LA NIGHT · PARIS BY FALTOT · Technikart, rubrique Culture Clash

Ma page « Clubbing » du Technikart n°50 : la réflexion du mois d’Aline (Take-Air) sur le clubber devenu marché, et un anniversaire en appartement qui tourne court chez Angélique.
Transcription
Clubbing — Quand Mars s’emballe, Saturne…
Before nouvelle signée Nova chez un concessionnaire du centre-ville, soirée Dior à l’hôtel de la Monnaie, encore et toujours le Pulp, le renouveau du Rex, Astrid à l’Open… Dedans à la Traverse, soirée ultrahype à l’Alcazar comme par hasard, Benjamin Diamond au Bataclan, bonne humeur ce matin au Monkey Club, Cultureteuf au Bateau, after au Batofar, c’est la rumeur, sexe roux croisé dans le Marais, soirée « 2CKEP », soirée « Sampling »…
La réflexion du mois
« Le clubbing c’est devenu un vrai marché, les clubbers consomment clubbing (marques de vêtements, chaussures, boissons…) et vivent clubbing, ils sont urbains et aiment être vus. Des Bains au Queen en passant par le Batofar ou encore le Rex, la nuit est un marché. En matière de mode, il n’y a plus de total look, le look club, c’est un mélange de style et de genre, comme dans la rue. Le clubber customise, détourne et s’amuse avec les codes urbains. Il sera chic et choc, chic à tendance rock, ultra urbain avec un sweat logoïsé, ou trashi version glam. Tout ce mélange fait du clubber une sorte de prescripteur très surveillé par les marques, elles s’en inspirent pour mieux se placer sur ce marché. Voilà maintenant cinq ans que ça dure et c’est pas près de s’arrêter. Aujourd’hui, la réactivité des labels de mode est telle que le clubber est devenu un vrai produit, ce qui explique peut-être le déficit créatif du nouveau clubber. » — Aline travaille pour Take-Air, une agence de communication et d’événementiel.
Conseil pour technitokart excédé par les taxis ségrégationnistes : quand le taxi s’arrête et baisse sa vitre pour savoir où tu vas, dis-lui que c’est loin, genre Boulogne. Souriant, il te laissera monter. Une fois cinq cents mètres parcourus, décroche ton téléphone et fais mine que ton virtuel interlocuteur t’invite chez lui. Ainsi, le taxi te déposera chez toi. Maxime du fuckup.com : pour garder le moral avant le printemps, sache qu’on a tous en nous un peu de Tennessee.
L’appartement apparemment c’est gagnant…
Un appart’, c’est cool, y a que des gens qu’on connaît ou, quand on ne connaît pas, on peut se donner rendez-vous dans la cuisine pour en parler. L’avantage, c’est que la lumière est diffuse, pas besoin d’attendre la sortie pour vraiment voir la tête de celle ou celui qu’on vient de draguer. Ensuite, il se passe toujours des trucs en appart’, il se passe toujours des aventures, comme cet anniversaire improbable, un soir, chez une fille nommée Angélique. Nous sommes arrivés souriants et tout allait bien, sauf que notre hôtesse ne comptait pas du tout sur nous pour son anniversaire. Le problème c’est que de SMS en SMS, le nombre de personnes qu’elle n’attendait pas est devenu supérieur à celui de ses convives. D’où explosion d’Angel : « Mais ça va pas, vous, quand vous faites une soirée, est-ce que ça vous arrive de laisser les gens baiser sur votre lit ? » La réponse normale aurait dû être : « C’est vrai, Angel, on t’gêne, attends, on arrête, j’allais jouir, c’est con. » Mais que nenni, pas moyen de s’exprimer si proche de l’orgasme, alors Angel a pris les devants et elle est partie s’enfermer dans la salle de bains. De tapotement en tapotement de porte, Angel est sortie rouge de calme. J’ai tenté une phase de relaxation possible grâce au tantrisme, aucun résultat. Le vrai problème, c’est que Lorenzo a débarqué en train de faire du rodéo sur un requin en plastique en hurlant « Je suis les dents de la mer. » Forcément, Angel l’a mal vécu… « C’est vraiment chiant d’organiser une teuf chez soi », furent ses derniers mots avant qu’elle ne nous expulse. Faut dire qu’elle manquait d’humour. Enfin, on aurait peut-être dû venir avec un cadeau…
Remerciements : Samsung, Adiva, Dior et Michel…
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