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Le tri plastique // Eco-Emballages // reportage et conférence

Pour Eco-Emballages, en 2015 : l’extension des consignes de tri à tous les emballages plastiques. Le reportage dans un centre de tri qui déborde, puis la conférence. #SUIVEZMOI, itinéraire d’une bouteille en plastique →

Le tri plastique, le reportage

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0:15 Depuis l’extension des consignes de tri on a des petites difficultés au niveau du stock c’est à dire qu’une fois par trimestre le stock débordes de par l’augmentation de volume et on est obligé de stocker dehors comme en ce moment aujourd’hui on arrive à fonctionner sur le hall avec de temps en temps un mode dégradé qui nous empêche d’ouvrir la deuxième porte c’est à dire que d’un point de vue sécurité on sait qu’au niveau des consignes on a une porte qui n’est plus accessible alors que normalement les camions lorsqu’ils doivent pouvoir traverser le hall donc ici on voit effectivement la fosse de stockage qui est pas très très grande au niveau de cette cabine de prétry on sépare habituellement le carton et les

0:56 Refus sur ce poste de travail ils vont retirer donc les gros cartons qui sont jetés au sol les films on est obligé de les retirer si on veut pas avoir des problèmes d’enroulement et de salissures sur le reste du process et c’est un opérateur qui vient régulièrement reprendre ce carton en cabine et le jeter au sol depuis la passerelle que l’on voit là haut le seul moyen pour réguler la matière pour notre première cabine de prétry c’était d’installer en fait des chaînes lestées de poids pour pouvoir réguler notre matière donc l’impact direct des consignes de tri ben c’est ces fameuses

1:40 Bâches ces fameux film de grands volumes on va dire qui viennent en fait s’enrouler et elle stagne donc ils sont obligés d’aller un peu plus à enlever les films qui se coincent dans les palpeurs parce que du coup ça ouvre plus les sacs après et ça fait des bourrages donc il monte dedans il défend tout à la main pour dégager les grands films on a plus cette ce fait le flux soit unifié les agents sont donc obligés de tirer les sacs avec avec ses fourches donc le flux ne passe pas par une cabine de pétrie mais je viens directement dans un 3 mail ce qui est un peu plus difficile au niveau d’extension c’est notamment les encombrants qui sont plus présents dans le flux donc on appelle encombrant c’est des bâches de plastique des gros bouts de Lino des choses comme

2:23 Ça donc là on peut voir un gros film plastique là qui qui est passé ça complique le tri évidemment on a réduit le débit de la ligne d’environ 10% alors le rendement entre la colère standard et la collecte expérimentale a baissé de plus de 30% avant le démarrage de l’extension on tablait sur une baisse de 10 % de rendement alors qu’en fait on constate une baisse plutôt aux alentours de 5 % on a baissé les rendements de l’ordre de 16%. par opérateur de tri on a dû aussi augmenter les effectifs de l’ordre d’à peu près 30% en rajoutant trois opérateurs de tri par équipe ce qui fait 6 opérateurs de tri sur l’ensemble des effectifs de trigones on a dû embaucher 8 personnes

3:10 Supplémentaires c’est un 4 par équipe en mode normal on fonctionne ici avec 13 trieur pour l’extension nous sommes montés à 20 trieurs le ratio sur la partie tri et les simple c’est plus 50% opérateur qui a été rajouté dans le cadre de l’expérimentation sur cette première table de tri afin de garantir la qualité de journaux revue magazine des gros difficultés et de récupérer les films plastiques puisqu’ils sont en grande quantité qu’on les retrouve à différents endroits sur le procès on a du mal à les canaliser dans un seul point ils viennent perturber la qualité au niveau des

3:52 Trioptiques au niveau du triangle donc ils viennent polluer l’ensemble des flux et on a également une difficulté encore une fois à les récupérer et à les isoler pour les valoriser nous c’était de sortir un maximum de films souple sur cette cabine là puisque après nous sommes équipés d’un cube à l’étoile et le film soupe va venir en fait perturber le flux dans le crible donc il est quand même nécessaire de le sortir avant le crible je suis convaincu que si on mettait un main bloc de ciment au milieu des films il verrait le film mais pas le bloc du ciment cette machine peut pas détecter tout ce qui est objet noir forcément elle renvoie pas de spectre au niveau du scanner donc on n’arrive pas à exécuter tous les plastiques qui sont noirs et pas une majorité du tout c’est justement tout ce qui est barquettes au yaourt on a des objets qui sont fascinants souillés que des bouteilles ou des

