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WEATHER FESTIVAL – REPORT

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Le Weather Festival c’est le premier festival techno et house d’envergure internationale organisé à Paris et en banlieue les 17, 18 et 19 mai 2013. Pour cette première édition, près de 30 000 personnes ont participé à une série d’événements entre Paris et Montreuil trois jours durant.

Une programmation pointue et prestigieuse, mêlant house et techno, a accueilli une sélection d’artistes majeurs de la scène française et internationale. Mais le Weather était également l’occasion de découvrir de jeunes talents prometteurs ou des artistes qui se produisent rarement en France.

Les festivaliers étaient français ou étrangers, connaisseurs, curieux ou découvreurs. Une atmosphère chaleureuse, presque bon enfant régnait au sein du public.

C’est qu’il y avait de quoi être de bonne humeur avec un line-up pareil. Le Weather commençait vendredi 17 mai avec deux Opening parties. La première organisée sur le bateau de la Concrete, quai de la Rapée, s’articulait en All Night Long, de 18h à 6h du matin. Plus de 1500 personnes ont pu danser au son de Master H, attendu en b2b avec Alex From Tokyo, ou sur les mélodies enivrantes du français Didier Allyne.

►L’opening party Sonotown à la Machine : des jeunes gens excités au son d’une programmation techno aiguisée.
Weather Festival - Soirée Opening à la Machine ©Jacob Khrist
Weather Festival – Soirée Opening à la Machine ©Jacob Khrist

La deuxième Opening party se déroulait à la Machine du Moulin Rouge où le collectif Sntwn, avec lequel l’équipe de Concrete a souhaité collaborer à l’occasion du festival, invitait Kassem Mosse, Tama Sumo ou encore Larry Byndon. Dénicheur de pépites électroniques émergentes, découvreur des artistes techno de demain, le blog devenu collectif Sonotown nous a offert, pour cette soirée d’ouverture, une programmation extrêmement pointue avec des artistes peu habitués à jouer en France. Le plus attendu, Blawan, a branché ses machines aux alentours de 5h du matin, donnant à entendre une techno puissante et mentale.

Weather Festival Day 1
Weather Festival, Blawan à la Machine du Moulin Rouge ©Jacob Khrist
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À la Machine du Moulin Rouge, le public était nombreux (2000 personnes environ) et relativement jeune. Des clubbers et amateurs de techno assez différents du public habituel du club. Venus spécialement pour le Weather, certains attendaient l’événement depuis longtemps.

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Le Weather Festival était également un vrai défilé. L’occasion de découvrir des looks complétement déjantés et autres déguisements loufoques, des styles que l’on voit nul part ailleurs. Certains festivaliers ont vraiment joué le jeu comme un certain Pierre.

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Volonté affichée par les organisateurs, le Weather se voulait international. On est venu de l’autre bout de France ou d’Europe pour participer à l’événement.

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► Palais des Congrès de Montreuil : grande chaleur et extase auditive

C’est que le “main event”, la soirée au Palais des Congrès de Montreuil de samedi, était très attendu. De midi à 6h du matin, pas moins de 17 artistes se sont succédé sur deux étages. 13000 personnes ont répondu présents. Face à Marcel Dettmann, Paul Ritch, Robert Hood, Len Faki, François X, Margaret Dygas ou encore Nina Kravitz, le public était plus qu’excité. L’équipe de Radiomarais est arrivé à 20h sur place et la file d’attente aux portes du Palais des Congrès était déjà importante. Le pic de la soirée était attendu vers 22/23h. Et comme toutes les premières fois, il y a parfois quelques fausses notes. A commencer par l’attente au vestiaire ou aux stands des tickets boisson. Mais c’est surtout la température qui nous a marqué : chaude et humide, presque étouffante, qui nous a saisie dès notre arrivée. Qu’importe, le son était incroyablement enivrant et nous faisait rapidement oublier ces quelques détails.

Weather Festival - Main Event - Montreuil ©Jacob Khrist
Weather Festival – Main Event – Montreuil ©Jacob Khrist

Après un passage à l’espace VIP situé à l’étage, où nous avons rencontré Jean-Yves Leloup, Max Fader, Eric Labbé ou Julien Haguenauer (Dement3d), on décide d’aller se mêler à la foule. 21h : plus de 11000 personnes déjà présentes et Robert Hood commençait son live. Le public hétéroclite et trans-générationnel dansait en rythme, les jeunes amateurs de musique électronique côtoyaient les fans de la première de la première heure. Il y avait les curieux venus ici surtout pour faire la fête entre potes, et les aficionados de hardtek, en quête de sensations, venus coller leur oreilles bouchonnées aux enceintes Funktion-One.

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Plus la soirée avançait plus le public devenait littéralement trempé. Nous continuons notre périple dans la fosse, on glisse et on se frotte aux festivaliers. Malgré des conditions de danse pas évidentes, la plupart des visages affichaient un grand sourire de satisfaction. Heureux d’être là, ensemble, réjouis de profiter d’un line-up aussi riche.

