:20:16
Inconnu
Et c’est une étude sur la jouissance des femmes. Je l’ai lu cet été. Qu’est ce qui dit à ce sujet? Il dit que les filles, les femmes, des filles, parce que les filles, quand elles sont petites, on leur dit tellement.

00:03:21:03 – 00:03:43:02
Inconnu
Fais pas ci, fais pas ça, c’est dangereux. On les bride tellement qu’elles perdent le rapport à ce qu’elles ressentent vraiment de leur désir. Et c’est un apprentissage de réalité rires. Cette jonction entre ce que tu ressens physiquement et la capacité de formuler intellectuellement les choses que les garçons auxquels les garçons font face à ça, petit, on leur

00:03:43:02 – 00:04:01:22
Inconnu
dit battant, on les castros pas tant. Et les femmes ont dix connexions. Ce peut être. Le fait d’avoir autant de pensées sexuelles revient quand tu commences à retrouver un ajustement entre ton ventre et ton esprit va être aussi ton indépendance quitte le cocon familial.

00:04:01:23 – 00:04:24:15
Inconnu
Oui, les castrateur coiffard. Les censeurs, en quelque sorte, mais les femmes, c’est vraiment dû à ça. Si on croit ce que dit la meuf dans son livre, jouir des études qu’elle a faites et les interviews qu’elle a faites, nombreuses semblent dire avec justesse qu’il y a un déséquilibre qui se crée, des ajustements de ce que ton corps peut percevoir

00:04:24:15 – 00:04:42:13
Inconnu
et de ce que ton esprit lui autorise à exprimer en fonction de ce que tu ressens. Voilà mes cheveux, je me renseigne sur sur les femmes. Et tout ça, c’est tout ça, c’est un point. Le mot vulve, je l’ai découvert en même temps que la voiture de l’année 95.

00:04:42:13 – 00:04:54:06
Inconnu
C’était la poule d’eau. Tu vas comparer la femme maintenant. C’est comme ça que je retiens. Ça a été juste de son moyen mnémotechnique. Il y avait peu technique. Oui, bien sûr, il y a quelque chose à creuser là dessus.

00:04:54:07 – 00:05:05:10
Inconnu
Après, je me souviens qu’il y avait un projet de pub où il avait une énorme vulve qui essayait de manger la Berthaut, tellement les Lévy qui avaient écrit Voiture de l’année 85. C’est des conneries, ça, c’est n’importe quoi, je suis pas sûr d’avoir connaissance et c’est n’importe quoi.

00:05:05:10 – 00:05:20:07
Inconnu
Y avait pas de scénario, c’était surréalisme total. Cette discussion de comptoir continue. un homme va toujours accepter un câlin. Bizarrement, tu vois, c’est drôle. Ça dépend de qui? Ça dépend? Non, je ne suis pas d’accord. Moi, je suis un homme et je n’ai pas toujours accepté.

00:05:20:07 – 00:05:40:15
Inconnu
Non, mais moi, j’adore ce nouveau truc des femmes. Le consentement. J’adore ça. C’est dur. Maintenant, je suis, je suis vraiment. Je parle tout le temps de consentement. Tu vois la meuf, il s’adressait aux femmes. Ce nouveau mécanisme nouvelle ambiance sur cette formulation servent ces outils de langage qui permettent à un homme contemporain de mieux vivre grâce à

00:05:40:16 – 00:05:50:08
Inconnu
ses ressources que à mettre en place. Manque, on fait ça pour les hommes parce que c’est n’est pas du tout pour vous, mais souvent les agressions que vivent les femmes depuis des années. Mais ça, d’accord. Mais c’est exactement la première fonction.

00:05:50:08 – 00:06:05:08
Inconnu
Mais moi, en tant qu’homme qui réfléchit au plaisir des femmes et qui vraiment, c’est presque. Mais ce n’est pas un outil pour les hommes, c’est un outil de survie pour les femmes. Shantanu peut être utilisé par les hommes et qui peut aussi faire du bien aux hommes, mais à la base, c’est une vraie ressource.

00:06:05:08 – 00:06:18:13
Inconnu
Moi, je suis très heureux et vous ferez mieux la situation consentie sans joie consentie. Je ne suis pas sûr, à 30 ans consentants où tout est possible, mais vraiment consentante. Il y a trois ans, mais tous les mois ne sont pas mieux.

00:06:18:14 – 00:06:27:04
Inconnu
La regarde l’étymologie bien sur que tout le monde fera de l’amour, c’est consenti. Moi, ce que je sens, c’est que vous avez encore beaucoup de choses à faire. Et ça, c’est bien. Et vous serez avec nous.


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Xavier Faltot

Xavier Faltot @xavierfaltot @mcmparis @lacontroverse Dans la radio, les magazines, la télé, la rue, le web, et les clubs, en 20 ans, il est passé maître dans l’art du média expérimental. Il joue et compose avec les technologies, les flux et les publics. Hackeur du réel, il travaille à générer des chaos sympathiques, des zones franches où tout se lie et se publie. C’est là qu’il sculpte ses visions d’une société post-capitaliste, post-spectacle. Un endroit où se libérer et briller sans s’éblouir. Il est reporter, gonzo journaliste, VJ Xavier Society for the Blind, le fanzine Le Guide Du Renard, le Xavier de Youtube, le gérant de La Controverse, l’inventeur de La Chambre à Air, le co-créateur de Radiomarais, gangsterreradio.org, RADIO23, democrakidsradio.org, fistfm.org ou encore la cellule multi-média de Le Consulat.
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