4:39 Flacons et donc il peut être populaire d’une poudre de papier d’un peu de saleté je pense que le scanner a du mal à détecter l’objet et donc on n’arrive pas à le récupérer derrière donc là le process vient de s’arrêter un trioptique qui vient de se mettre en bourrage donc bon je suis un optique c’est l’accumulation de plastique dans les goulottes peut-être dû à une bouteille ou un film qui vient se bloquer on arrive à récupérer un peu moins de 20% des films plastiques qui sont sur le process au niveau des nouvelles résines notamment des pots et barquettes on a un taux de captage qui tourne autour de 50% . mais vu que c’est pas du tout mécanisé donc tout est fait manuellement et c’est vrai que pour eux c’est très pénible ils sont très très fatigués

5:20 Il y en a partout quoi donc c’est vrai que c’est plus de gestes au niveau de la répétitive plus de mouvement à faire cette présence de bac cette présence de poubelle de flux à trier on ne leur coûte pas dans la collecte classique et qu’on est obligé de le mettre en place c’est pas un mode normal de fonctionnement on perturbe à la fois le geste tri des opérateurs ça peut être embêtant quand on a des produits ronds on peut avoir des accidents par chute des commandes des trieurs dans les cabines on oblige des personnes à avoir des manipulations de contenants ce qui ne se fait pas habituellement il y a des jeux qui restent et donc ça ça procure des odeurs et des gènes donc pour les

6:00 Trieurs on a débarqué de viande notamment et ça c’est des matières souillées par des déchets alimentaires ça on observe une dégradation de la qualité des journaux revues magazine mais également au niveau du mixpepps avec les nouvelles résines qui aujourd’hui est tout juste au niveau de la qualité pour les repreneurs sur des balles qui ne sont pas plastiques comme ici du carton ou du gros magasin on note également la présence de pas mal de films plastiques et même de barquettes qui viennent s’y trouver et films plastiques qu’on retrouve ici dans du carton du plastique qu’on retrouve encore ici sur du gros magasin voir même de la bouteille ici on a vraiment des déchets je pense des déchets alimentaires mélangés en plus

6:47 Aux produits d’hygiène par exemple on voit quand même de la cartonnette on voit du film souple plutôt en quantité importante une balle et aujourd’hui constituée de 55% de d’anciennes résines c’est-à-dire de bouteilles flacon de PhD et de 45% donc du reste de nouvelles résines c’est à dire que de pots et barquette on a eu quelques décote sur notre flux de pehdx uniquement de manière générale la qualité est assez bonne mise à part le la première expédition de films plastiques où là on avait pas loin de 50% même de de refus le souple est vraiment un élément perturbateur dont on doit vraiment tenir compte dans la mise en place des différentes aménagements au niveau du

7:34 Centre de tri tant en nombre d’effectifs on augmentation des effectifs qu’on aménagement spécifique on peut pas de façon durable continuer à faire travailler les gens sur certains postes sont qui sont quand même assez contraignants assez physiques on pourrait pas continuer à fonctionner comme ça l’expérimentation aux autres faits sur un centre tri mécanisé beaucoup plus que que que Manuel parce que ça a quand même un impact assez fort sur les sur les agents de tri donc il faut il faut automatiser le plus possible les entreprises pour éviter ce travail pénible au niveau des

8:16 Agences si demain on était amenés à ouvrir effectivement les consignes de tri sur l’ensemble des centres de tri il y a quelques difficultés notamment trois qui ont identifie une première au niveau du stockage amont et des capacités de stockage de la gestion de ce flux par rapport à d’autres qui est pas toujours évidente à gérer les deux autres points bloquants sont la présence de grands objets et d’encombrants notamment dans le flux qu’il faut réussir à gérer sur le centre de tri avec éventuellement quelques modifications techniques ou l’ajout d’opérateur et le dernier point est d’assurer une qualité des journaux revues magazines au vu d’un taux de refus un peu plus important et de films plastiques qui se retrouvent dans le flux et qu’on a du mal d’ailleurs à récupérer pour absorber toutes les tonnes entrantes et avec le site actuel il faudrait je pense je pense à mon avis moderniser le site moderniser certainement revoir le process carrément travailler en double équipe quasiment à

9:03 L’année mais là on serait déjà durant sur capacité nous sommes très contents d’être parti dans cette expérimentation parce qu’il y a quand même un décalage entre la théorie et la réalité du terrain on n’imaginait pas l’impact que pouvait avoir ces nouvelles résines au sein du centre de tri

