
Médiathèque · Les livres
La Fin du travail
Dès 1995, Jeremy Rifkin annonçait que l’automatisation allait réduire massivement le travail salarié, et proposait d’investir le temps libéré dans le tiers secteur, celui du lien, du soin et de la communauté.
Quand les machines libèrent
un temps à réinventer
Au milieu des années 1990, Jeremy Rifkin observe la vague d’automatisation qui touche l’agriculture, l’industrie puis les services, et formule une hypothèse qui fit grand bruit : la troisième révolution industrielle, celle de l’informatique et des télécommunications, détruirait davantage d’emplois qu’elle en créerait. Le travail salarié de masse entrerait ainsi dans un déclin historique.
Le livre retrace avec précision l’histoire des gains de productivité et leurs effets sociaux, des usines fordistes aux premières chaînes robotisées et aux réorganisations de l’entreprise « allégée ». Il décrit une société qui se polarise entre une élite de travailleurs du savoir et une population croissante privée d’emploi stable.
Rifkin propose pourtant une issue lumineuse : réduire le temps de travail et investir massivement dans le tiers secteur, associatif, coopératif et communautaire, qui produit du lien social, de l’éducation, du soin et de la culture. Préfacée par Michel Rocard et prolongée par Alain Caillé, l’édition française ouvre un débat qui retrouve aujourd’hui une actualité saisissante avec l’intelligence artificielle.
Ce qu’il apporte à Maison Fluid
Il pose la question du temps libéré par les machines, temps que nous voulons consacrer aux enfants, à la création et au lien.
Il valorise le tiers secteur, monde associatif que nous connaissons intimement à travers nos projets culturels et radiophoniques.
Il prépare la lecture de La Société automatique de Stiegler et de La Guerre des intelligences, présents dans notre bibliothèque.
Il nous aide à imaginer pour nos enfants un avenir où le travail change de sens, une interrogation centrale pour Maison Fluid.







