LA NIGHT · PARIS BY FALTOT · Technikart, rubrique Culture Clash

Ma page « Clubbing » dans la rubrique Culture Clash du Technikart n°44 : à la recherche du détail perdu, avec Fabrice Desprez, Curtis et Ariel Wizman, et la soirée du mois chez Jean-Luc Delarue à l’Olympia.
Transcription
Clubbing — Xavier Falto à la recherche du détail perdu
Paradise massage au Pulp, Secret au Queen, Reservoir Pink à l’Olympia, Kwality au Batofar, Max à Wagram, Nike chez Colette, Ricatel au Bowling, !K7 au New Morning, After au Dépôt, 2 Step au Réservoir, Automatik au Rex, Lounge à l’Alcazar, Pooley aux Bains, Voodoo à Chaillot, etc, etc.
Fabrice Desprez
Co-organisateur de soirées au Pulp, tous les troisièmes jeudis du mois.
Le détail qui sauve ? Come-back de la mini en jean !
Le lieu incontournable ? Malgré la recrudescence des fêtes en appart’ (ambiance punch-champagne), les jeudis soirs au Pulp, évidemment.
Le morceau définitif ? « Bushes », bombe house de Markus Nicolaï.
Curtis
Vient de sortir le mix « Curtis Sound Machine », où il prouve ses talents de DJ.
La vraie tendance ? Les gens ne se lâchent plus, ils tirent tous la tronche.
Le lieu incontournable ? Le clubbing français est has-been. Pour passer une bonne soirée, direction la gare d’Argenteuil : chez Aziz, un khebab où 113 tourne à donf sur un fond de télé et de radio. Terrible !
Le morceau définitif ? Un incontournable des dancefloors : « Mon vieux » de Daniel Guichard.
Ariel Wizman
On le voit dans toutes les fêtes.
Le détail qui sauve ? Un morceau de métal de forme oblongue sortant du canon d’un 22 long rifle.
Le lieu incontournable ? Une centrale nucléaire.
Le morceau définitif ? La BO du « Casse » d’Ennio Morricone.
Le collage
« Le détail, c’est la métaphore, la métonymie, le point focal, la ligne de chute. » (Éric Dahan). Pas de lunettes. Le pur sourire qu’il est bon d’avoir avant de rentrer dans les détails. Collier version bouledogue pour garçon sauvageon. Poignet pour bras de fer. Montrer un sein c’est bien, deux c’est mieux. Abdos Ferrero. Sac à dos à la taille. Pas vraiment démodable, le jean, tout connement. La jambe en forme de bras avec des poils. Pas de genou. Mules à talons en python. Après les chevilles qui enflent, voici le pied galbé, vernis qui flashe.
La soirée du mois
Jeudi 8 juin, Olympia, soirée « Réservoir Pink », lancement de la boîte de prod’ Internet de Jean-Luc Delarue : nous flashons sur la monture de ses lunettes. Demande polie de photo : l’animateur arrache notre jetable. Survolté, le voilà qui fouille devant tout le monde le sac à dos de notre acolyte Karim. « Venez le récupérer quand vous partez. » La soirée s’écoule dans une ambiance faux gay (l’équipe du Queen a été débauchée), vraie beauf. On va partir, on traîne devant le backstage où s’est retiré Jean-Luc. Alexandre Devoise pointe son nez. Karim lui demande s’il peut prévenir son ami que nous partons. « C’est pas mon problème. » Je lui demande : « Il voulait quoi, le rebeu, te vendre du shit ? » « Mais je prends pas de shit moi, je prends pas de shit, je prends pas de shit, moi ! » Vraiment bizarres les teufs Delarue. Et ça se discute pas !
Remerciement : Joycam de Polaroïd.
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