Le tri plastique, la conférence

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0:13 Bonjour à tous euh je voudrais d’abord bien sûr vous remercier hein d’être venu ici euh aujourd’hui nous sommes très nombreux hein beaucoup plus nombreux que la journée précédente qui a eu lieu en septembre merci à vous tous d’être là merci aussi d’avoir travaillé autant depuis maintenant près de bah 4 ans hein 2009 hein c’est 2009 où vraiment les choses ont commencé avec cette étude faite par écambalage ladem et PwC peut-être d’autres en tout cas c’est à ce moment-là qu’on a vraiment commencé à aborder le sujet en se disant et si on pouvait recycler euh toutes les tous les emballages en plastique pourquoi les

0:54 Recycler d’abord pour économiser les ressources naturelles et ensuite aussi pour simplifier le geste de tri de l’hab aujourd’hui on observe une très très très forte hétérogénéité dans les couts cette fourchette évoquée dans le rapport PwC entre 600 et 800 est atteignable je dirais même que c’est un objectif on ne pourra pas faire fonctionner l’ensemble de cette chaîne sans avoir une vraie analyse et un vrai objectif sur les coûts c’est impossible ça ne se fera pas dans des conditions qui ne sont pas très exigeantes en matière de gestion des coûts fin 2013 et com balage je remettrai un rapport avec des conclusions de l’expérimentation tout ne sera pas bouclé mais en tout cas beaucoup de choses le

1:44 Seront donc on travail avec l’ensemble des fabricants de produits laitiers frais pour bien comprendre quels sont les obstacles euh au recyclage de nos de nos pot de produits Litier frais et puis qu’est-ce qui qu’est-ce qu’on peut imaginer comme solution euh pour éventuellement améliorer cette recycl je suis persuadée aujourd’hui qu’il faut déjà bien concevoir les emballages pour qu’il soi recyclable par la suite moi je vais continuer mon combat avec mes collègues chez Danon à faire des conceptions de plus en plus intelligentes et quand je dis intelligente c’est-à-dire de d’aborder la problématique du système pas que le pot vis-à-vis du consommateur mais vis-à-vis vraiment de la chaîne de laamot à l’aval et la fin de vie donc c’est c’est c’est une desétape à

2:28 Considérer les gens attendent une simplification donc l’extension des consignes de tri c’est pas la peine d’avoir fait Polytechnique pour savoir que ça intéresse tout le monde cette expérimentation venait et avait une adhésion immédiate de la population c’est plus les élus qui sont souvent plus frileux d’ailleurs que nos concitoyens en terme de résultats très concrets on n’ pas un transfert massif mécanique du discours positif de compréhension de pertinence de la consigne en terme de pratique du geste changer les habitudes c pas facile c pas facile parce que il y a une population qui qui avait ses habitudes déjà par une information depuis plusieurs années puis d’un seul coup on leur demande de trier

3:14 À nouveau quelque chose de plus si la population est pas suffisamment informée par la communication on peut trouver du caoutchou des ob des jouets et tout autre chose donc là il est important d’avoir une communication adaptée on a une forte disparité sur l’ensemble des collectivités par exemple sur les tonnages collectés on va de 0 aux alentours de 0 % à plus de 40 % des tonnages collectés concernant les contenants comment ça se traduit cette augmentation de tonnage B on s’aperçoit que globalement sur le porte à porte il y a très peu de volume très peu de rajout de bac qui ont été fait à l’heure actuelle donc on observe qu’on est plutôt sur au alentour de 2 % d’augmentation des volumes concernant l’apport volontaire et les collectivités qui sont apport volontaires on observe

4:00 Une augmentation de 6 % du volume de colonne d’apport volontaire alors comment ça se traduit sur la collecte donc on a une augmentation de 17 % sur le flux emballage léger et ceci ça se traduit par une augmentation de 8 % des temps de collecte et de 9 % des kilomètres les résultats ils sont alors au-delà de nos espérances faut être clair on a 17 % de baisse des ordures ménagères donc en coût en moins les emballages on a fait plus 28 % sur ces 20000 habitants et les temps de collecte en ayant anticipé la la refondte donné tournées et les kilométrages ils ont baissé de 14 pour pour le temps de collecte et les kilométrages de 13

