
Médiathèque · Les livres
États de choc
Bêtise et savoir au XXIᵉ siècle
Après la crise financière de 2008, Bernard Stiegler interroge la responsabilité des universitaires : face à la bêtise systémique, il appelle à refonder les savoirs et les institutions qui les transmettent.
La bêtise systémique
et la responsabilité des savants
Le titre fait écho à La Stratégie du choc de Naomi Klein, pour décrire les états de sidération dans lesquels nos sociétés sont plongées par les crises successives. Stiegler y analyse la crise financière de 2008 comme le symptôme d’une bêtise systémique, produite par des dispositifs techniques et économiques qui court-circuitent la réflexion.
S’appuyant sur Deleuze, qui faisait de la bêtise une question philosophique majeure, et sur Derrida, Stiegler interroge le rôle de l’université et de la recherche. Il reproche aux institutions du savoir d’avoir laissé la financiarisation et le numérique transformer le monde en avance sur leur propre réflexion.
Le livre devient alors un appel à refonder les savoirs, à l’école comme à l’université, en mettant les technologies numériques au service de l’intelligence collective. Il propose des pistes concrètes pour réinventer l’enseignement à partir de l’attention, de la contribution et du soin.
Ce qu’il apporte à Maison Fluid
Il fait de la bêtise une question collective et technique, utile pour penser l’éducation contemporaine.
Il appelle à refonder la transmission des savoirs, enjeu majeur pour nos enfants.
Il dialogue avec Naomi Klein, présente dans notre bibliothèque, autour de la notion de choc.
Il complète la série Stiegler qui forme la colonne vertébrale philosophique de Maison Fluid.







