Au Sénat, pendant le Forum Netexplorateur 2010, l’observatoire international des usages innovants du numérique, notre VIDEOLAB a rencontré François Dupuy, l’une des personnalités qui inventent les nouveaux usages d’Internet, pour un portrait de quelques minutes sur son projet et sa vision de la révolution numérique.
François DUPUY : sociologue des organisations.
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La transcription
Transcription automatique tirée des sous-titres YouTube.
Alors, c'est François Dupit. Je suis un sociologue et spécialisé dans un champ très précis de la sociologie qui est la sociologie des organisations dont l'objectif c'est de comprendre comment n'importe quel type d'organisation fonctionne. J'aide ceux qui me le demandent à comprendre en profondeur les problèmes qui se posent dans leur organisation et à partir de là trouver des solutions pour arriver à résoudre ces problèmes, c'est-à-dire fondamentalement pour
arriver à changer ce que font les gens. Et d'autre part, cette expertise, je l'exerce dans l'enseignement, c'est-à-dire que j'apprends au cadre à comprendre leur propre organisation et à partir de là à mettre au point des stratégies de changement. Comment on fait pour créer de la confiance dans les organisations ? Surtout dans un pays comme la France, puisque nous étions en France dans lequel la confiance n'est en
rien dans les gènes culturels de ce peuple. On ne pourra pas aller vers les organisations nouvelles dont je parle avec la méfiance. Il faudra y aller avec la confiance. Et vous savez dans les organisations humaine, on ne fait pas les choses parce qu'on est convaincu. On fait les choses parce qu'elles sont nécessaires et là la confiance sera nécessaire. La définition de règles du jeu, c'est-à-dire si vous
et moi nous devons travailler ensemble, c'est qu'est-ce qui est acceptable et qu'est-ce qui n'est pas acceptable, ça va réduire l'incertitude des comportements, ce qui est essentiel pour pouvoir travailler ensemble comme c'est essentiel pour pouvoir vivre ensemble. Et après tout, si nous donnions la parole aux philosophes, les philosophes nous expliqueraient que la réduction de l'incertitude des comportements, c'est de l'éthique. Donc dans ces nouvelles organisations dont je suis
en train de parler, la partie positive et optimiste de la chose, c'est que pour qu'elle puisse se développer, il faudra y introduire beaucoup d'éthiques. Je dirais que dans un immédiat proche, le futur ressemble à un monde extraordinairement dur, à la fois dur au travail et en même temps dans une violence qui se développe dans toutes les parties de la société et que ceci est un phénomène extrêmement
inquiétant. Et puis dans un futur loin un peu plus lointain, je vois les sociétés humaines se reconstituer dans quelque chose de beaucoup plus vivable mais absolument étranger à ce qu'a été leur structuration antérieure, y compris même d'ailleurs la structuration des pays telle qu'elle est aujourd'hui ou la structuration des organisations telles qu'elle est aujourd'hui. Si nous vivons ces choses extrêmement dures, c'est que nous sommes en train d'inventer
un monde nouveau. Le problème de notre génération, la vote comme de la mienne, c'est que nous sommes au milieu et que c'est dur à faire. Mais il faut le situer à l'échelle de l'histoire parce que j'ai observé que le changement ne se produit pas quand il est nécessaire, il se produit quand il est possible.
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