4:45 % l’évolution des centres de tri c’est le point clé de la réussite du projet pas l’unique mais c’est un des points clés de la réussite de ce projet trouver les bonnes organisations faire en sorte qu’on puisse après la collecte avoir un plus fort taux de séparation à un coût raisonnable et se demander quel quel outil industriel on peut avoir en France le parc de cent de tri qui existe actuellement sauf très rare exception même avec des investissements complémentaires à peu près un/ers du parc n’est pas capable de trier l’intégralité des tonnages correspondant à l’extension ou de pouvoir les trier en fonction des standards qui sont demandés donc on a un ré une réel augmentation du

5:31 Volume des produits qui sont stockés à l’entrée du centre de tri on a une baisse de rendement de production et on a une baisse de densité qui est en moyenne autour de 8 %. le premier gros enseignement c’est de faire très attention sur la partie Prêterie des films pour que ce cette première partie de flux ne vienne pas perturber des matériaux qu’on savait recycler avant et qui qui font l’objet de CAH d’échange avec nos nos partenaires recycleurs on pouvait pas tout prévoir au début de cette expérimentation c’est d’ailleurs d’ailleurs pour ça qu’on a dû adap adapter plusieurs fois les les les différents C de tri qui sont en expérimentation pour pouvoir capter les nouveaux nouveaux gisements il y a pas du tout de pessimisme il y a quelques personnes qu’on dit voà mais tout ça est très pessimiste je crois pas du tout je crois qu’il y a un vrai challenge qui

6:11 Est devant nous comment peut-on trier de façon efficace pas trop cher et pour faire un niveau de qualité de de produit acceptable par les recycleurs si on nous demande de multiplier le type de résine à trier quelque part on va devoir en subir le coup quoi donc c’est quand même un point à prendre en compte vraiment la question c’est ça c’est qu’est-ce qui doit être fait au niveau local dans les centres de RET des collectivités locales qu’est-ce qui peut être fait dans des installations spécialisées intermédiaires qui ferait du surtri qu’est-ce qui peut être fait par le recycleur lui-même avant la régénération de la résine ce sont c’est c’est ça la la véritable question les collectivités dans les centres de tri vous séparez la matière les recycleurs dans leurs unités

6:58 De recyclage continuent à séparer la matière l’objectif étant de produire de la matière première recyclée d’un niveau de qualité suffisant pour pouvoir se substituer à de la matière première vierge cette expérimentation est regardé par l’ensemble des pays européens avec beaucoup de précision donc on pourra se dire peut-être dans quelques années que ce qu’on est en train de faire ici a changer la donne en matière environnementale un peu partout dans le monde d’entendre les autres collectivités aujourd’hui nous dire bah voilà on en est là voilà comment on a avancé ça nous permet à nous de nous dire bah oui ça c’est bien ça il faut l’améliorer ça il faut continuer et c’est justement le grand intérêt de ces

7:40 Réunions j’ai noté qu’il y a beaucoup de monde j’ai noté que les présentations étaient plus riches parce qu’il y a plus de retour d’expérience et j’ai noté mais là c’est c’est plus d’écoute plus d’attention c’est une belle journée de retour d’expérience d’échange et donc merciage pour organiser cette cette cette journée l’expérimentation elle-même va se prolonger jusqu’à la fin juin ensuite il nous fera le temps de faire remonter l’information de la traiter de la mettre en forme et à l’automne éco emballage délivrera l’ensemble des conclusions qu’on peut tirer de cette expérimentation prochain rendez-vous le 17

8:28 Octobre

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Xavier Faltot

Xavier Faltot est producteur multimédia, installé à Berlin. Depuis plus de vingt ans, il traverse la radio, l'image et le web avec une approche de média mutant : il a débuté aux côtés de l'artiste Shu Lea Cheang, fondé la webradio parisienne Radiomarais et animé pendant une quinzaine d'années des lieux culturels comme la Station et le Consulat, en mêlant art, technologie, cinéma et poésie. Pionnier des usages créatifs du web, il fabrique aujourd'hui avec l'intelligence artificielle des images, des voix et des instruments sur mesure, comme TEXT OPERATOR et La Carte des fuites, conçus pour écrire Maison Fluid, son traité de parentalité fluide à paraître le 25 juillet 2027. ////// Xavier Faltot is a multimedia producer based in Berlin. For more than twenty years he has moved through radio, image and the web as a media mutant: he started out alongside artist Shu Lea Cheang, founded the Parisian web radio Radiomarais and spent some fifteen years running cultural venues such as la Station and le Consulat, blending art, technology, cinema and poetry. A pioneer of creative uses of the web, he now builds images, voices and custom instruments with artificial intelligence, such as TEXT OPERATOR and La Carte des fuites, designed to write Maison Fluid, his treatise on fluid parenting, out on 25 July 2027.
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