
Médiathèque · Les livres
No Logo
La tyrannie des marques
Devenu la bible du mouvement altermondialiste, No Logo raconte comment les marques ont colonisé nos espaces, nos imaginaires et nos identités, et comment des citoyens du monde entier ont commencé à leur résister.
Quand les marques
vendent des identités
Naomi Klein observe à la fin des années 1990 une mutation profonde du capitalisme : les grandes entreprises cessent de se penser comme des fabricants de produits pour devenir des producteurs de marques, c’est-à-dire de styles de vie, de valeurs et d’identités. La fabrication est sous-traitée, et l’essentiel des investissements part dans le marketing.
Le livre suit ce mouvement dans tous les espaces de la vie : les écoles et les universités envahies par les sponsors, la culture jeune récupérée, les villes transformées en vitrines, tandis que les usines délocalisées dans les zones franches d’Asie et d’Amérique latine exploitent une main-d’œuvre précaire. Klein relie ainsi l’éclat des logos à la réalité des conditions de travail.
La dernière partie décrit la naissance des résistances : détournement publicitaire, campagnes contre les ateliers de misère, réappropriation des rues. Paru juste avant les manifestations de Seattle, No Logo a donné un vocabulaire à toute une génération et reste une lecture décisive pour comprendre l’économie de l’attention.
Ce qu’il apporte à Maison Fluid
Il décrit la colonisation de l’enfance et de l’école par les marques, enjeu majeur pour les parents d’aujourd’hui.
Il éclaire la fabrication des identités par la consommation, question centrale dans l’éducation des adolescents.
Il valorise le détournement et la créativité comme formes de résistance, pratiques que nous partageons avec les enfants.
Il complète Stiegler sur le populisme industriel et forme avec Tout peut changer un diptyque Klein dans notre bibliothèque.






