
Médiathèque · Les livres
L'Homme révolté
« Je me révolte, donc nous sommes. » Albert Camus fait de la révolte le geste qui fonde la solidarité humaine, et nous invite à une pensée de la mesure, à égale distance du nihilisme et de la terreur.
Je me révolte,
donc nous sommes
Paru en 1951, L’Homme révolté prolonge la réflexion engagée dans Le Mythe de Sisyphe : après l’absurde, Camus explore la révolte comme réponse vivante à un monde privé de sens donné d’avance. L’homme révolté dit à la fois « non » à ce qui l’opprime et « oui » à une part de lui-même qu’il découvre commune à tous, et cette découverte fonde une solidarité.
Le livre traverse l’histoire de la révolte métaphysique, de Sade aux romantiques, de Nietzsche aux surréalistes, puis celle de la révolte historique, des régicides de 1793 aux révolutions du XXᵉ siècle. Camus y montre comment la révolte, en cherchant l’absolu, peut se retourner en terreur et engendrer de nouvelles servitudes, ce qui lui valut une célèbre polémique avec Sartre.
Sa conclusion, la « pensée de midi », célèbre la mesure méditerranéenne, la limite, la beauté et la fidélité à la terre. Elle propose une révolte créatrice, attentive aux êtres concrets, qui préfère la justice vivante aux abstractions et fait de l’art une des formes les plus hautes de cette insurrection fraternelle.
Ce qu’il apporte à Maison Fluid
Il fonde la révolte sur la solidarité, ce qui nous aide à accompagner les colères de l’enfance et de l’adolescence comme des forces de vie.
Il propose une éthique de la mesure qui éclaire nos réflexions sur la modération, le sevrage et l’équilibre des désirs.
Il apporte une langue lumineuse et solaire, un modèle d’écriture engagée pour Maison Fluid.