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Après Robert Hood, DVS1 a enchainé, 3h30 durant, au premier étage avant l’arrivée du duo Polar Inertia, qui étaient parmi les artistes les plus attendus du festival. Signé sur Dement3d, Polar Inertia cultive une image mystique mais sa musique allant des sonorités techno aux mélodies expérimentales devient, elle, de plus en plus connue.

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Puis les deux producteurs allemands, Chris Liebing et Len Faki ont joué successivement jusqu’à à 6h du matin. Peu à peu, le Palais des Congrès se vidait et l’air devenait de plus en respirable. Il était 6h30/7h lorsque nous avons redécouvert la lumière du jour, à la fois apaisés et fatigués comme après une séance de sport à rallonge. Et c’est dans ces moment si particuliers, où le sentiment de plénitude vient se coupler avec une sensation de vide que les rencontres sont plus belles. Ici et là, on parle avec des gens qu’on ne connait pas, les maques sont tombés depuis quelques heures et les cœurs sont à nus. Tout le monde semble s’aimer, et même si les détracteurs vous diront que c’est un des effets de la fameuse MDMA, je crois surtout que cette ambiance plus que pacifique trouve sa source dans le bonheur partagé d’avoir eu à entendre 17 artistes parmi les plus doués de la scène électronique internationale. Mon acolyte de photographe me quitte et avant de me laisser guider par des inconnus dans un bus en direction de l’after, le micro m’échappe des mains.

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►After à l’Electric : l’ultime claque

Me voilà descendue du bus, je suis à Porte de Versailles. Rapidement on m’apprend que l’Electric qui devait initialement ouvrir ses portes à 8h du matin ne les ouvrira finalement qu’à 10h. La nouvelle ne passe pas trop auprès de certains festivaliers, chez qui la fatigue se fait sentir. Je me retrouve avec une trentaine de survivants à chercher comment occuper ces 2 heures. C’est dans un café du quartier que nous nous retrouvons : on boit un café, mange un croissant et certains lisent même la presse. Quoi de plus normal avant un after.

10h,  l’Electric ouvre enfin, spéciale dédicace aux vigiles qui m’ont fait poiroter sous prétexte que mes chaussures étaient sales.

Une fois les portes franchies on ne sait plus trop où on est. Un centre commercial ? une gare ? L’endroit est improbable. Il faut traverser plusieurs plusieurs bâtiments puis gravir les nombreux escalators avant d’arriver au club. Le club justement, j’ai rarement vu des endroits pareils. Parquet et grandes baies vitrées, on danse face au DJ et derrière lui, la Tour Eiffel. Après Delta Funcktion One et un live d’Antigone, c’est au tour de Mike Dehnert de jouer. En fin de matinée, nous sommes une petite centaine éparpillés dans ce grand espace. J’ai peu de fois rencontré un public autant avenant, les sourires s’échangent et les langues se délient.  Je navigue entre la scène et l’immense rooftop où les gens se prélassent avant qu’il ne se mette à pleuvoir.

 

Weather Festival, After Hour à l’Electric ©Jacob Khrist

Silent Servant arrive vers 14h et à partir de ce moment là je suis ailleurs, je n’ai plus conscience du temps. Je ne pense qu’à sa musique qui me fait danser comme rarement. Un nouveau public arrive peu à peu, celui qui a dormi, frais et energique.  L’Electric se remplit, l’ambiance devient de plus en plus échauffée. On m’interroge sur l’heure, je réponds “il est 15h”, ma montre affichait en réalité 20h…c’est à ce moment là que je décide de rentrer. Je dis au revoir à mes amis d’un soir. Exténuée mais ravie, la première édition du Weather Festival valait le coup.

Merci à Jacob Khrist, photographe et ami dont voici quelques photos.

 

 

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Xavier Faltot

Xavier Faltot: Media Mutant, brille par ses images expérimentales, mêlant art, technologie, cinéma et poésie. Dès ses débuts avec l’artiste Shu Lea Cheang, il sait capturer et danser avec le réel. Ses œuvres, à la fois provocantes et captivantes, reflètent une compréhension profonde de la globale culture actuelle. Samouraï virtuel multimedia et pionnier français dans l'utilisation des outils offerts par le web, il attend depuis toujours l'arrivée des intelligence artificielles. Aujourd’hui à l’aise avec les machines qui créent en vrai, il joue et fabrique des mondes animés à la carte ou des univers virtuels inconnus. ////// Xavier Faltot: Media Mutant, shines through his experimental images, mixing art, technology, cinema and poetry. From his early work with artist Shu Lea Cheang, he has captured and danced with reality. His works, both provocative and captivating, reflect a deep understanding of today's global culture. A multimedia digital samurai and French pioneer in the use of web tools, he has always awaited the arrival of artificial intelligence. Now at ease with the machines that create the real thing, he plays with and creates bespoke animated worlds or unfamiliar virtual universes.
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