Camille PellicerLES FILMSMEDIATHÈQUESUICIDE FM

Call me by your name de Luca Guadagnino dans le cinéma de Camille

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Moscazzano, c’est un nom qui sonne comme un dessert italien, mais en fait, c’est un petit village niché au cœur de la Lombardie, où la famille Perlman, le temps d’un été, se ressource un contact presque charnel avec la nature, s’immergeant une fois encore dans cet environnement rural qu’ils aiment et respectent. Comme si, à l’image de la terre, des arbres, de l’herbe et des cours d’eau, ils ne faisaient qu’un avec une vie qui rythme le cycle des saisons. C’est dans ce cadre bucolique et paisible que se déroule le film Call me by your name. Un film où on retrouve les douleurs, torpeurs et les malheurs et en même temps, les bonheurs d’un premier amour avec Elio, qui se love avec bonheur dans cet amour naissant qu’il a pour Olivier, un étudiant au sourire éclatant qui arrive pour étudier avec son père. Sept ans seulement séparent les deux jeunes hommes, même si l’aîné, jeune dieu grec à la beauté solaire et à la silhouette bien découplée, est déjà un homme accompli et sûr de lui qui adopte volontiers la posture du séducteur, Elio, avec ses boucles brunes indisciplinées, son petit visage fin et sa poitrine étroite, conserve le charme inachevé de l’enfance, que dément toutefois l’expression mûre et sérieuse de son regard bleu.

Elio et Oliver

Le désir prend son temps. Sans nuance, le véritable désir ne peut pas naître.

C’est une histoire passionnelle qu’auront connu Elio et Olivier, brève et intense comme une parenthèse radieuse. Grand rêve éveillé, mais à la fin inéluctable les laissera éblouis et profondément malheureux: est-ce à dire que l’instant précis ne valait pas la peine d’être vécu? Pour Elio le désir et la souffrance sont indissociables, mais le privilège suprême reste le sentiment amoureux qu’il faut chérir, même dans la douleur, plutôt que de s’en éloigner. C’est ce que dira le père d’Elio à son fils dévasté. C’est un film lumineux, solaire, d’une grande beauté, qui m’a profondément touché. Ça m’a rappelé ce pincement au coeur qu’on peut ressentir et en même temps, cette douleur qu’on sait déjà qui va arriver quand ce sera terminé. Une passion juvénile et incandescente, aussi belle que réelle, à l’instar de d’Elio et d’Olivier. On voudrait s’y perdre indéfiniment.

People Who Read Are Hiders. They Hide Who They Are. People Who Hide Don’t Always Like Who They Are.

Marzia
Elio et Oliver

Call Me By Your Name And I’ll Call You By Mine.

Olivier

RETROUVEZ L’ÉMISSION SUICIDE FM #2 DU 2 MARS 2021

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