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Le Gène égoïste
Un classique qui a changé notre regard sur l’évolution : les gènes y deviennent les véritables acteurs de la vie, et nos corps les véhicules qu’ils construisent pour se transmettre, jusqu’à la naissance d’un second réplicateur, le mème.
Des véhicules, des réplicateurs
et l’invention du mème
Publié en 1976, Le Gène égoïste propose de regarder l’évolution depuis le point de vue du gène plutôt que de celui de l’individu ou de l’espèce. Les êtres vivants deviennent des « machines à survie » construites par des réplicateurs qui se perpétuent à travers les générations, et la sélection naturelle se comprend comme la compétition de ces réplicateurs pour durer.
Le paradoxe fécond du livre tient dans sa démonstration que cet « égoïsme » génétique explique aussi l’altruisme, la coopération, le soin parental et les liens familiaux. Dawkins mobilise la théorie des jeux, l’étude des insectes sociaux et la sélection de parentèle pour montrer comment des comportements généreux émergent de stratégies de long terme.
Le dernier chapitre introduit une idée qui a connu une fortune immense : le mème, unité de transmission culturelle qui se réplique d’esprit en esprit, comme les gènes de corps en corps. Mélodies, idées, slogans, croyances et façons de faire deviennent ainsi les objets d’une évolution culturelle que l’ère numérique a rendue spectaculairement visible.
Ce qu’il apporte à Maison Fluid
Il nous aide à penser la transmission entre générations, biologique et culturelle, au cœur de la question parentale.
Il montre que le soin et la coopération ont des racines profondes dans le vivant, ce qui éclaire la place de l’enfant dans la famille.
Il offre avec le mème un concept précieux pour comprendre les cultures numériques dans lesquelles grandissent nos enfants.
Il apporte un contrepoint scientifique et parfois provocateur, utile pour éprouver nos intuitions et affiner l’argumentation de Maison Fluid.







