
Médiathèque · Les livres
Capital et Idéologie
Chaque société invente un récit pour justifier ses inégalités. Dans cette vaste fresque mondiale, Thomas Piketty raconte l’histoire de ces idéologies et montre que d’autres récits, plus justes, restent toujours à notre portée.
Les inégalités sont
des constructions politiques
Six ans après Le Capital au XXIᵉ siècle, Thomas Piketty élargit considérablement son enquête. Au-delà de la mesure des inégalités de revenus et de patrimoine, il s’attache désormais à comprendre les idéologies qui les rendent acceptables : les discours, les institutions et les systèmes juridiques par lesquels chaque société explique pourquoi certains possèdent davantage que d’autres.
L’économiste parcourt ainsi l’histoire des grands régimes inégalitaires : les sociétés trifonctionnelles, partagées entre clergé, noblesse et tiers état, les sociétés de propriétaires du XIXᵉ siècle, les sociétés esclavagistes et coloniales, les expériences communistes et social-démocrates, jusqu’à l’hypercapitalisme contemporain. Il analyse aussi la transformation des clivages politiques, entre une gauche devenue « brahmane » et une droite « marchande ».
Sa conclusion ouvre un horizon : puisque les inégalités sont des constructions politiques, nous pouvons les transformer. Piketty esquisse un socialisme participatif fondé sur la propriété sociale et temporaire, la cogestion dans les entreprises, un impôt fortement progressif sur la propriété et une dotation en capital pour chaque jeune adulte.
Ce qu’il apporte à Maison Fluid
Il montre que nos organisations sociales sont des récits que nous pouvons réécrire, idée qui fonde aussi notre réflexion sur la famille.
Il éclaire la question de la transmission du patrimoine entre générations, au cœur de la vie des familles.
Il dialogue avec Graeber, Rousseau et Klein dans notre bibliothèque autour des origines de l’inégalité.
Il propose des pistes concrètes pour une société plus juste, que nous voulons transmettre à nos enfants.






